Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 Au pied des arbres - Le festin

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Duchesse Iris De Loncourt
Naufragé
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Féminin Nombre de messages : 138
Age : 35
Date d'inscription : 18/02/2007

MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 19:52

Ca y est, maintenant j'en suis sûre… Ce n'est pas moi qui devient folle, mais le monde qui tourne de travers. Voilà que l'endimanché se retrouve à l'envers, tentant un équilibre précaire, défiant les lois de la gravité. Sa soudaine prédilection pour la marche sur les mains fait lever sur mon visage un sourcil interrogateur…

Un instant touché par la grâce, voilà que l'acrobate improvisé s'écroule. Prévisible… Et pourtant, le petit tremblement d'épaule qui agite les épaules de la noble spectatrice est on ne peut plus clair… elle rit.

Un fou…

Le voilà qui se redresse, regard mal assuré, main nerveuse arrachant autant les brin d'herbe que les cheveux auxquels ils sont accrochés.

Faut que je lui fasse un dessin?

Si je ne parle pas, ce n'est pas par goût. Non pas que je sois bavarde de nature, mais il n'y a rien de plus jouissif que de remettre en une pique bien placée quelqu'un à la place qu'il mérite.

Si j'avais pu choisir, j'aurais préféré être sourde ça m'aurait éviter d'entendre des idioties pareilles!

L'alcool a cela de bien qu'il aide l'humeur à changer en l'espace d'un instant. Moi qui me sentait guillerette, j'ai maintenant des envies de fondre en larme. Bras croisés, je m'affale sur mon tronc d'arbre, l'air boudeur et courroucé.

Passé du rire aux larmes… je suis pas fan. Préférons la susceptibilité et merci l'alcool triste!

Au moins à défaut de mot, le message est clair.

J'ai les yeux qui se brouillent… Tient bon Duchesse, ravale tes larmes. Une Duchesse ça pleure pas! Voilà, c'est rien, juste une poussière dans l'œil… ça c'est du grand art!

Merci l'alcool triste, j'ai le pare brise flou et les essuie-glaces en option. Y a pas un seule mouchoir en soie à portée de main pour essuyer tout ça. En plus, ça brille dans l'herbe…

Ca brille? Diament?

Non tu divagues ma belle… sans doute une goutte de rosée qui reflète la lumière du soleil.


Allez ravale tes larmes petite reine, tu verras que ce n'est rien…
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Speaker Trapp
Piston & Cylindre
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Masculin Nombre de messages : 396
Age : 47
Date d'inscription : 14/02/2007

MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 20:31

Bien étrange personne que cette duchesse…
Elle possède un talent inné pour m’exaspérer et me faire dresser le poil jusque sur les mollets, et sans parler de cette aigreur qui vrille l’estomac en sa présence. Je me demande si c’est pas lié au vin. Dans le doute, je mets ça sur le compte de la duchesse et de ses mimiques toutes plus désagréables et méprisantes à mon encontre. Un peu comme si, ma simple présence, lui suggère de me railler, et de se payer silencieusement mais notoirement et sans aucune discrétion, ma tête.

Au fond, elle m’agace.

Pourtant…
Quand elle daigne baisser son regard vers moi, il y a cette étrange petite lumière qui paraît s’étirer et s’élancer subtilement du coin de l’œil… non rien.

Ah tien, la voilà qui me fait le coup de la poussière dans l’œil. Une spécialité toute féminine et qui a fait ses preuves mille et une fois.
Faut vraiment qu’elle me prenne pour le premier crétin venu.

Et oui, dans le joli monde de la haute, on ravale ses larmes, on masque ses peines par de petits stratagèmes ridicules comme si verser une larme de peine est honteux.
Absurde.

Allez duchesse, je suis grand prince.
Prend donc ce mouchoir, il est de soie et aux lettres d’or. Oui madame, ce sont mes initiales, cadeau d’une dame, une vraie et pas des moins prudes, mais honnête malgré tout.

Tenez…

Je me rassois, jambes croisées et mains posées de chaque coté, et…
Bague… sous ma paume… pas bouger…
Je l’avais oublié celle-là… Elle a du glisser de ma poche.
C’est la sienne, habilement chapardé lors du naufrage.

Ah non Trapp ! tu la regardes pas comme ça ! non… trapp… Fait pas cette connerie bordel…

Putain ! Il va le faire…

Pardonnez-moi, mais serait-ce votre bague ?

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Sibylle
Mi-femme, mi-graine
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Féminin Nombre de messages : 589
Age : 37
Localisation : Flou artistique
Date d'inscription : 15/02/2007

MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 22:46

Ca ne va pas, pas bien du tout, même.

Elle sue le désarroi dans chacun de ses regards, de ses gestes. Elle est à un cheveu de glisser dans quelque chose d'irrémédiable, je ne sais pas quoi au juste mais elle me fait peur.

Je lance un regard-éclair à Corso, par-dessus sa tête. Il a dû ressentir quelque chose, il semble un peu incertain lui aussi... Je laisse glisser vers lui un filet de sentiments,
inquiétude, souci, malaise, elle ne va pas bien, mais je crois qu'il lui faudra une explication plus précise.. Il ne sait pas ce que je sais... Le contact reste ténu, mais présent entre nous.

Il faut que j'arrive à la rasséréner... Je saisis sa main froide, pose un bras autour de ses épaules frèles. Je ne sais toujours pas pourquoi elle m'émeut autant... Sans doute parce qu'elle est profondément différente des autres, comme je pensais l'être moi-même. Mais je me trompais. Je voudrais qu'elle se soit trompée aussi... Mais là, c'est une autre affaire...

Elle a parlé par énigmes, encore, et je n'en sais pas plus. Or j'ai besoin de savoir d'où sortent ses demi-certitudes. Et quelle est cette haine pour Trapp. Trapp qui en ce moment fait le singe pour épater Madame De... Piteux, oui. Mais haissable ?


Céli, il faut que tu m'expliques... Qu'est-ce qu'il t'a fait au juste ? Et cette possibilité dont tu parles... Allez, dis-moi. Je ne pourrai rien faire, sinon.

Autre regard vers Corso. J'espère qu'il suit la discussion. Et...

Et ça c'est une idée.
Une idée pas idiote.
Un moyen de tout mettre au clair, à plat, même pour moi, et même pour Céli.
La main toujours fermée sur la sienne, mon bras toujours enlaçant ses épaules, je reprends, la voix basse, plus douce.

Est-ce que tu pourrais lui raconter à lui ? Il ne sait rien de ton histoire... Et moi je suis loin de tout comprendre aussi.
Dis-lui, Céli. Et moi j'écouterai aussi, et ça m'aidera à ordonner mes pensées. Parce que là je crois qu'il me manque pas mal de chose, et je n'arrive pas à suivre...
Tu veux bien ?


Fais-lui confiance.
Moi je lui fais confiance...
Totalement.
Les yeux fermés.
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James Callahan
Individu
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Masculin Nombre de messages : 619
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Date d'inscription : 16/02/2007

MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mar 24 Avr - 0:45

Pauvre type... En plus d'être réellement stupide il est sourd...
Je vois pas en quoi je l'ai insulté. C'était une petite pique légère...
Encore un gamin tout droit sorti des jupons de sa mère.
Non James n'en vient pas aux mains, ne te montre pas sous ce jour.

Encore un sourire... Il est au bout... Encore quelques mots et il craque.
Hum... C'est peut être pas une bonne idée. Réfléchis un peu.
Non. Il n'aurait jamais du me parler ainsi, ne pas faire une nouvelle attaque.
Nouveau petit rire, retrouvailles avec mon passé tortueux...

- Je vois que vous avez la mémoire courte, sans vouloir vous offenser...
Qui a dit que j'étais idiot et que les évènements dépassaient mon intelligence ? C'est vous.
Mais je ne suis pas du genre à agir comme un gamin.
De plus sans vouloir en rajouter une couche je doute que votre amie ait réellement eue besoin de moi pour pleurer...
Quand aux moments que Rayana et moi avons passés ensemble sachez que cela ne vous regarde pas... A moins bien sûr que vous désirez ajouter une nouvelle conquête à votre tableau.
Décidément je découvre que vous avez le pouvoir de parler au nom des autres... Vous êtes bourré de talents cachés...


Quand on parle du loup... Rayana avance vers nous...
Je crois que notre altercation ne lui plait pas beaucoup.
Non c'est pas vrai... Elle me prend pour un gosse qui ne comprends rien.
Serieux doutes... Je lui réponds alors d'un calme olympien :

- Rayana, tu dis qu'on l'a soigné ? Permet moi d'en douter...
Enfin, je vais pas en rajouter une couche...
J'accorde qu'il y a quelques phénomènes étranges sur l'île mais pensez un peu à ce que vous dîtes...
Quelqu'un qui aurait vécu plusieurs siècles ici sans jamais mourir...
Vraiment est ce que il n'y a que moi que ça dérange ?


Question qui me démange depuis peu... Je retrouve mon sang froid.
Je croise le regard de Rayana... Elle apaise un peu mes craintes.
Puis le dénommé Vince... Dans les yeux. C'est pas demain l'étreinte.
Mais qu'il s'avise à mal me parler, ou à l'ouvrir encore une fois...
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Syrrhio
Ancien
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Masculin Nombre de messages : 5
Age : 64
Date d'inscription : 31/03/2007

MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mar 24 Avr - 1:21

Dans une cave noire un peu lugubre, une voix d'homme s'élève au milieu des bruits d'une fouille minutieuse. La légère fumée noirâtre d'une torche ajoute à l'obscurité des lieux, mais visiblement ne semble pas gêner beaucoup l'homme qui s'y trouve.

Hum mais où est ce que j'ai bien pu la mettre ?
J'avais juré l'avoir posée ici, près de la liqueur de goyave...
Ah ! Enfin te voilà toi !


La silhouette d'un homme se déploie, et admire une vieille bouteille de vin, l'air satisfait. Des yeux d'un noir de jais regardent l'étiquette avec une fierté à peine contenue. Il a visiblement quelque chose à fêter...

Il remonte quatre à quatre les quelques marches qui le séparent de la surface, et émergent dans une salle richement décorée.
Celui qui vit ici aime le luxe et ne s'en cache pas...

Pchhht.
Une torche s'éteint en étant plongée dans l'eau.
Une voix de femme rompt l'exaltation de l'homme aux bouteilles.

Je crois que nous en avons assez Syrrhio, ce n'est pas une orgie...

Le dénommé Syrrhio, visiblement agacé d'avoir été dérangé dans un moment de contemplation, bougonne :

Moui moui, tu as raison, ne nous faisons pas plus attendre.

Un sourire revient illuminer son visage. Il se passe la main sur sa fine barbe et murmure :

Hum... J'ai hâte d'y être.

Les deux personnes se mirent en route vers la fôret.
La femme fait avancer ce qui semble être un chariot rempli de bouteilles toutes plus poussiéreuses les unes que les autres.
Ce Syrrhio semble être un connaisseur, mais surtout un collectionneur...

Ils s'arrêtent, l'homme fit un léger signe de tête à sa camarade puis prend sa place aux commandes du précieux chargement.
Devant lui, un banquet.
Les convives sont déjà là, et a en juger l'animation qui règne, la fête à commencé...
Air indigné qu'on ne l'ai même pas attendu, il hésite un instant puis se décide à approcher.

Il se place proche d'un buffet (sur la droite) un petit sourire au coin des lèvres.
S'approchant du verre le plus proche, il y tape la pointe d'un couteau et s'éclaircit la gorge :

Soyez les bienvenus chers hôtes. Je me nomme Syrrhio.
Je peux vous proposer de quoi vous rafraichir, mais surtout ravir vos papilles par de nouvelles saveurs.
J'ai ici toutes sortes de liqueurs et de vins et je vous encourage à venir vous servir. N'en abusez pas, car ensuite vous ne pourrez plus jamais boire autre chose, ha ha.


Petit rire coquin. Il regarde chacun des visages présents, un éternel sourire accroché à ses lèvres.

[Hrp : Désolé pour la fin du message, mais si un des Mj veut bien éditer, là je ne comprends pas pourquoi ça me fait une si grosse écriture...]
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Rayana
...et l'autre
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Féminin Nombre de messages : 1616
Age : 39
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mar 24 Avr - 2:45

Je reste plantée là, j’attends quoi au fait ? Ils sont tendu tout les deux, difficile de prendre parti ... Je n’y arrive pas, devrais-je encore dicter mots pour qu’ils m’entendent ? Peut-être, peut-être pas, tout se lit dans les yeux ... Yeux sombres tout les deux, opaque, signe de fierté ? D’abandon .... Pas un ne pardonnera à l’autre.. Maléfice !

James si troublé, recherchant réalité dans ce sombre brouillard, il à déjà tant perdu ! Vince de l’autre côté homme sans passé, homme dépassé, il a trouvé refuge en cette âme égarée ... Pauvre d’elle, pauvre jeune fille éplorée par la douleur ...

Un bruit au loin, quelqu’un arrive, grincement de roue, qu’y a-t-il encore ... Ca se rapproche ...Je tends l’oreille ... Un Chariot ? Possible.. James me faisant revenir à lui ... Je me radoucit à la vue de ses questions et de ses affirmations ...

James, tu sais, il semblerait qu’ici ce soit plus là-bas ... Mes paroles te sonnent faux, je veux bien te comprendre ... Mais s’il te plaît, ouvre ton cœur, ouvre tes sens, toi-même tu dis qu’il se passe des choses étranges ... ressent les ! Elles vont te parler ! je suis là moi, je veux bien t’écouter.. Et ...

Pas le temps de finir ce que j’ai à dire et je suis interrompue par ce chariot qui arrive ... Accompagner d’un homme, d’autre personne qui n’avait pas apparut avant.. Etrange, vraiment étrange il m’inspire peu le bonhomme.. Sensibilité à fleur de peau ... je sais pas qui il est.. Et ça m’énerve ! Pourquoi ?

Voilà qu’il parle cet homme bien fort, pour que tout le monde puisse l’entendre ... Je rêve, il nous propose à boire ... Bon, après tout, c’est censé être un festin alors.. Quoi de plus naturel qu’on se fasse accueillir ... Bien qu’il aurait peut-être fallu ... Bref enfin..

Retour à James, et à Vince après cette brève interruption, je reviens sur eux deux ... Je crois que pour l’instant, il vaudrait mieux que j’éloigne James de Vince ... Intime conviction certainement ... Ca va mal tourner si ils restent face à face ... Je m’approche tout gentiment de James, il est sur les nerfs.. Et j’y prends son bras pour le diriger un peu plus loin ...

Je fais juste un signe de la tête à Vince pour qu’il puisse sonder mes attentions, juste éloigner James pour ne pas avoir multiples déchirement ! Ce n’est pas la peine ! Il faut passer à autre choses ...

Avec James je me dirige vers l’homme qui est arrivé avec son chargement ... De toute façon j’ai soif, et en plus j’aimerais y demander quelque chose ... Encore quelques pas, et nous sommes à sa portée ...

Euh, excusez-moi, Syrrhio... c’est ça ? Dites moi, qu’avez-vous donc à proposer pour calmer les esprits ? J’en aurais bien besoin ... Oui, Je m’appelle Rayana et voici James

Petit mouvement de tête en direction de mon cavalier du moment et petit sourire timide se dessinant sur mes lèvres..

Autre chose, dites moi, depuis combien de temps êtes-vous là, sur cette île ? Vous faite certainement parti de cette tribu ou Mère nous a fait vif et bon accueil ... Et vous êtes né en quel année ? Pardonnez-moi ma franchise Monsieur, mais James ici présent aurait besoin de connaître quelques petites choses qui pour vous pourrait paraître anodine et pourtant pour nous.. Ca ne l’est pas !

Je ne sais pas s’il va pouvoir nous répondre, en a-t-il le droit ? J’attends juste qu’il parle toujours accrochée à James je le regarde essayant de déceler pointe de mensonge ou de vérité en ses yeux ...
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Céli
Cadavre exquis
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Localisation : Qui la connait ?
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mar 24 Avr - 9:30

La proposition est tentante. Raconter tout, à Corso, et à Corso seul. Cela créerait un lien. Et j’ai désespérément besoin de liens, d’attaches. J’ai tout perdu à ce niveau. Et lui est marin, donc niveau attaches, il doit être plus ou moins dans la même situation que moi, sauf que lui l’assume.
Et puis nous avons un lien, un point qui nous relie, un beau point brun avec des yeux pénétrants.
Il y’aurait pourtant une autre méthode, pour tout lui expliquer. Le laisser comprendre.
Mais à la simple évocation de cette idée, je me raidis, net.
Trapp est encore là. J’avais eu confiance en Trapp, il m’a trahie, je ne dois pas être bonne juge de la nature humaine. Surtout vu les regards que Corso lui lancent, c’est clair : il n’a pas une apparence honnête.
J’observe Corso. Ses yeux, surtout. Ce sont ses yeux qui me diront si je peux avoir confiance, ou non. Trapp, il a ses saletés de lunettes. Ca cache.
Et ses yeux semblent me dire qu’il est une personne de confiance.
Il peut savoir, mais je dois lui dire, moi-même. Et il faut que je commence. Clairement. Par le début, donc.

Voici donc notre homme des mers transporté en 1915, pour ma naissance. Une fête se déroule en Irlande, ce jour-là, la fête des morts. Sinistre hasard. Passage rapide sur ma vie, mon père, ce héros, ma mère, cet ange, mon frère, ce démon.
Quelques souvenirs, pour montrer que je ne mens pas. Quand j’avais dix ans, je me rappelle parfaitement de papa rentrant de permission d’Allemagne. Un jeune exalté y avait fomenté un complot, et s’était retrouvé en prison. Il paraissait dément, mais aussi incroyablement dangereux. Papa nous a raconté sa courte rencontre avec cet homme qui lui avait semblé terrifiant.
Puis l’annonce du réveillon, l’embarquement sur l’Antarès. Par besoin de surcharger de détails, il doit savoir ce qu’est la montée sur un bateau. Un navire, préfèrent certains.
La traversée paisible, les incidents, le naufrage et…le black-out.

Le trou dans ma vie. Ou plutôt, dans ma mort.
Difficile d’expliquer un tel gouffre dans une mémoire.
Alors je reste évasive. Ce n’est même pas un mensonge par omission, de toute façon…
Je parle aussi de la scène étrange vue près de la cloche, où je suis attachée sur une chaise. J’ai hésité à la citer. Peut-être parce que moi-même je ne la comprends pas encore.

Et le paquebot, le second naufrage, Kweecly...
Surtout, surtout ! Trapp.

En long, en large, et en travers, je lui explique quel type d’homme c’est, usant de métaphores fleuries et de termes crus. Mais Sibylle m’a demandé de la sincérité, et je dois dire que j’en ai gros sur la patate de l’Arsène Lupin de pacotille.

Et ça fait du bien, ça soulage…


La possibilité c’est…c’est la Mère. Elle m’a dit que des gens qui vivent sous l’île peuvent peut-être savoir si je peux revivre.


Gorge nouée.


Parce que…je crois que ce sont eux qui m’ont…tuée.


Je n’ai pas, à cet instant, énormément d’espoir. Mais tout celui que je possède, je le concentre dans le regard que je jette à Corso et Sibylle.

Vous..vous pourriez…

…m’aider ?
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Duchesse Iris De Loncourt
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mar 24 Avr - 9:34

Je vis la scène d'ici… le nez rougit, les paupières gonflées, l'iris vitreuse… Je dois ressembler à un Hibou! Un abominable hibou! Houhouhou!

Je n'arrive pas à avaler cette boule de nerf coincée en travers de ma gorge. J'aimerai me lever pour marcher et me débarrasser de cette envie irrésistible de chougnasser, mais l'ivresse me scie les jambe et je demeure, derrière sur le sol, tête appuyée sur l'écorce du vieil arbre.

Un mouchoir s'agite sous mon nez, tendu par la main moqueuse de mon compagnon d'infortune. Je le saisis rageuse entre deux doigts et le colle contre mon œil pour aspirer cette larme qui ne semble pas savoir si elle doit partir ou tomber. Je decide pour elle.

Etonnée, je recule le mouchoir et regarde la tâche transparente s'étendre sur le tissy d'une rare finesse. Comme un objet d'une telle facture a pu se retrouver dans la poche de ce don juan d'opérette… pas besoin de chercher longtemps… Ah les femmes!

Je sèche tant bien que mal mes pleurs avortés, étouffant mes sanglots dans un peu de douceur. Puis je retend son mouchoir à l'autre, le remerciant de la tête.

Je tourne mes yeux vers l'éclat indistinct que j'avais capté entre mes pleurs. Rien… sauf la main de Trapp… tant pis.

Mais… mais… mais si!!!

Il retire sa main, étonné sans l'être et découvre ce petit joyau chérie que je pensais avoir perdu lors du naufrage. Désinvolte, il me la tend je la saisis entre deux doigts, presque timide. J'en observe la finesse… aucun doute.

Un dernier coup d'œil à l'intérieur de l'anneau. "A ma chère épouse, Iris."

Ma bague! C'est ma bague!!!

Mais comment? Comment as-t-elle pu se retrouver sous la main de ce gougnafier? Je n'ai pas les vêtement que je portais lors du naufrage et je ne vois pas où j'aurais pu la mettre durant tout ce temps. Comment aurait-elle fait le voyage de la plage à ici…

La cabriole!

Avec la réserve d'une jeune pucelle avant le grand saut, je passe à mon propre doigt cette bague aimée, dernier regard amoureux pour elle, puis me yeux se braque sur lui.

Il l'avait… depuis tout ce temps, il l'avait… peut être même depuis qu'il m'a sortie des flots, avant le naufrage… quel tribu pour un peu d'aide.

Le salaud!

Me jambe se détendent soudain. Je me retrouve en train de bondir. L'alcool me donne un recul étonnant et c'est peu émue que je me découvre les mains autour du cou du mâle, pressant le larynx avec la force de la colère…

Pitoyable petit être… je te détruirai pour ce que tu as osé faire!
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Isabelle Soraia
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mar 24 Avr - 18:00

Assise depuis un moment sur le rocher lisse et moussu, Isabelle écoute la rumeur des conversations enflammés qui lui parviennent aux oreilles depuis le festin. Graceella à ses côtés, elle est bien décidée à s'exorciser elle-même de ce mal qui la bouffe de l'intérieur depuis très très longtemps...

Elle tourne et retourne l'anneau de sa mère dans sa poche, autour de ses doigts...Elle se mord un peu les lèvres, prend une profonde inspiration et commence :

- Graceella, ça ne te dérange pas si je te tutoie ? Après tout, tu n'es plus âgée que moi de quelques années...Sauf si on prend en compte la date de naissance...Enfin bref.
Voilà, je suis née à Paris, la capitale française...Je ne sais pas si tu connais...Mais bon, toujours est-il qu'une guerre a éclaté entre la France et l'Allemagne, un pays voisin, et que les nazis ( l'armée allemande ) déportaient les adeptes de la religion juive dans des camps où ils les tuaient et les faisaient travailler jusqu'à la mort...

Sa voix est restée neutre, posée.

- Mes parents étaient juifs. J'étais juive. On nous a déportés dans un de ces camps d'extermination. Et... ( à ce moment là, elle se mis à parler plus difficilement ) et ils ont tué ma mère...Parce qu'elle était trop faible...Ils l'ont envoyés dans une immense pièce d'où sortait continuellement de la fumée et des cris...Puis ils lui ont dit de se doucher en ouvrant l'un des robinets fixés au mur...et...c'est pas de l'eau qui en est sorti...mais du...du...du gaz toxique qui l'a étouffé !! ( sa voix grimpa de quelques octaves à la fin de la phrase. Quand elle reprit, ce ne fut qu'un murmure, très étouffé. )

La porte de la chambre à gaz était ouverte. J'ai regardé. Mon père m'a caché les yeux mais j'ai très bien entendu les cris de ma mère. Elle nous appelait, elle criait, et à un moment elle n'a plus rien dit du tout.

Des sanglots dans la voix, elle essaya de continuer.

- Bientôt l'armée française nous a délivré. Mon père et moi étions physiquement indemnes. Mais je ressassai la mort de ma mère dans ma tête et je n'étais pas tranquille. Parce que j'aurai sûrement pu échanger ma vie contre la sienne. Contre les leurs...Parce qu'au lieu du meurtre d'une personne...c'est pire. En gazant ma mère ils ont tués deux personnes.

Regard larmoyant vers Graceella.

-Elle attendait mon petit frère !!

Isabelle essaye de pleurer mais elle n'y arrive pas. Et pourtant, dieu sait si ça l'aiderait ! Mais elle n'a pas fini...

- Je n'ai plus qu'un souvenir d'elle... ( elle tire de sa poche l'anneau maternel, une bague d'or serti d'un petit rubis incarnat ) Et tu sais comment elle est arrivé en ma possession ? C'est parce que mon père devait s'occuper de brûler tous les corps gazés et...il est tombé sur celui de ma mère...et il l'a récupéré avant de devoir la brûler ! Il ne s'en voulait pas, il dit que ça lui a fait un vrai enterrement...


Tu sais, tu as le droit de pleurer, toi aussi...

Une petite phrase, comme une conclusion. Mais c'est surtout pour elle-même qu'Isabelle la prononce...
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Corso
Mâle de mer
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 2:39

Il en a pris le marin, depuis qu'il a posé le pied sur cette île. Vrai, déjà se faire mettre à la ramasse par une bande de coupe-jarrets quand votre voilier est plein ras la gueule de caisses d'armes, ça a de quoi vous la foutre mauvaise. Grimper sur un rafiot plus mal embarqué que le Titanic et retourner à la baille en moins de temps qu'on dit plouf ! Et puis après, en vrac, des trucs inhumains qui vous enlèvent les demoiselles, des missionnaires sortis tout droit du XVième siècle et même l'adorable sorcière qui le fixe par dessus la table et qui a le talent de pouvoir partager ses pensées, sans compter les gentils indigènes des arbres qui la jouent festin gaulois... Pas à dire, il est sifflé, retourné comme une crêpe suzette et prêt à tout entendre.

Tout à l'heure dans la serre, Sibylle lui a fait vivre quelque chose de si profond qu'il est inquantifiable. Comme une vie d'émotions échangées en quelques minutes... Presque terrifiant, plutôt troublant, une flamme vive qui le réchauffe dans tout ce traczir du diable. Il sent ce lien faible et tenu qui navigue entre eux et les rapproche mieux qu'un geste ou un mot. La pauvre Celi fait pale figure avec son visage couleur de craie tendre. Ses premiers mots tournaient autour du pot.

Le regard de Sibylle me laisse comprendre son inquiétude et les pensées qui me traversent, ne sont pas les miennes, mais je les prends quand même. Faudrait voir à faire gaffe, ce lien, je commence à m'y habituer. Mais, voilà, qu'elle ne trouve rien de mieux que de me balancer sous les feux de la rampe. M'expliquer à moi ? Instinctivement, je gratte une joue mal rasée comme pour marquer mon désarroi. Je fixe la jeune demoiselle. Ecouter, c'est surement ce que je sais le mieux faire. elle n'y gagnera peut-être pas grand chose la pauvre Celi. Mais, elle a l'air suffisement mal pour pas que j'en rajoute une couche.

Là, j'en prends pour mon grade. Cette gamine sort de 1915, d'accord, juste une naufragée du temps supplémentaire. Pas du tout ! Elle était avec Sibylle sur le navire... Rien d'amormal, elle est juste morte. Enfin, morte, comme une espèce de mort vivant, parce que en vrai, elle se tient à côté de moi, et je remarque le froid qui émane d'elle. Le pire, c'est que je ne suis même plus surpris ni horrifié, cette île... C'est le coeur d'un tourbillon d'emmerdes surnaturelles. Je n'ai même pas l'envie d'ironiser. Pourtant, je ne veux pas non plus me cacher derrière les mots. Notre histoire à tous s'éparpille comme une dangereuse toile d'araignée. Alors, on va appeller un chat, un chat.

" D'accord, Celi, tu es morte... Et surement après un naufrage qui ressemble au notre, tu veux retrouver ta vie d'avant... Tu ne te souviens de rien d'autre. Je crois qu'on a tous compris qu'ici le surnaturel est bien plus présent que nous ne le voudrions tous. "

Je regarde dans ma main, l'étrange brulure, la marque qui ne me fait même pas mal. elle me sert à garder pied dans ce cauchemar. Pauvre Celi, mort-vivante en quête de chaleur. J'allume une clope, la suite de l'histoire promet tout autant car on dirait la demoiselle inarétable sur la suite de son histoire. Je note l'histoire du crapaud verdatre et je me le tiens pour dis. Je saute un peu le passage sur le cambrioleur chéri de ces dames. Trop de ressentiment, et des trucs que je saisis pas. Par contre, le fait que l'ancêtre des arbres connaisse un moyen de la sauver. elle est providentielle cette vieille femme, et tous ces amis des arbres avec, trop ? Donc l'inévitable question...


" Celi, est-ce qu'elle t'as parlé de ce peuple d'en bas ? d'où ils sortent ? est-ce que tu sais où tu vas foutre les pieds ? Et surtout, pourquoi, ils t'aideraient ? La Matriarche, elle nous en a promis beaucoup des réponses. Mais, personne ne sait ni qui ni d'où sortent tous ces gens si accueillants. "


Le marin se ressert un godet de ce brulant nectar qui lui glisse sur le gosier. Il n'a rien annoncé pourtant, ses yeux étranges et changeants pétillent en regardant le vide sombre de la forêt. il marmonne presque pour lui-même.

" Reste plus qu'à avoir une discussion sérieuse avec la vieille maintenant. "
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Fausto Alumbrado d'Este
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 12:39

A la suite de Dellah, je descend a la chaude les escaliers, me rameutevant ses étranges paroles. Le Gardien ?....

Nous arrivons sur le lieu du festin ou ça s'agitent comme abeilles en roseraie.. A part un groupe ou deux, les naufragés restent loi les uns des autres, comme vivant ne son monde.
Monde qui n'est point le mien....
Nellah, elle se nomme Nellah.

Indécis, je ne sais où diriger mes pas.
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Jenny Jane
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 17:15

C’est drôle comme parfois, on a l’impression que le monde tourne trop vite. Je ne sais pas si ça vient d’eux, ou de moi, mais ce qui est sur, c’est que le fait que je me retrouve la tête plantée dans le sol, après une course effrénée à épaule de curé (sans avoir le temps de flatter la croupe de ma monture sans douceur, d’ailleurs, c’est bien dommage ça…), ça aide pas à y voir clair. Tout va si vite, je ne comprends rien à rien.

Il faut agir, Jenny, tu vas pas rester là comme un os de poulet rousigué abandonné aux chiens anorexiques. Debout, et plus vite que ça!

Mais ça va toujours aussi vite. Alors il faut que j’accélère. Courir. Je n’ai que ça en tête. Courir. Bouger. Et vite. Alors je cours. C’est zarb, j’vous jure, j’ai l’impression d’être la marionnette d’une dingue qui s’éclate à me faire faire pornawak. Je sens que mes mains aussi bougent. Elles remplissent mes poches de je-ne-sais-quoi. Et pas que mes poches, ma bouche aussi. Autant dire qu’à cette vitesse, les erreurs sont inévitables. C’est comme ça que je me retrouve à mâcher des cailloux, ou à accumuler les morceaux de nourriture dans tous les appendices textiles possibles.

Quant aux personnes que je bouscule au passage, je ferai des excuses générales plus tard, j’ai même pas le temps de voir de qui il s’agit tellement je vais vite. Jenny la fusée. Speedy Jenny. Arrêtez moi ou je vais tomber. Trop tard. Me revoici nez à nez avec mes potes les fourmis. D’ailleurs, vous savez, on dit une fourmi, mais c’est pas que des broutes minous, les fourmis, y’a aussi des gars, pour faire ce que vous savez…

Re debout. Mais cette fois, je garde mon calme. Et la tête haute, comme si que rien s’était passé, je cherche un poste de garde avancé. Un d’où je pourrais tout surveiller. Un d’où je pourrais tous les canarder. J’ai des munitions, des vivres, de quoi tenir un siège de plusieurs jours. Tout droit vers là où je suis allée plus tôt, l’atelier.



[hrp: donc, direction l'atelier!]
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Graceella
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 20:14

Graceella regarde Isabelle du coin de l’œil, elle semble chercher ses mots, chercher en elle le courage pour parler. Elle respecte ce silence, elle sait que ce moment sera difficile pour Isabelle, elle sait qu’elle l’écoutera sans rien dire, sans montrer aucune émotion, pour qu’elle puisse sortir ce qui la fait souffrir.

Elle prend sa respiration, Graceella, elle, la retient. Elle commence par une question à laquelle elle ne répond pas. La réponse est tellement évidente qu’aucune réponse n’est nécessaire et puis il faut la laisser parler, qu’elle raconte son histoire sans être interrompue.

Sa voix est d’abord monocorde, sans émotion, comme si elle lisait une page dans un livre d’histoire, une histoire qui ne la touche pas. Et puis elle commence à parler de sa famille, d’elle, des souffrances qu’ils ont endurées. Sa voix se casse, fluctue en dents de scie, tantôt trop haute, tantôt trop basse.

Elle voudrait lui tenir la main, lui dire qu’elle est là avec elle, la soutenir dans sa douleur. Elle reste immobile, attend, attend car tout n’est pas dit.

Les pleurs qu’elle entend dans sa voix fait larmoyer son cœur. Elle cache comme elle le peut son émotion derrière une façade de plus en plus difficile à maintenir, n’ose plus la regarder de peur qu’elle lise dans ses yeux le trop plein de tristesse qu’elle voudrait contenir.

Mais elle se force, se force à soutenir son regard, ses yeux qui brillent de larmes contenues. Mais c’est trop dur, trop de souffrance pour une enfant, trop de cruauté gratuite. Elle pose sa main sur celle de Graceella, voudrait la prendre dans ses bras, ne sait pas quoi lui dire.

Elle lui montre une bague, le seul souvenir qu’elle a de sa mère, son plus cher trésor, et elle le lui montre à elle, elle qu’elle ne connaît.

Cette confiance qu’elle lui donne, c’est cela qui lui permet de parler. Sa voix est faible, si faible qu’on pourrait croire que les paroles qu’elle prononce ne sont dédiées qu’à elle-même.

Tu es bien courageuse, tu es si jeune encore….

En son for intérieur, elle se sent coupable, coupable de sombrer dans la douleur alors qu’elle devrait être forte, aussi forte qu’Isabelle, plus forte même puisqu’elle est plus âgée.

Elle caresse le dos de sa main qu’elle se refuse à lâcher. Sa voix reprend lentement son intonation naturelle.

J’aimerai bien que l’on devienne amie. A deux, nous aurons plus de force pour combattre nos démons. Qu’en dis tu ? Mais comment t’appelles tu dis moi ?

Un faible sourire revient dans ses yeux, s’étale sur ses lèvres tandis qu’elle regarde Isabelle.

Pleure, tu as le droit oui, pleure sur mon épaule, pleure autant que tu veux. Après, lorsque nous serons assez fortes l’une et l’autre, nous retournerons vers les autres, et nous irons manger un brin, je suis sûre que tu as faim.

Elle approche sa main de la joue d’Isabelle pour y chasser une larme qui s’échappe de ses yeux.
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Fausto Alumbrado d'Este
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 20:26

Il y a une saison pour tout, et il y a un temps pour toute affaire sous les cieux. Il y a un temps de naître, et un temps de mourir ; un temps de planter, et un temps d’arracher ce qui est planté ; un temps de tuer, et un temps de guérir ; un temps de démolir, et un temps de bâtir ; un temps de pleurer, et un temps de rire ; un temps de se lamenter, et un temps de sauter de joie ; un temps de jeter des pierres, et un temps d’amasser des pierres ; un temps d’embrasser, et un temps de s’éloigner des embrassements ; un temps de chercher, et un temps de perdre ; un temps de garder, et un temps de jeter ; un temps de déchirer, et un temps de coudre ; un temps de se taire, et un temps de parler ; un temps d’aimer, et un temps de haïr ; un temps de guerre, et un temps de paix.

Allons, il est temps...

Je m'approche de la vieille dame, me penche à son oreille, lui murmure, en lui montant d'un mouvement de menton, le groupe de Celi :
Parlez leur... Parlez leur de votre enfant... Qu'eux aussi puissent partir à sa recherche. Point d'inquiétude, je serai fidèle à ma promesse. Mais je vais suivre mon propre chemin ...

Point n'ai ma place parmi eux. Point de même temps, de même siècle, point de compréhension, point d'amitiés particulières qui me retiennent parmi eux.

Je serre gentiment l'épaule de la matriarche, puis, après un dernier sourire, mène mes pas vers un buffet, emplis généreusement ma besace de victuailles avant de m'enfoncer par une sente sinueuse, dans la forêt. il y aura bien, en chemin, quelque fourré pour me servir de literie....
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Isabelle Soraia
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 21:27

Une grande soeur, voilà ce qu'elle est.

A la fois une grande soeur, à la fois une marraine, une matriarche, une tante, une amie...

Isabelle, plutôt douée lorsqu'il s'agit de narrer une histoire ou raconter sa vie, ou encore poser des question, sèche lorsqu'il s'agit de répondre à la simple question, la demande de nom.
Elle se contente alors d'hocher légèrement la tête, et de faire naître sur ses lèvres une charpie de sourire, avant de dire juste un nom chuchoté, un murmure dans le silence quasi-total, un petit mot de trois syllabes, juste assez articulé pour pouvoir être audible.

-Isabelle.

Point. A la ligne.
Un mot carré. Avec les angles bien dessinés.
A l'équerre.
Ce nom a dû pénétrer au plus profond du coeur de Graceella de par la façon dont Isabelle le prononça...

Puis elle bondit du rocher moussu, en affichant soudain un air joyeux et enfantin. Un sourire croissant de lune illumine son visage lisse aux boucles commençant à sécher, après sa baignade forcée, et bientôt elle part d'un bon pas vers les tables, se tenant aux côtés de Graceella.

- Après tout, il y a une mangue qui attends d'être finie sur la table...

Un semblant d'éclat de rire la secoue.
Comme elle se sent bien, d'un coup...
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Sibylle
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Mer 25 Avr - 22:39

Je le savais. Je ne m'étais pas trompée.
Il l'écoute, la lueur qui vacille dans ses yeux me dit assez son trouble, ses doutes, et pourtant il écoute, il accepte, il comprend.
Il réagit.
Avec un bon sens et une clarté d'esprit qui me frappent.
Je le savais.
Souple, vif. Assez humble pour admettre que certaines choses le dépassent et qu'il ne peut les maîtriser. Et assez fier pour refuser quand même d'en être le jouet.
Ce sourire qui me vient, il vient de tout au fond de moi. De très loin... Je ne sais pas s'il le réchauffe. Mais moi oui. J'ai envie de plonger dans ses bras et de l'embrasser à en perdre le souffle...

J'ai écouté Céli avec attention, recoupant les passages connus de son histoire avec les nouveautés. L'histoire avec Trapp, notamment, me paraît étrange... Trapp, un être malfaisant, un violeur d'esprit ? Bizarre... Je n'arrive pas à l'imaginer ainsi... Et pourquoi tient-elle tellement à l'entraîner là-dessous, si elle le hait à ce point ? Il va falloir éclaircir cela. J'aurai prochainement une petite discussion avec monsieur Trapp. Il ne pourra pas me mentir...

Les paroles de Corso sont on ne peut plus saines, simples. Il nous faut en savoir plus.

Avec la Vieille, oui. Pas seulement.

Je lève les yeux vers le type qui vient d'arriver avec un chariot chargé de flacons... Sa tête ne me dit rien... Un autre membre de la communauté des monte-en-l'air, sans doute... Je ne sais pas pourquoi, j'ai un frisson désagréable qui joue avec mes cervicales...

C'est à ce moment-là que le prêtre fait son entrée, accompagné de la vieille. Il lui parle. En nous regardant. Puis s'éloigne. Seul. Ca c'est pas très net non plus.

J'aime pas ça...

Du tout.

J'hésite...
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Céli
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 1:48

Corso est un type bien, je le sens. Et cette foi, pas de lunettes noires ou de beaux discours pour me tromper. C'est un homme honnête et droit, au fond. Etant marin, je ne sais s'il l'est aussi en surface, mais peu m'importe, le fond me suffit.
Si je poussais un peu le raisonnement, je dirais aussi qu'il est amoureux, mais on entre sur un terrain qui ne regarde que lui et l'élue de son coeur. Passons.
Ses réactions paraissent naturelles, pas de préméditation. Et, après coup, je me dis que ses réflexions aussi. J'aurais du les avoir, mais j'étais aveuglée par plein de choses, dont le gonze kleptomane est la principale.
Je me suis à peine rendue compte qu'un village sur une île aussi exceptionnelle ne tenait pas réellement de la logique commune. Et que par conséquent ses habitants devaient être classés au rayon des étrangetés. Imparable, et je suis passé à milles kilomètres à l'Ouest. Toujours à l'Ouest. Ca me ressemble.


Mais...elle m'a dit qu'elle me guiderait demain matin...

Je vois la Mère, et Fausto qui s'éloigne. Dilemme. Attendre, ou ne pas attendre ? Je n'ai pas mangé, et peu m'en chaut, mais mes compagnons ont encore un métabolisme. Et donc besoin de s'alimenter.
Sibylle aussi regarde dans cette direction, mais elle semble plutôt focalisée sur le dos du prêtre.

Que faire ?

J'ai pas mal agi aujourd'hui. J'ai été active.
Et si je devenais passive, un peu ? De toute façon, j'ai un brin influé sur le cours probable des évènements. Tout le monde a droit au repos.

Rien...rien ne presse, nous pouvons attendre. Mais si vous voulez discuter avec la Mère...

Suspens. S'il veulent parler, je les suis, tout de suite s'il le faut. S'ils veulent manger, je les regarde.
Même si observer l'un des plus grands plaisirs que l'on puisse éprouver, en sachant pertinemment qu'il nous est interdit, c'est dur.
Pas grave, j'en suis pas à un noeud à l'estomac près.
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Marguerite
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 10:54

Aha ! c'est par ici que ça se passe en ce moment, et bien dites moi vous ne vous etes pas gêné, pour commencer sans moi, bande d'ingrat.

Oui ingrat et je pèse bien mes mots, tout ce que j'ai fait pour vous et que je continue a faire d'ailleurs, tout ce soin que je met a paraitre toujours belle et fraîche, souriante sans aucun soucis, tout ca pour faire jaillir en vous cette infime petite lueur d'espoir !

Et vous ? rien ! dès qu'on vous tend un joli morceau de nourriture bien dégoulinant de graisse, vous vous jetez dessus comme une horde d'animaux affamés ! heureusement que je suis déjà là, il reste presque plus rien !

Tssssssssss je vous déteste tous autant que vous êtes ! et lui en premier !

Si au moins elle était jolie, regardez moi cette rachitique, un coup de vent et hop plus de duchesse, en plus ça ne doit pas être vraiment confortable a câliner, Trapp tu me déçois, non vraiment.

Des os qui sortent de partout, prêts à transpercer sa peau d'albâtre, non mais regardez, on ne reconnait même pas le devant de l'arrière, d'où qu'elles sont tes glandes mammaires ?

Pfffffff vraiment !

Enfin, je viens de goûter a bien mieux, je ne vais pas me morfondre sur...ça !

Direction premier buffet qui me tend les bras, j'ai faim !

(vers le buffet nord)
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Graceella
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 15:15

Un mot lâché, propulsé hors de la bouche d’Isabelle, Graceella le reçoit comme un obus, dans le cœur. Car ce petit mot tout simple qu’elle a eu tant de mal à prononcer, qu’elle a chuchoté, ce petit mot c’est son prénom.

Sans appel, sans fioriture, une réponse donnée à une question posée. Son nom. La peur de prononcer son nom. Pourquoi ? Pourquoi si sèchement et pourquoi se lève t’elle tout à coup, et ce petit rire de gorge, que cache t-il vraiment ?

Graceella n’est pas dupe, Isabelle lui signifie ainsi qu’elle lui en a déjà trop dit, et pourtant, elle semble aller mieux. Ses pas sont plus légers, sa main qu’elle recouvre de la sienne est plus confiante, moins tendue. Il y a juste ce rire, ce rire qui sonne faux, ce rire donné pour annuler la tension de ce prénom jeté, de ce prénom qui a eu tant de mal à sortir de sa gorge.

Il n’est plus l’heure de poser des questions, Isabelle est déjà partie rejoindre les autres. Graceella emboite ses pas sur les siens.

Elles s’approchent d’une table chargée de fruits attendant d’être cueillis dans les corbeilles installées à cet effet. Graceella tend la main vers un petit fruit qu’elle n’a jamais vu, le prend dans sa paume, le regarde, le soupèse, ne sait pas quoi en faire, le repose, se tourne vers Isabelle pour cacher son trouble.

Sers toi Isabelle, tu dois avoir grand faim toi aussi.

Elle prendra le même fruit qu’Isabelle et suivra chacun de ses gestes pour ne pas montrer qu’elle ne connaît quasiment aucun des mets présentés sur la table.
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Vince Maverick
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 15:27

Pas le temps de réagir aux niveaux piques lancés par James. Rayana arrive et s'interpose, puis après nous avoir tous deux sermonés, s'éloigne avec James vers le buffet.

Toutes ces histoires me donnent la migraine. Et Graceella? Avce Isabelle, heureuse apparament, suffisament pour que je ne m'en mèle pas. Voilà qui m'a coupé l'appétit!

M'approchant un peu désespéré de la première table venu, je saisis une bouteille, que je goute immédiatement. Je ne sais pas ce que c'est exactement, mais ya de l'alcool la dedans... tant mieux. Ca m'aidera un peu.

Je m'éloigne alors un peu du banquet, juste à la lisère des premiers arbres, et m'asseyant au pied de l'un d'eux, me mets à boire une pue tout en contemplant le spectacle.

On est tous là a festoyer, sur une île perdue, alors que ya même pas deux jours nous étions sur un rafiot de croisière pourri à fêter l'an 2000. Drôle d'histoire que tout cela. Et m'est avis que bien des suprises nous attendent encore.

Un long soupir, suivi d'une lampée du curieux alcool. Faut que je fasse gaffe à pas devenir saoul...
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Corso
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 15:59

Marrant, depuis que Celi vien de me raconter son histoire, j'ai beaucoup moins envie de boire ni de rêver que nous sommes vraiment tomber sur de braves indigènes hospitaliers. Je repose mon verre vide. La gamine est morte, elle n'avait pas 16 ans, et maintenant, elle est quoi ? Une espèce de zombie... Pourtant, elle est parcourue d'émotions, sa detresse est presque plus palpable que la froideur de son corps. Il semblerait que seule la vielle femme dispose des réponses à toutes ses questions et aux notres avec.

Sibylle juste par dessus la tête de notre fantomette, son sourire qui sait tout dire. ses yeux qui m'accrochent et me promettent mille festins mouvants aux gout de ses lèvres. J'ai pas la gueule du sauveur pourtant, je ne sais même pas comment t'aider Celi. Je suis un ruffian, pas un prince charmant. Merde, j'ai rien d'un type sympa mais, j'arrive à me raser sans baisser les yeux le matin parce que chacun de mes actes étaient justifié par deux impératifs, le moment X, et mon instinct de survie. Tant pis si j'ai du écraser la gueulle de quelques uns sur le coup. Puisque moi, je survivais.

Mais, cette île qui se joue de nous, elle bouscule toute idée reçue. On devrait tous s'entraider, mais pour l'instant, on a pas encore du être assez secoué pour certain. A cette instat, je relève la tête et je leur souris franchement aux dames qui m'accompagnent. En tout cas moi, j'ai fais mon choix, pas seulement parce qu'un sorcière aux seins blancs m'a chaviré, ou que la détresse de son amie est touchante. Mais parce que des choix, ici, il n'y en pas d'autres.

Un type qui secoue ses flacons de vins, interpelle les convives. a croire que tu veux nous souler pépère. Pas moi ! On a a discuter alors fini la piquette et le nectar ! Je vois au loin le jésuite et déllah qui se pointent enfin. Le prêtre se barre vers la forêt. Celui-là aussi, il nous devrait bien quelques explications. mais, pour l'heure, c'est ce que la vieille femme a à nous réveler qui m'interresse. A nous et à Celi.

Il s'allume une deuxième clope le Corso, se joue un ballet rougoyant mainte fois répété pour lui seul et pour les autres, comme un petit cérémonial qui lui donnerait les idées claires et le protégerait du mauvais sort. Chacun ses manies. C'est supersticiux un marin, pire qu'une vieille bigote.

" Celi, elle t'as dis qu'elle t'emmenerait demain, alors, je ne suis pas sur que cela puisse attendre... Et moi, je dormirais plus tranquille si jamais elle répond à nos question. "

Un regard complice vers Sibylle. Je me sens délassé par nos ébats dans la serre, revigoré mais épuisé, rassasié de trop de nourriture, j'aimerais tant oublier encore quelques heures, m'endormir au chaud de ton giron. Mais toutes ces questions sans réponses me hantent. Battre le fer tant qu'on est encore debout... Et puis, on ne pourrait pas dormir, y a pas comme un tomberaux de menaces silencieuses qui planent sur nous. A commencer par les accueillants arboricoles et leur vins sirupeu qui ferait tourner la tête et les idées à un car de polonais en ballade.

" Je sais pas vous, mais, moi j'ai deux mots à lui dire à la matriarche. "

Pas vindicatif pour un sous, elle détient juste trop de réponses pour nous, pour Celi, et peut-être pour notre avenir à tous. Je me lèvee et regarde ma sorcière et sa compagne pâlotte, regard interrogatif.
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Dellah
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 19:36

Elle a tourné les yeux vers le groupe que lui désigne Fausto, puis l'a regardé s'éloigner. La mine perplexe, un peu désorientée, elle semble accuser le coup...

Mais elle se reprend vite, et balaie la vaste clairière d'un regard. Arioh à sa broche, elle la salue de la tête et d'un sourire. Sa bouche se pince en peu quand elle aperçoit Syrrhio et son chariot à liqueurs, elle lui adresse à lui aussi un salut de la tête.

Puis elle revient au groupe assis à la table. Et surprend les regards de l'homme et des deux femmes. Elle les reconnait, tous les trois. Ses sourcils se froncent légèrement comme elle voit se lever l'homme.
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Speaker Trapp
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 19:42

Une furie, complètement hystérique, c’est ce qui est en train de me serrer le cou. A moins que je me sois cogner la tête trop fort en faisant mon petit numéro d’équilibriste. Ou alors, je suis dans mon lit, dans une petite chambre d’un hôtel donnant sur Manhattan boulevard, et je rêve.
Ouais, c’est ça… Et tout à l’heure, je vais voir la femme de ménage débouler en petite tenue et elle va me servir le petit dej façon lady.

Y serait peut-être temps que je m’affole moi…
C’est pas que la vue sur son impayable décolleté soit désagréable, mais…
Bordel, je peux plus respirer là !

J’attrape ses poignets et je desserre son étreinte.
C’est qu’elle a de la force la duchesse élevée au blé bio, et… vooooilaaa, je respire.

Un coup de rein, un appui sur jambe replié, je tire de toutes mes forces, et on roule sur le coté.
Dernière effort et j’inverse les rôles, elle allongée sur le dos, moi assis sur son ventre.
Je relache pas une seule de ses petites mains lavées au channel, et je la regarde droit dans les yeux. Je respire un grand coup pour éviter le juron qui me tiraille le bout des cordes vocales, et…

Putain de bordel !!

Mais vous êtes malade !!

On vous a trop frictionné la chevelure au Givenchy !!

Bordel !


Le dernier c’est pour la forme. Un petit plus dans la panoplie du juron & petite colère.

Je l’ai trouvé sur le bateau, elle avait du glisser de votre doigt et je l’ai foutu dans ma poche pendant que JE VOUS SAUVAIS LA VIE ! Et dans la confusion, j’ai un tout petit peu oublié de vous la rendre.

Alors on se calme ?


Je sais pas pourquoi, mais j’ai pas du entendre sa réponse. Du coup je lui ai foutu une baffe…
Meeeeerde, c’est vrai… Elle est muette !
Oups…

Elle est quand même à la masse la duchesse… J’aurais bien besoin d’un coup main la…
Idée…

Y a rien qui vient…
Ah si, je vais tenter un truc… regard tourné vers Sibylle…

A l’aide ! Quelqu’un aurait-il l’aimable gentillesse de venir m’aider ?

Au lieu de vous empiffrer…
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Sibylle
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Jeu 26 Avr - 20:00

Qu'est-ce que c'est que ce merdier ?
On peut pas les quitter des yeux deux minutes, ceux-là !!!
Je le savais qu'il avait des intentions malsaines, ce mec ! Le voilà installé carrément sur la fille, il la cloue au sol, et... mais il lui cogne dessus ce crapuleux !!!!

J'allais me lever à la suite de Corso, et inciter Céli à faire de même, quand le mouvement m'a attiré le regard. Et voilà le type qui lève les yeux et qui me les plante carrément en plein visage.


...quelque chose de louche... attends...

Pas le temps de m'arrêter à ça.
Corso n'a rien vu, c'est derrière lui que ça se passe.
Je me lève façon diable dans sa boîte, et je fonce.

C'est tout juste si je rugis pas...
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James Callahan
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Ven 27 Avr - 0:05

Ah voilà que ça se calme...
Pauvre idiot, réfléchis avant de parler.
Rayana m'a litteralement trainé face à un mec avec une barbe.
Mais qu'est ce qu'elle me veut ? C'est pas le moment de me mettre minable !
Il faut avant tout que je me calme et c'est pas avec un verre que ça se fera...
Je me tourne vers elle. Pas de sourire, aucune expression, le regard vide.
Il faut que je fasse une mise au point là, je pige plus rien.
Je lui dis alors :

- Rayana... Désolé mais sans moi. Je n'ai aucune envie de boire pour le moment. Je crois qu'il faut que je reste seul un moment, il a beaucoup trop de choses qui sont nouvelles pour moi, et il faut que je m'adapte.
Je crois que j'ai vu assez de monde pour le moment.


Sans un mot de plus, je lui tourne le dos.
Je me contrefiche de passer pour un malpoli, ou un cafard bon à écraser.
Si je me calme pas dans les secondes qui suivent je répond pas de ce qui va suivre...
Je passe derrière les tables. J'en croire même deux qui se battent, et je manque de me retrouver par terre par leur faute.
Sybille les regarde avec un air mauvais.
Petite hausse dans l'humeur, en fait y a plus minable que moi.
Un pauvre type qui s'attaque à une femme.
Je ne m'arrête pas plus.
Tiens tiens voilà un autre Superman... Corso.
Encore vivant... Dommage, je l'aurai bien vu au fond de l'eau ou dans la gueule d'une bête sauvage.
Le voilà qui rejoue les petits chefs en s'entretenant avec la vieille chouette malpolie.
Un regard noir à ses deux là également.
James tu n'as jamais commis de meurtre, c'est pas le moment de craquer.

Adossé derrière un arbre à l'abri des regards je résume la situation.

A première vue nous avons des petits malins qui on joué à "Retour vers le Futur".
Si on oublie la possibilité qu'ils sont complètement félés, c'est pas le pire à croire.
Mais le truc qui me turlupine c'est ça...
Si il y a des espèces de magiciens ou je ne sais quoi d'autre sur cette île, pourquoi ne nous revoient ils pas chez nous ?

Je frappe l'arbre plusieurs fois avec force. Un mince filet de sang coule le long de mon poignet. Rien ne va comme je voudrais, tout part de travers.
Je me recroqueville, le menton posé sur les genoux, les yeux au loin.
Calme... Plus une pensée.
A présent j'agis pour moi seul et tout ira bien. Oui, ça ira.
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Au pied des arbres - Le festin
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