Taverne de l'imaginaire

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 Atelier dans les arbres

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AuteurMessage
MJ
Contre toute attente
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Masculin Nombre de messages : 2180
Age : 512
Date d'inscription : 25/07/2005

MessageSujet: Atelier dans les arbres   Mer 28 Mar - 20:23

Une porte banale cache un établi complet, simple et rustique, mais bien fourni en outils de toutes sortes.

Pour réparer, rafistoler, voire inventer...





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Graceella
Larme fatale
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Féminin Nombre de messages : 142
Age : 30
Date d'inscription : 30/03/2007

MessageSujet: Re: Atelier dans les arbres   Sam 31 Mar - 23:13

Graceella entendit le tonnerre gronder, mais aucune goutte ne transperça le toit de feuillage qui la protégeait des trompes d’eau qui devaient noyer l’île, une fois encore. Depuis quand était elle en ce lieu, pourquoi était-elle arrivée là, comment ? Elle ne comptait plus le nombre de fois qu’elle s’était posée ces questions là.

Ce n’est pas qu’elle regrettait d’être là, non, bien au contraire. Ce n’était pas pire que ce qu’elle avait connu, c’était même mieux par certains côtés. Quelques fois elle avait l’impression qu’elle était là depuis des siècles, et quelquefois au contraire qu’elle venait juste d’arriver.

Elle n’en savait pas plus de cette étrange cité, où elle traînait à longueur de journée, que si elle était arrivée la veille. Son mystère était toujours intact, ses questions toujours les mêmes, la raison de sa présence toujours inconnue.

Pourquoi elle ? Elle qui allait mourir, elle qui n’y croyait plus.

Elle attendait ses bourreaux, elle faisait une dernière prière, les larmes dans les yeux, habillée de haillons, prête à finir sa vie pour un malentendu. Elle n’est pas morte, elle ne sait pas pourquoi. Ce qu’il s’est passé, le saura t’elle un jour ?

Elle s’est retrouvée dans cette cité d’où elle ne sort jamais, sans jamais savoir comment elle était arrivée.



Elle décida ce matin là d’explorer à nouveau, un peu plus minutieusement, cet étrange atelier qu’elle avait trouvé il y a peu.

Elle avait poussé la porte timidement et avait découvert ce grand établi qui portait tant d’instruments étranges. Et pourtant, elle avait l’impression d’en connaître certains, mais impossible de savoir où elle les avait déjà vu, et surtout à quoi ils pouvaient bien servir.

Tout un pan de sa mémoire avait disparu. La seule chose dont elle se rappelait c’était les chaînes qui la retenaient, ces mêmes chaînes dont elle portait les vestiges à chacun de ces poignées, ces mêmes chaînes dont elle n’arrivait pas à se défaire, quoi qu’elle tente, quoi qu’elle fasse.

Elle s’y était habituée à cette vie errante, sans passé, sans avenir, sans but précis, si ce n’est chercher à manger et à boire chaque jour, pour pouvoir voir le lendemain qui serait un autre hier, le même qu’aujourd’hui.


Elle entra et resta sur le pas de la porte. Quelque chose avait changé depuis la veille. Quelqu’un était venu dans le laps de temps. Cet atelier servait donc encore, mais à quoi pouvait-il bien servir ?

Sa curiosité mise en éveil, elle s’approcha des fioles posées sur l’établi et en prit une au hasard pour renifler l’odeur qui s’en dégageait. Elle profita de ces instants pour faire un bref tour de la pièce d’un regard curieux, lorsqu’elle tomba sur une sorte de pince qui semblait bien coupante.

Elle la prit à pleines mains en espérant enfin se débarrasser de ces chaînes qu’elle portait nuit et jour. Son regard se fit triste quand elle se rendit compte que pour se libérer, il fallait être deux, l’un qui coupe ce que porte l’autre…

Elle n’avait pas d’amis ici, personne à qui demander de l’aide. Elle reposa donc l’objet tristement et reprit son examen minutieux des lieux.
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Jenny Jane
Pestouille
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Féminin Nombre de messages : 644
Age : 28
Date d'inscription : 15/02/2007

MessageSujet: Re: Atelier dans les arbres   Jeu 12 Avr - 14:24

Génial, cet endroit. Y’a tout plein de trucs et de machins. Je vais pouvoir jouer à Jenny MacGuyJane. J’adore ça, bricoler des trucs. J’vais p’t’être même pouvoir réparer mon pistolet…

MON PISTOLET !!!

Il est pas à ma ceinture. Dans la valise. Je l’ouvre et la retourne. Tout son contenu se vide sans délicatesse sur le plancher de la cabane. La poupée crade, le jambon enroulé dans mon ancien jeans, mon bustier blanc cracra, ma boite de tatoos… Mes tatoos! Cool, j’les ai pas perdus. Mais pas de flingue.

Réflexionne, Jenny, réflexionne!

La dernière fois que tu l’as eu en main, c’était quand t'as sauté dans le trou, pour voir la trouvaille de Sven dans le crane plein de vers...
Sur la plage, je me rappelle pas l’avoir montré. Ni l’avoir mis dans la valise. J’ai du le laisser dans l’épave. Ou alors je l’ai perdu sur le chemin. Faut que j’y retourne, et vite! Je prends quelques secondes pour remettre mes trésors dans leur valise, je croque dans le jambon, et je me mets en route.

Taïo!!!!

Jamais je n’aurai autant couru que sur cette île.


[Hrp : direction le bateau échoué]
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Jenny Jane
Pestouille
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Féminin Nombre de messages : 644
Age : 28
Date d'inscription : 15/02/2007

MessageSujet: Re: Atelier dans les arbres   Lun 14 Mai - 17:38

Je suis montée dans l’atelier, en courant. Et là, maintenant, j’y suis, dans mon poste de garde avancée, maintenant je les ai tous dans ma mire, maintenant je peux tous les canarder à coup de cailloux ou de barbaque. Mais maintenant, je craque. Mes jambes ne veulent plus me porter. Mes yeux ne veulent plus voir. Alors je me laisse glisser contre un mur, jusqu’à ce que mes jambes pliées recouvre ma poitrine. Mes bras s’enroulent autour de mes genoux, et les plaquent le plus possible contre mon torse. Comme pour étouffer les premiers sanglots qui prennent naissance dans mon estomac.

Pourquoi? Pourquoi suis-je incapable d’admettre que malgré le nombre de naufragés, je me sens seule? Et que j’ai peur, aussi… Parce que, qui m’a vue, ici? A part Sven, que je sais même plus où qu’il dort, lui. A part ma Kiki, qui a disparue avec la carcasse du rafiot pourri. A part le curé, qui me disait des trucs que je comprenais pas et que je croyais qu’il m’insultait.

Tous, un à un, ceux avec qui j’ai échangé quelques mots, tous se sont éloignés de moi. Je suis une poissarde, une peste y ferait.

Je les comprends, je me supporte même plus moi-même… Et les larmes coulent à flot. Jusqu’à me permettre de plus faire pipi pendant au moins une semaine.

Peu à peu, la source se tarie. Peu à peu, la tristesse se transforme en colère. Et quand les bruits étranges montent de la clairière, la solitude devient haine. Pas question, pas question que des bestioles qui puent bouffent ceux à qui je veux faire regretter leur dédain envers moi. Je ne suis qu’une gamine casse-la-couille à leurs yeux. Ben ils ont rien vu. Je vais leur faire voir la vie couleur Jenny, à tous ces nazes. J’imagine déjà les supplices indiens, les tortures mentales à grands coups de hurlements dans les oreilles quand ils seront en train de dormir ou de tremper leur zizi dans des coins obscurs…

Des coups de feu. Des cris. J’entends tout ça. Mais je l’entends comme quand mon paternel regarde ses trucs nulos à la télé de la cuisine pendant que moi, je joue à mon jeu de trash-fantasy sur ma console. Juste comme un larsen à peine audible. Je ne sais pas combien de temps ça dure, mais cette projection me délecte. Je les imagine me supplier…

Je suis prête. Prête à botter le cul des envahisseurs pour qu’ils me laissent mes futurs souffre-douleur. Les projectiles armés trois par trois dans le lance-pierre, j’arrose la zone. Il y aura forcément des dommages collatéraux, mais c’est comme dans toute bataille. Z’ont qu’à se mettre à couvert. Jenny la teigne is back. Et ils vont le regretter.

Quand je regarde par la fenêtre, plus rien. J’ai réussi. Je les ai fait fuir. Je suis la boss. Dans une des cabanes, j’entends les réfugiés s’agiter. Je vais les rejoindre. Tout de suite. D'une main, j'attrape ma valise au trésor, dans l'autre, je garde mon lance-pierre armé. On sait jamais.


[suite dans la maison suspendue]
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MessageSujet: Re: Atelier dans les arbres   

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