Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 Au pied des arbres - Le festin

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Vince Maverick
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 12:35

James ne croit pas un mot de tout cela, et se met à mépriser Graceella. Je suis à deux doigts de lui en coller une, lorsqu'une petite fille arrive, et s'excuse le plus poliment du monde envers Graceella, laquelle la sert dans les bras dans une scène des plus émouvante.

Puis elle dénude son épaule, faisant apparaitre la fleur de lys. J'en sais assez sur celle ci, curieusement, une des rares choses dont je me souviens. Elle marquait au moyen âge les sorcières et les assassins. Voilà la preuve qu'il manquait.

Graceella s'en va alors en courant, et en pleurant. je n'ai pas le coeur ni la force de la suivre. Je m'adresse alors à Isabelle


"Dis moi, petite fille, veux tu me rendre un service? Rejoint la s'il te plait, et essaie de lui parler. Tu semble être la seule qu'elle supporte et qu'elle aime, même moi elle ne veut plus de moi, aussi, essaie de faire ce que je n'ai pas réussi à faire, s'il te plait..."

Je jette un petit regard malicieux a la gamine, avant de me tourner vers James. Là, le regard n'a rien de malicieux ou d'attendrissant


"Quant à vous... Je sais pas si vous êtes aveugle, ou simplement idiot, mais manifestement vous n'avez rien vu de tout ce ce qui se trame ici.

Des engins bizarres, des monstres qui attaquent, non ca ne vous dit rien? Et le religieux là bas, vous l'avez entendu parler? Vous croyez qu'il ets d enotre époque peut être? Non ce ne sont pas des conneries monsieur, c'ets la pure vérité! Maintenant si cela dépasse votre intelligence, je n'y peux pas grand chose!

A vous de voir si vous l'acceptez ou non!"

Sourcils froncés, mains dans les poches... Manifestement, je viens de me faire un ennemi!
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Isabelle Soraia
Naufragé du temps
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 17:21

Elle est partie.
Elle essaye de dissimuler ses pleurs dans une course vaine, mais ça ne sert à rien. Isabelle sait que Graceella pleure. Elle porte un regard navré sur le jeune femme, puis quelqu'un l'interpelle :


"Dis moi, petite fille, veux tu me rendre un service? Rejoint la s'il te plait, et essaie de lui parler. Tu semble être la seule qu'elle supporte et qu'elle aime, même moi elle ne veut plus de moi, aussi, essaie de faire ce que je n'ai pas réussi à faire, s'il te plait..."

Isabelle regarde, abasourdie, le jeune homme s'adresser à elle. Puis bientôt, elle se ressaisit et prend la parole :

-Mais que voulez-vous que je lui dise...Vous me voyez aller vers elle et lui déclarer " Je vous comprends, parce que moi aussi j'ai été séquestrée et j'ai vu ma mère mourir " ? Je ne suis pas psychologue vous savez...

Isabelle se retourne, comme à regrets vers Graceella lovée contre le tronc d'un arbre. Puis elle porte son regard au fin fond de celui de Vince.
Il supplie...

Elle respire, un grand coup, puis acquisce d'un air agacé, genre "c'est-bien-pour-vous-faire-plaisir" puis se dirige vers graceella, vidant son corps de toutes ses larmes amères...
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Speaker Trapp
Piston & Cylindre
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 17:27

Et voilà le travail, une duchesse ivre morte et je peux faire ce que je veux d’elle. La délester de ses quelques bijoux sauvés des eaux, ou abuser de ses charmes indéniables.
Ça, c’est ce que tout le monde attend des types comme moi, et c’est jugé pesé et emballé d’un seul coup d’œil.
Alors pourquoi ne pas faire ce que tout le monde attend que je fasse ? Ce serait si facile de prendre la duchesse par le bras, prétexter un rafraîchissement quelconque et pour la remettre de sa petite cuite, et la bas, derrière le premier fourré, la renverser sur l’herbe et la petite affaire faite, vider ses poches et ne pas oublier sa parure de bijoux.
Oui, l’enfance de l’art, un détail dans les sacro-saints scrupules.
C’est ce qu’on attend de moi…

Je me lève et rattrape la duchesse, une bouteille dans une main, j’accroche son bras avec l’autre et retiens son équilibre précaire, sourire aux lèvres, je vais donner raisons à tous ces bons gens et à leur jugement de valeur si assuré.

Monsieur-dames, je vais de ce pas rendre hommage aux charmes et à la féminité, culbuter et jouir du présent gracieusement offert par le destin, et que personne ne suive nos pas, je serais capable du pire.

J’ai la pensée haute, et le flingue qui me tente dangereusement, faut pas faire chier merde.

Je passe mon bras sous le sien, bloquant sa main dans la mienne. Une béquille de circonstance, les apparences sont sauves duchesse.
Tu peux redresser le menton, rentrer les fesses, et cambrer les reins, buste droit, faut pas oublier de tirer sur la ride du front. Allez duchesse, montre tes airs, affiche ton droit de naissance et tes particules tapes à l’œil.
Ils ignorent tes vraies origines…
Mais pas moi.
La rue, tu connais ça toi aussi…

Accroches-toi duchesse, tu es une reine, alors montre-leur !

En passant devant un buffet, je chaparde une pomme et la glisse dans ma poche.

Marche droit duchesse, tortille de l’arrière train juste ce qu’il faut, montre leur le spectacle d’une dame qui sait faire une sortie sans fausse note ni faux pas.

On y est presque, deux pas et tu pourras oublier la haute et ses défiler d’artifices, et puis t’asseoir dos contre cet arbre, une goutte de sueur coulera sur ta tempe que personne ne verra.
Respire lentement… on y est.

Tu peux te laisser aller, maintenant, la dignité est intacte.
Moi, je vais fermer les yeux quelques instants.

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Duchesse Iris De Loncourt
Naufragé
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 18:02

Oh mon Dior… j'ai la nausée… Plus jamais de picole sans avoir calfeutrer mon estomac.

Le monde tangue sous mes pas. Farceur, j'ai peur qu'il ne se dérobe sous mon pied me faisant basculer cul par-dessus tête.

Une main relevant légèrement l'affreuse frusque de coton qui me sert de robe et l'autre tendue devant moi en guide incertain, j'avance en cachant mon trouble avec beaucoup de conviction que je ne le voudrais.

Je crois que je vois double… Une seconde main vient d'apparaître dans mon champ de vision troublé… Une main de mâle… de mâle? Bas les pattes!!!

Je tourne la tête au risque de me dévisser le cou et découvre à mon côté l'obscur fanfaron qui a trouvé fin de me saouler. Regard de vipère, j'accélère le pas, et me débats mollement, espérant voir disparaître ce bras qui m'enserre.

Rien à faire, l'autre s'accroche comme une bernicle…

Qu'il me serve donc d'appui puisqu'il y tient tant que ça, mais à la première occasion, au revoir la compagnie.

J'ai beau le maudire, je dois avouer que j'ai beaucoup moins de mal à avancer avec son aide. Le terrain m'apparaît toujours aussi flou, mais au moins, je n'ai plus l'impression qu'il tourne. Je ralentis le pas, prenant le rythme de la promenade. Sauver les apparences, quoi qu'il arrive… on me l'a assez répété étant gamine.

Tête haute, pied léger, je flotte sur l'herbe comme une apparition… du moins c'est l'effet que ça devrait produire, mais avec l'alcool qui me brouille la raison, je ne suis plus sûre de rien.

Je sursaute presque lorsque l'autre m'encourage à voix basse. J'ai beau m'en défendre, j'apprécie l'attention et continue mon exercice d'illusionniste.

Premier buffet passé… enfin nous nous éloignons. D'ici peu, le charme s'envolera et je pourrais m'écrouler, ivre morte… non, pas devant lui!

Notre duo instable s'immobilise… Encore des encouragements, des paroles rassurantes… de la sollicitude? J'ai du mal à y croire.

Pourtant, je me laisse choire sur le sol, main sur la tempe, l'autre sur le cœur, tentant d'en calmer les palpitations galopantes. J'ai l'impression d'avoir couru un marathon en pleine canicule.

Entre deux souffles, un regard pour l'autre. Je hoche la tête une fois, en guise de remerciement… c'est toujours ça pour le petit peuple.

Appuyée sur un arbre, je reste ainsi quelques instants, tentant de retrouver l'esprit, embrouillée par les vapeurs d'alcool. Je tente de me relever, mais il semblerait que toute force m'a abandonné. Pourtant, je donnerais tout pour fuir cet individu… malgré son aide… je ne saurais dire pourquoi.
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James Callahan
Individu
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 18:06

[HRP : Juste pour l'info, James n'est pas du tout au courant qu'il y a des naufragés du temps, vu qu'il n'a jamais parlé ni à Fausto ni à Graccella.
Il n'est pas non plus au courant de l'attaque de Kweecly. =)]

Le regard de cette étrange femme me glace le sang et l'âme.
Tous fous... L'espérance de vie humaine est de quatre vingt ans,
Mais si ce qu'ils disent est vrai, Graccella en a plutôt huit cent...
On me crache dessus, me voici le paria, celui qu'on blâme.

Je ne quitte pas ses yeux plein de peines et de chagrins.
Si il y a une chose qui ne ment pas c'est bien le regard.
Cela m'ennuie de le reconnaitre, mais le sien n'est pas serein.
Mais c'est impossible à croire... Totalement iréel à bien des égards.

Elle découvre son épaule. Je regrette d'avoir fait des études...
Une fleur de lys. Mais ce n'est pas une preuve suffisante.
Les tatouages de fleurs sont communs, pas que sur les survivantes.
Malgré tout il souffle encore un vent plein d'incertitudes...

Et voici l'autre type... Décidément il se la joue héros de ces dames.
Il éloigne la petite fille. Il a sans doute peur d'être ridicule...
Hou hou ! Le méchant regard ! Ses yeux lancent des flammes !
Petit sourire en coin, ce qui est fait est fait, plus le temps pour le calcul.

C'est encore pire que ce que je croyais... Vraiment pathétique.
Je comptais m'excuser auprès d'elle, mais c'est trop tard.
Il m'insulte carrément... Mauvais choix. Attends toi à la réplique.
Un rire soudain monte en moi, une moquerie pour le bavard.

- Hun hun, D'une part, je n'ai jamais parlé à ce type que votre copine à bousculé.
D'autre part, hormis quelques faits étranges et inexplicables je n'ai pas vu la trace d'un monstre ou d'un quelquonque martien anthropophage.
Sur ce, je vous laisse tranquille...


Petit sourire provocateur. Là c'est le conflit que je cherche.
Je m'approche de lui et je le croise. Je me tiens tout près.
Pas un regard pour lui, je suis concentré sur une branche.
Nos épaules se frôlent, là, je m'arrête et lui murmure en retrait.

- J'y pense... La prochaine fois que vous insultez quelqu'un faîtes attention...
Je ne suis pas un violent, mais ne me poussez pas à bout.
Et pour votre gouverne et si majestueuse intelligence, sachez que ce que vous appellez vérité est bien obscure.
Méfiez vous de ce que vous croyez voir...


Je fais quelques pas et lui tourne le dos. Tout près de lui.
"Soit proche de tes amis mais encore plus proches de tes ennemis"
C'est une de mes devises, et je la respecte une nouvelle fois.
J'attrape un verre d'eau, ma main tremble, mais malgré tout je bois.

Recréer mon armure d'égoïsme et d'indifférence, ne jamais faiblir.
Retrouver le coeur de pierre que j'avais, il me le faut pour survivre.
Enterrer toute émotion, bannir l'amitié. La solidarité ? L'abolir !
Désormais je ne fais confiance qu'a moi même. J'arrete de vivre.
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MJ'
Mais si, elle est gentaaaAAAARRRRGH !!!
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 18:12

[HRP]

Rappel : Essayer si possible de me tenir informée de votre localisation sur le plan, même si vous n'êtes pas assis à table !

Merci.

[/HRP]

_________________
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Speaker Trapp
Piston & Cylindre
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 18:27

Bien joué duchesse, tu leur en as foutu plein la vue.
C’est ça, reposes-toi de ta prestation, c’est mérité.
Tu me salues du menton, c’est bien trop d’honneur, garde ça pour tes mondains, moi j’en ai pas besoin de tes remerciements.
Il m’a suffit de clouer le bec de ton public pour être rassasié.

Je m’assois au pied de l’arbre, loin des regards et je sors la pomme de ma poche.
Au moment de planter les dents dedans, je sens un regard.. Non, pas un regard, c’est ma foutue conscience qui vient se mêler de ce qui la regarde pas.
Soit.

Je tends la pomme vers la duchesse, sans même lever la tête. Ce serait inutile et je ne cherche toujours pas de remerciement.

Je me contenterais de boire au goulot, trempée les lèvres dans ce vin miraculeux pour l’ivresse, le plaisir du palais je m’en tape, je veux être ivre et voir des moutons voler, et des oiseaux chanter la Madelon.

Duchesse, encore un petit coup ?

Mais pourquoi elle répond jamais quand on lui parle…
J’ai du rater un épisode, ou bien elle est vraiment très mal élevée.

Ce serait trop vous demander que de me répondre d’un simple « oui, monsieur » ou un « non merci » !

Mais pourquoi je reste là moi...
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Duchesse Iris De Loncourt
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 19:12

A force de patience, je sens mon
souffle s’apaiser. Malgré l’ivresse qui me brouille les sens j’ai l’impression
que tourne un peu plus rond autour de moi. L’autre s’assoit en face de moi,
exhibant cet air fier de lui. Je n’ai pas la force de le railler… quand bien
même je le voudrais…

Le voilà qui sort une pomme de sa poche
et c’est une synphonie qui prend vie dans mon ventre. J’ai beau le cacher avec
toute la dignité qui me reste, je bave comme une affamée devant un festin.

Tourne les yeux Iris… n’imagine pas sa
bouche se refermer sur le fruit, le mordre, en libérer le jus doucereux…

C’est un cauchemar !

Et pourtant…

Un fruit apparaît devant mes yeux, rond
et rouge, terriblement attirant, attrayant… irrésistible.

D’une main timide, je prends ce trésor
au creux de ma paume, jetant à l’autre des regards incertains. Qu’est-ce que
cela cache ?

Il me refuse un regard franc, préférant
suçoter le goulot de sa bouteille. Sans plus de préambule, je goutte le fruit.
Les relents d’alcool couvrent sa saveur et pourtant j’ai l’impression de manger
le meilleur fruit de toute ma vie. Je mâche lentement, refreinant ma furieuse
envie de la dévorer jusqu’au trognon.

Tout en mangeant, je fixe d’un œil curieux
mon hôte improvisé.

« C’est affreusement impoli ! »
se serait empresser de dire ma mère… si elle me voyait…

A peine déranger par mon regard
scrutateur, l’homme me tend sa bouteille. Le souvenir encore frais du vin
ingurgité me fais refuser d’un geste du menton. Si je bois encore une goutte,
je m’effondre au sol.

A son tour, il me scrute, l’air
mécontent.

Dis ce que t’as à dire, mon loulou. C’est
jour de fête aujourd’hui !


Ce serait trop vous
demander que de me répondre d’un simple « oui, monsieur » ou un « non merci » !


Je détourne les yeux…

Que pourrais-je bien dire ? Rien…

Mon visage se tourne vers lui, le regard aussi franc que me
le permet l’ivresse. Ma bouche se ferme, j’hésite… je tente… un souffle… rien…

Mes lèvres se scellent à nouveau sur un silence obstiné. Je me sens soudain bien lasse…
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Sibylle
Mi-femme, mi-graine
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 19:13

Mouvement à gauche...

Madame de semble avoir des envies de vacances... Misère... Pourvu qu'elle ne finisse pas dans l'un des feux, torchée comme est là elle s'enflammerait rien qu'à l'haleine... Et on dirait que le loup en costume se sent pousser les dents, du coup. J'aime pas le regard qu'il a quand il la suit des yeux. Il y a quelque chose que j'ai du mal à interpréter, mais il y a un petit fragment de convoitise...

Convoite, mon gros, convoite...
De ce que j'en sais, les goûts de la dame te décevraient peut-être... Le regard dont elle m'a enveloppé les fesses dans le Grand Salon du bateau m'est revenu en mémoire au moment où j'ai saisi le tien sur les siennes, de fesses...

Suis-là, si tu veux. Aide-là à marcher, pas mal. A s'allonger, OK. Pour l'instant t'es irréprochable. Sauf quand tu lui proposes ta bouteille (t'aurais pu la laisser, quand même, merde...), comme si elle n'était pas déjà dans le rouge, et bien profond... Irréprochable, mais je t'ai à l'oeil. Priorité 1, Céli. Priorité 2, mon assiette, puis toi. Fais gaffe...
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Céli
Cadavre exquis
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 19:41

Préoccupée ? Oui, entre autres.

Je pourrais faire un concours d'épithètes rien qu'avec ce que je ressens en ce moment. Préoccupée, esseulée, désappointée, énervée, blessée...et plein d'autres participes passés.


J'ai l'impression d'être de trop ici.

Ca doit être l'ironie du sort, je suis arrivée la treizième sur les lieux.
Après Judas, Céli.


Personne ne se rend bien compte de l'horreur qu'est cette île. Regarde-les. Hommes, femmes, tout ce qui semble compter, c'est de trouver un compagnon. A deux, ça doit être mieux.


Je regarde Corso. Oups. Rosissement express.


Enfin je dis pas ça pour toi, hein...il faut tenir compte de la situation aussi.

Bravo, Céli, bien joué...change de sujet, vite...tiens, Trapp, très bon sujet, Sibylle n'a pas l'air de lui jeter un regard des plus amènes. Après tout, mes amies sont les ennemies de mes ennemis, non ?


Tu as l'air d'autant l'aimer que moi...je t'avoue que l'idée de le voir souffrir est une des seules choses qui, je pense, pourraient me procurer du plaisir...

Mon regard se perd dans le flou. Il y'a une chose qui compte beaucoup, beaucoup plus, ma vie. Mais plus ça va, et plus ça s'agite comme un chiffon rouge pour m'occuper, plus que comme une véritable issue possible...j'en parle, j'en parle pas ?

Un regard à Sibylle.
Allez, on se lance. Je suis pas là pour attendre, il faut que j'agisse, sinon j'en resterai toujours au point mort. C'est le cas de le dire.


Mais...enfin...comment dire...la Mère m'a dit que peut-être il y'aurait moyen que je...que je ne sois plus...


Ca veut pas sortir.


...que mon état change, tu comprends ? Il faut que j'aille dans un endroit, sous la terre, il paraît que des gens là-bas peuvent m'aider. Trapp doit m'y accompagner.


Et...j'ai un peu peur.


Peur de Trapp.
Peur de ce qui m'attend.


Je suis toute seule.

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Maélia
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 19:59

"Tu m'en veux pas..."

Hmm, la réponse qu'il espère dans la question, bravo!
Tous les mêmes ces mecs...

Bon, alors... seconde chance ou pas?
A voir, il est quand même mignon, mon blondinet...
En plus, il a l'air sincère.

Et si j'essayais de libérer l'homme qu'il y a sous le gamin...?
Il s'excuse, mais sans ce regard de chien battu que ces salopards lancent quand ils veulent pas payer une connerie qu'ils ont faite.

J'aime ça.
J'aime ses yeux verts aussi.

Allons-y alors...

J'ai faim, tu viens?, un petit bisou au coin des lèvres, là où ça chatouille doucement, et un sourire, le sourire qui en provoque un autre immédiatement chez les hommes...
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rick
Trait d'union
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 20:01

"J'ai faim, tu viens?"

Oooh, mmm, son regard, son sourire, et puis...et puis sa bouche merveilleuse qui effleure la mienne...

Je refonds. Je perdrais la tête pour elle, je crois...
Qu'est-ce que j'ai été con, bordel, dire que j'ai été à deux doigts de tout foutre en l'air.

Je me laisse entraîner, elle me prend par la main et on marche comme deux ados sur leur petit nuage vers les buffets.
Je regarde ses cheveux qui cascadent le long de son dos, me laissant entrapercevoir sa nuque, parfois, soulignant sa taille, ses reins, mon dieu, qu'elle est belle...

Les buffets sont somptueux, exotiques et bruts, mais éblouissants de variété et d'une finesse subtile. Les plats sont en bois poli aux motifs délicats, et d'autres sont faits d'un simple pierre plate à peine creusée, à la simplicité élégante. Le métal est présent aussi, une sorte de bronze lisse pour quelques timbales, un cuivre mordoré pour d'étranges couverts.

Dans des assiettes à bords droits nous nous servons abondemment de légumes aussi apétissants que peu identifiables, de céréales cuites rappelant le riz, de viandes en sauce. La femme qui nous a accueillis a préparé des espèces de gros pooulets rôtis à la broche qu'elle a nappés d'une sauce dont le parfum ferait pâlir le plus habiles des chef français. Mon père est peut-être un amerloque bien typé, mais question bouffe y'a pas à dire, il en connait un rayon, depuis que je suis né, on a toujours eu un cuisinier français à la maison, j'ai pas été élevé au cheesburger, je dois dire.
Mais ici, on doit être au village de ceux qui ont inventé la cuisine.

Enfin bon, je me dis peut-être ça parce que je me rends de plus en plus compte que je crève littéralement la dalle!
D'ailleurs, j'ai pris deux assiettes, je regarde Maélia, elle aussi en a pris deux. Elle me lance un sourire gourmand, et nous nous dirigeons vers les tables.

Non, Maélia, si tu veux bien...il faudrait que j'aille parler à Mike... Tu viens?

Et nous voilà entre les grands arbres, Je m'assied à côté de Mike, en tailleur, il me regarde, avec ses putains d'yeux neutres. A mon avis, ce genre de gars, le lendemain de la fin d'un contrat de bodyguard, si on le paie pour flinguer celui qu'il vient de finir de protéger, il hésite pas une demi seconde. Je sais pas si c'est une qualité ou un défaut...

Mike, on ne vous dérange pas? J'aimerais vous parler, je veux dire, sérieusement, sans qu'on s'engueule ou quoi que ce soit. J'ai remarqué un truc bizarre pendant que je cherchais Maélia...

Dites, à propos, on est pas super bien mis, là, pour manger... on irait pas à table?

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Monsieur Mike
Falaise
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 20:14

Je les vois. Tous les deux, là-bas, devant le buffet comme si on se trouvait à la garden-party de la Maison Blanche. Elle le regarde, l’embrasse… et meeeeeeeerde… ils vont se rabibocher. Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’on me mette toujours des bâtons dans les roues quoi que je fasse ?

Ils se regardent dans les yeux comme si les violons allaient entamer les valses de Vienne et André Rieux allait sortir de derrière un buisson, l’instrument vissé sous le double-menton et le sourire Gibs en bandoulière…

Et ils se dirigent vers moi ! Qu’est-ce qu’ils veulent ? Je vais avoir le droit au sermon quant à mes réflexions…

Même pas. Qu’est-ce qu’il veut le mouflet ? Il a remarqué des trucs bizarres ? Quoi, y avait pas d’arbres à Coca-Cola ni de Smalto dans la garde-robe des indigènes ? Je prends une voix basse et chuchote.

« Monsieur ? Je suis tout ouïe… »


Dernière édition par le Dim 22 Avr - 22:08, édité 1 fois
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rick
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 20:49

Voilà, bon, alors... d'abord, désolé pour tout-à-l'heure, Mike, ce qu'il y a c'est que j'ai cru à..., que... enfin, que tout ça c'était du chiqué, vous voyez? Comme dans ces conneries de shows télévisés où une vedette se fait piéger dans une caméra cachée géante avec mise un scène à gros budget, vous voyez le genre?

Ca m'a fait chier, quoi... C'est pour ça que je me suis mis à tirer la gueule... Je suis désolé, vraiment...


Je regarde Maélia, elle mange, elle ne lève pas les yeux quand je parle de ça...

Mais quand même, Mike, vous trouvez pas que c'est pas normal, tout ça?
On est où ici? C'est quoi ces gens? Je suis fan des trucs de National Geographic...

Ben quoi, me regardez pas comme ça, ça vous étonne que je ne sois pas un toxico de la "culture" Jerry Springer?

Donc... ben ces gens, avec leurs peintures bizarres, leurs maisons dans les arbres hyper bien foutues, qui parlent anglais aussi bien que vous et moi,...vous en avez déjà entendu parler, vous?

Et cet endroit, trop clean, comme un décor de parc d'attraction, je sais pas, on dirait que c'est fait pour nous, vous voyez ce que je veux dire? Il nous disent même pas comment ils s'appellent, ils nous font une boustifaille du tonnerre de Dieu, et tout le monde suit, comme ça, sans se poser de question... Qu'est-ce qui se passe, ici?

Et puis, il y a un autre truc, Mike...

Quand on est arrivés, on a suivi un chemin bien propre, tracé dans la forêt, on a trouvé cet endroit très facilement, pas vrai? Une vraie promenade de santé, comme on dit, mais en plus fastoche. Moi j'étais un peu remonté, je dois dire, et j'ai marché droit devant sans trop m'attarder sur le paysage.

Mais tout-à-l'heure, quand je cherchais Maélia, je me suis enfoncé un peu dans les sous-bois, et là, c'est bizarre. Les cinquantes premiers mètres, ça va, c'est super bien dégagé, le sol plat, pas un seul arbuste, pas une seule branche d'arbre, de rocher, ou quoi que ce soit comme obstacle, vous voyez? Et puis, au fur et à mesure qu'on avance encore, ça devient plus difficile, il y a des buissons, les arbres ont l'air d'être de plus en plus proches , le sol devient inégal... Et tout ça, comment dire, progressivement... Et ça a l'air naturel, je veux dire,..., la partie praticable n'a pas l'air d'avoir été travaillée ou nettoyée, il n'y a pas de trace d'outils, ou de branches coupées, pas de cicatrices sur les arbres. On dirait que c'est la nature qui fait ça...

On sait faire à peu près cent mètre en plus et puis fini, plus moyen d'avancer, si vous voulez mon avis, on dirait un vrai piège... on ne sait partir d'ici que par les chemins étroits...

On irait pas cuisiner un peu la femme qui tourne la broche, là-bas??

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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 22:28

Mais c’est qu’il a un cerveau le nain !

La plupart de ses conclusions sont carrément pertinentes et il a réussit à réunir des éléments que je n’avais pas. Cette sensation de piège, oui, c’est une certitude, mais le fait que tout aie été fait pour nous conduire en ce lieu, oui… tout concorde parfaitement.

J’ai toujours détesté être un animal en cage et si mon boulot et mes obligations m’ont souvent fait penser à ce genre de truc, là je dois dire que ça s’est salement accentué. Richard Cœur de Lionceau a bien cerné la situation. Nous sommes tous les jouets de quelque chose ou de quelqu’un. Et ce machin n’est pas forcément notre ami d’après les évènements récent. Reste à savoir si ces charmants autochtones font parti des victimes ou des marionnettes. Et si parmi nous certains n’étaient que des taupes ? J’ai déjà eu pas mal de doutes vis-à-vis du corbac en soutane, mais ici, les apparences semblent bien plus trompeuses qu’à l’extérieur. La minette que j’ai ramassée, avec ses prothèses cervicales… le marin enthousiaste avec sa gueule de faux-cul, la louloutte qui se cale contre mon épaule en minaudant… non, pas tout à fait.
Je baisse encore la voix, inutile de réveiller la patelle de mon épaule ni d’alarmer nos frères de naufrage. Comment expliquer ça au fiston…

« Monsieur Richard, je crois que vos questions sont toutes judicieuses et méritent largement que nous nous prenions le temps d’y répondre. Tout d’abord, je vous suggère de vous méfier comme de la vérole de tous ceux qui ne faisaient pas partie de la croisière. Il en est peut-être qui ne sont pas ce qu’ils prétendent et qui œuvrent à notre perte. Ensuite, votre suggestion quant à la jeune dame à la broche me parait tout à fait appropriée. Méfiez-vous de tous et de tout, nourriture comprise. Et allons de ce pas demander quelques éclaircissements à cette demoiselle.
Souhaitez-vous que je mène l’interrogatoire ou préférez-vous user de vos talents de charmeur ?
»

Sans attendre de réponse, j’étends mes jambes pour les désengourdir. Je saisi la tête de la fille, le plus délicatement possible et essaie de la caler confortablement contre le tronc de l’arbre. Inutile de s’attirer des ennuis en plus. Mais je ne voudrais tout de même pas qu’elle garde un mauvais souvenir de mon épaule. Je lui laisserai bien ma veste, elle la mérite bien autant que l’autre, mais manque de pot, elle est restée dans la baraque. Je vérifie que mes petites affaires soient toujours en place et avanti.

En direction de la cuisinière…
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rick
Trait d'union
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 22:52

Woow

Eh ben ça fait drôle tout d'un coup, là...
Ile me dit un truc pas directement désagréable en se foutant pas de ma gueule.
Bon il m'appelle toujours Monsieur Richard, mais, ça, je crois que c'est foutu, il doit en avoir besoin, je sais pas, pour l'image qu'il se renvoie ou autre truc psy super subtil...tant pis!

Ok, on y va.

Maélia, tu restes là, pour surveiller la belle au bois dormant, dis?

On est presque arrivés près de la cuisinière des îles... j'espèce qu'il a pas envie de la jouer trop gros bras, parce que c'est pas le genre de truc à s'attirer les bonnes grâces des potentats locaux.

Euh, Mike,... et si on lui parlait tout simplement, pour commencer, non? Je peux commencer, si vous voulez, juste quelques questions honnêtes, bien polies, hein, qu'est-ce que vous en dites? Si ça se trouve, je me gourre, ils sont peut-être complètement avec nous, ces gens, hein?

On s'approche, elle nous regarde, elle nous sourit avec son visage impassible, à la beauté exotique et étrange. Elle a la même expression que quand on est arrivés, calme, comme si le doute n'existait pas pour elle.

Madame, je m'appelle Rick, et voici Mike. Nous sommes un peu perdus, et nous pensons que vous avez les réponses à de nombreuses questions que nous nous posons. Accepteriez-vous de parler un peu avec nous?
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Sibylle
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 23:18

Céli...

Plus perdue, plus isolée que jamais...
Certains de tes mots me blessent, parce que je ressens derrière eux... une sorte de reproche. Et des reproches, je m'en fais. Comment se fait-il que cette âpreté ait émergé en toi en quelques heures de temps ? Ta voix, amère, désabusée, agressive, même. Ton regard qui évite Corso. Je comprends. Du moins je crois comprendre. Je suis plantée devant le tiers restant d'un repas plantureux, en train d'assouvir mon appétit humain de femme vivante. Et à côté de toi est assis l'homme qui vient de combler une autre de mes faims humaines... de ces faims que tu ne peux probablement plus ressentir. Alors que tous autour de toi se repaissent.

Je n'ai pas honte. Je suis ce que je suis. Et je ne suis pour rien dans ce que tu es. Mais cette rage en toi... Je ne peux pas faire comme si je ne ressentais rien.

Trapp se lève, tu le suis avec des yeux haineux... Haineux ? Toi ? Céli, mais qu'est-ce qui t'es arrivé ? Je me méfie de Trapp, oui, je sais ce qu'il est, une partie de ce qu'il est, mais pourtant je ne le hais pas. Et toi ? Pourquoi ???

Puis tu parles d'autre chose. Ton état. Sous la terre, des réponses, peut-être. Ta peur. Ta solitude. Je ne comprends pas. Il me manque trop de choses pour comprendre. Tu me fais peur, Céli, tu es fébrile et agitée, tu dégages la peur autant que l'excitation, et c'est mauvais, c'est mauvais, tu ne peux rien faire de bon dans cet état.

Tant pis pour mon assiette.

Je me lève de ma place, je passe derrière Corso, un baiser léger sur la tempe et ma main qui traîne sur ses épaules, excuse-moi, il faut que je lui parle. Et je vais m'asseoir à côté de Céli. J'avise une bouteille pleine là plus loin, je me l'approprie d'un geste large, adieu bouchon de cire. Un gobelet, deux... Trois ? Peux-tu en apprécier le goût ? Aucune idée. Alors j'attire trois gobelets, j'en emplis un, je pose la bouteille. Servez-vous.

Installée carrément près de toi, je m'octroie une lampée de vin. Aaaaooow. Je comprends qu'il se le soit gardé. Du velours... Il me tapisse l'oesophage comme une caresse intérieure, un chef-d'oeuvre. Bon. C'est pas tout ça.


Vas-y. Raconte-nous tout.

Mes yeux dans les tiens. Et ne viens plus me dire que tu es seule, Céli. Morte ou pas morte, je t'en colle une...
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Speaker Trapp
Piston & Cylindre
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 23:49

Elle articule, et sa bouche a beau se déformer, aucun mot n’en sort.
Elle me paraissait pourtant le verbe bien assuré sur la bateau et sa jolie bouche déballait des finesses méprisante à l’encontre de tous, mais alors là, pour le coup j’en reste bouche bée aussi.
Pardon pour la boutade bas de gamme, mais la situation devient encore plus amusante que je l’avais imaginé !

Une duchesse déchue et muette comme Renaldo, moi je choppe ma cape de Zorro et je dessine sur son ventre l’initiale du zèbre avec mon épée en plastique… on s’amuse comme on peut.

Je ferais pas ça.

Et si elle se foutait de moi…
Après tout, elle a l’air d’avoir été pourri gâté et d’avoir eu trop de petit monde à ramper devant elle, ça laisse des séquelles ce genre de mauvaises actions.

Je dépose la bouteille à coté de moi, et je me redresse.

Comment fait-on pour faire parler quelqu’un qui ne le souhaite pas…

D’un coup, je bascule en avant et prend appui sur les mains fermement posées sur le sol, et je me redresse de toute ma hauteur, tête en bas et cul en l’air et superbement ridicule.

Oui, je sais... je suis taré.

Face à elle, vue d’en bas et à l’envers, j’entame des pas de danses sur mains…
Je vous déconseille cet exercice périlleux et qui met en œuvre une certaine habileté, une adresse sans pareil et surtout…
De l’équiliiiiiiiiiiiiiiiibre !

Et je me vautre sur le crane. Le reste suit, fesses, jambes, pieds, tout y passe et s’affale sur mes épaules, et par écroulement sur mon crane.

Aïe…

Elle aurait du rire, ou au moins profiter de l’occasion pour me pouffer au nez avec le mépris qui lui va si bien au teint.

Je m’assois en tailleur, l’air un peu torticoller et les cheveux parsemés de brins d’herbe.
Je me gratte le sommet du crane, le sourcil droit abaissé, le gauche relevé et interrogateur.

Vous êtes vraiment muette ?

Puuutain, ce que j’ai mal au crane moi…


Dernière édition par le Dim 22 Avr - 23:50, édité 2 fois
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MJ'
Mais si, elle est gentaaaAAAARRRRGH !!!
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 23:49

[HRP : retranscription d'une conversation entre Rick, Mike et Arioh, un peu à l'écart, à l'abri des oreilles et des regards... C'est un peu long, certes... A lire si vous êtres curieux et un peu indiscret Wink ]

http://silverworld-roleplay.forumactif.com/L-ile-En-cours-c5/Lile-f23/La-Cite-des-Mondes-anciens-f34/-p24585.htm#24585




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Monsieur Mike
Falaise
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 1:34

La conversation à trois avec la petiote me laisse perplexe. La situation est bien plus épineuse que prévue. Ce genre d’évènement est loin d’être conforme à la réalité, tout du moins à celle que je connais. La situation devient très très tendue. Mais il va falloir jouer serré si nous voulons sortir de là vivants. Il le faudra. Et ça risque d’être aussi simple que de retirer une écharde de l’arrière train d’un babouin enragé. Machinalement, je triture les boucles de la chevelure de l’endormie. Je crois qu’à deux il ne sera pas possible d’en venir à bout. Ma première idée, souder le groupe et détecter les gens efficaces était la bonne. Il faudra s’y mettre.

Mais mais mais… qu’est-ce que je fiche avec ma main dans ses cheveux moi ? La fatigue, la faim, est calmée et la soif aussi. Reste la fatigue.

Je me soulève de nouveau lentement, prenant mon paquet entre les bras. C’est plus qu’une habitude, je ne m’appelle pas Kritoff pour rien… Je repasse devant mon protégé.

« Monsieur, je vais mettre ces dame en un lieu où elle dormira plus tranquillement. Je me permets de vous conseiller d’en faire de même, trouvez un endroit à l’abri, dont vous pourriez partir aisément, où vous vous terrerez avec mademoiselle Maelia, le temps de retrouver quelques forces.

Une dernière chose, ne vous éloignez pas de cette clairière sans m’en avertir, je suis persuadé maintenant que vous avez cerné le danger à s’éloigner.
»

Je me retourne et reprends mon chemin. Je devrais ne pas le quitter des yeux, mais il voudra passer la nuit avec la fille, et donc se dissimulera ou essaiera de m’évincer. Mieux vaut prévenir que guérir. Au passage, je récupère quelques denrées, mangeons tant que c’est possible. J’essaye ensuite de retrouver mon chemin. Où était-ce déjà ???

Oui, la grande maison.
[direction… ben la Grande maison pardi ! mais la pièce d’à côté]
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Céli
Cadavre exquis
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 4:05

La bouteille est là, toute proche, à portée de main, réclamant presque qu’on la saisisse. Je m’exécute, le bouchon a disparu, un effort de moins à accomplir. De l’autre main, j’attrape un pot de terre. Mon regard reste rivé sur mes gestes. Qui sont au demeurant lents. Les goûteurs de vin bougent lentement je crois. Ca ne pourra qu’accréditer ma démonstration. C’est puéril, mais c’est clair, j’espère.
Le mince filet rouge sang coule, d’un récipient l’autre, paisiblement, sans remous, c’est sacrilège, paraît-il, que renverser du vin. Ce serait gâcher, surtout. Je ne remplis mon verre naturel qu’au tiers, dans ce même souci d’économie. Pour ce qu’il va devenir…
Le coude se plie, la main monte à la bouche, et le précieux liquide coule dans ma gorge. Puis, une fois mon forfait accompli, je regarde pensivement mon pot.


Est-ce du bon vin ?

Je le repose.

Je n’ai même pas senti que je buvais. C’est comme si un léger courant d’air me passait dans la gorge. A peine plus fort que lorsque j’ouvre simplement la bouche. Ne dit-on pas aussi que le vin réjouit le cœur des hommes ?

Cette fois, je me retourne.

Moi, mon cœur ne se réjouit plus de rien, il n’est qu’amertume et haine. Je ne ressens plus aucune émotion positive. Plus de joie, plus de bonheur.

Ma gorge se serre un peu. Je t’observe, Sibylle. Je ne dirais pas que tu files le parfait amour, s’il était parfait, vous vous prélasseriez sur une plage, tous les deux, une plage d’Espagne par exemple. Vous ne seriez pas bloqués sur cette affreuse île. Mais toi, tu as Corso, tu as une épaule sur laquelle tu peux te reposer, tu as quelqu’un qui t’aidera si tu as des problèmes, quoi qu’il arrive.

Je me sens comme…un courant d’air. Tantôt une douce brise, tantôt un vent d’hiver mordant. Je suscite des émotions agréables ou non. Et l’on m’oublie aussitôt, ou presque.

Trapp.

Quand on se souvient de moi, c’est pour me haïr. Tu es la seule pour qui je semble compter.

Ma bouée à moi, mon radeau de la méduse. J’en ai deux, étroitement entrelacés. Toi, et l’espoir, un jour, peut-être, de pouvoir revivre. Et je me demande si une seule des deux suffirait à me maintenir équilibrée. J’ai l’impression de pouvoir à tout moment devenir démente, complètement incontrôlable.

Trapp, il …m’a fait une chose horrible. Mais je crois qu’après ce qu’il m’a fait, il sait sur moi des choses que j’ignore. C’est pour ça qu’il faut que je le surveille.

Oh, quelle grimace laide. Ce pourrait être comique en une autre situation.
Ma conversation est totalement décousue, je passe du coq à l’âne, sans queue ni tête. Mon esprit vacille, je ne sais plus où aller.
Sibylle, sur le bateau, tu m’avais parue au bord du gouffre, hésitant à sauter dans l’abîme. Je ne sais pas quel était ton précipice, ni ce qui t’a empêché de sombrer, mais je te comprends mieux maintenant. Moi aussi je suis au bord du trou. Sauf que je suis une funambule. Partout, il y’a le vide, la folie, l’abandon. Que ce serait simple ! Il n’y a que cette petite lueur d’espoir qui brille au loin, et que tant bien que mal je tente de suivre. Sauf que tout s’oppose à ce que je la rejoigne, sauf toi. Tu es mon lumignon, en quelque sorte.
Mon regard est chargé de toute mon espérance. Elle repose aussi sur toi. Si tu tombes, elle chutera avec toi.
Si elle tombe, alors je m’abandonnerai à mes démons, sans aucun regret.
Je n’en peux plus.

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Graceella
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 11:24

Un pied posé sur une branche sur le chemin, un pas léger, un peu hésitant, quelqu’un approche... Graceella se dé-soude de l’arbre où elle était accolée et sèche rapidement ses larmes d’un revers de la main.

Un geste rapide pour remettre en forme sa robe mise à rude épreuve et elle se retourne pour faire face à Isabelle.

Un petit sourire s’étale sur ses lèvres pendant qu’elle la regarde s’avancer vers elle. Elle détonne tellement, cette jeune fille, elle détonne tellement avec tous les autres, cet homme surtout, si … si odieux dans son incompréhension, si hermétique, si cruel aussi.

Elle regarde autour, cherche un endroit où elles pourraient s’asseoir, un peu à l’écart, un peu cachées des autres, pour parler, pour savoir qui elle est et pourquoi elle se sent si proche d’elle. Un petit rocher arrête son regard, la place pour deux, un endroit où elles seront isolées des autres grâce à ce petit buisson qui a poussé à côté.

Elle tend la main vers lui, regarde Isabelle, l’invite à venir près d’elle, pour quelques instants, quelques instants seulement.

Je ne sais même pas ton nom, petite fille si gentille. Moi je m’appelle Graceella. Viens allons nous asseoir quelques instants sur ce rocher qui nous invite. Tu me diras qui sont ces nazis dont tu m’as parlé et qui t’on fait du mal.

Elle s’assoit et tapote la place à côté d’elle, elle espère qu’elle va accepter, sinon … sinon … non elle ne veut même pas penser à un nouveau rejet, pas quand l’espoir renait…
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Vince Maverick
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 11:51

La goutte qui fait déborder le vase. Il m'insulte? Non mé ho! Je vais...
Calme, calme. Ne pas s'énerver, sinon va y avoir un mort.

Je peux pas m'empêcher de serrer un poing derrière mon blouson. Je sens la cloère monter, j'ai peine à la retenir, et mon ton se fait de plus en plus dur au fil des paroles. Je sens que ca va dégénerer


"Dites donc, ne m'insultez pas de la sorte. Je ne prétend ni être intelligent, ni vertueux ni quoi que se soit, je prétend juste en savoir un peu plus que vous!
Et je ne vous ai en aucun cas insulté directement!

Maintenant, si vous êtes si insensible que cela au point de terroriser une pauvre jeune femme qui ne nous connait même pas, alors je pense qu'il est inutile que la conversation se poursuive.

Mais je me demande bien ce que cette chère Rayana a pu vous trouver pour garder la conversation avec vous. Franchement elle merite bien mieux!"

Sur ce, je croise les bras et m'accoude à l'arbre. Ca me démange, oh que ca me démange, de lui coller mon poing dans la figure, de lui faire comprendre qu'on est plus en croisière, que ya des trucs étranges sur cette île, et que cette pauvre Graceella vient bien du passé.

Mais il semble si receptif que je pourrais même pas lui donner mon nom sans qu'il le refuse.
Au moins ai je su me retenir de lui en coller une. Mais s'il en remet une couche, je me lâche!
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Rayana
...et l'autre
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 15:07

Nuage d’angoisse qui me traverse ... Ne plus paraître, se laisser faire ? Emmener ses angoisses loin de sa tête ? Immuable volonté de repartir ! Enfin, il nous faut agir ! Regard qui balaie l’assemblée ... Eclat de voix me parvient proche d’où je me tiens, James, Vince, tout deux fortement agité ... Encore cette maudite île qui se joue de nous !

Je fini mon verre, le pose brusquement sur la table, Marre de ces gens qui n’arrivent pas à se contenir, qui n’arrivent pas à prendre les choses plus sereinement ! Deux fortes têtes qui se font face, je vais voir ce qui se passe ! Ici, on n’est pas la pour se tirer dans les pattes, des choses bien plus importante doivent être faite et organisée !

D’un pas rapide je vais dans leur direction !, Qu’ont-ils donc à se vouloir querelles, c’est franchement pas le moment ! Je les regardes encore un instant.. Me poste en plein milieu, et les regardes tour à tour les bras croisé.

Vince ? James ? ; Je peux savoir ce qu’il vous prend ? Croyez-vous réellement que c’est le moment de se lâcher de la sorte ? Franchement, je ne sais pas ce qui c’est passé entre vous, mais je peux vous assurer, qu’il y a autre chose à faire que de s’embrouiller !!

James je comprends ton inquiétude, et ton incompréhension sur ce qu’il arrive, crois-moi, mais je peux te dire qu’ici, il se passe des choses bien plus que inquiétante.. Tu vois, le Père Fausto Par exemple, ne lui trouve tu pas un air quelque peu dépassé ? Il vient peut-être de notre passé très lointain, si lointain ... Je sais que c’est difficile à avaler ... Mais ici, rien n’a plus de rapport avec notre réalité ...

Vince d’ailleurs semble aussi avoir vécu choses étranges, tu étais là James quand on l’a soigné, tu as bien vu ce Halo de lueur, tu n’a pas senti les énergies se confondre? Croyez-moi vous deux il faut qu’on trouve solution pour comprendre ce qui nous entoure ... Il faut à présent qu’on arrive à élucider mystère qui nous rend tous si fragile ! S’il vous plait ...

Bien des choses pourrait encore sortit de mon cœur, mais je crois que pour l’instant, il n’y a rien à ajouter tant qu’on n’en saura pas plus ... Insouciance quand tu nous tien, elle est belle mais parfois pas d’actualité..

J’attends qu’un des deux fasse un pas, juste un pas, rien qu’une brève excuse peut-être ... Mais qu’il ne se déchire pas comme ça, c’est vraiment inutile, tant de choses risques encore d’arriver si nous ne sommes pas préparé, plongeon à vie dans l’obscurité !
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Corso
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Lun 23 Avr - 17:07

Floconneux le marin, les guibolles en fromage blanc et le palpitant au ralenti. Corso a aimé sentir la petite sorcière se serrer contre lui, cause grand vertige et en profiter un petit peu. Il a suivi de loin les discussions, les ballades, les coups de gueules. La fatigue joue à plein pour tout ce petit monde et lui, pas mieux que les autres. Mais, le pire, c'est que le marin se sent pas vraiment appartenir à tout ce joli monde. Sans la présence de sibylle à ses côtés, et la faim qui le tenaille, Corso aurait déjà depûis longtemps quitter cette ambiance étrange et surtendue où il ne se sent pas à son aise.

Pour ne pas être en reste, il dévore comme quatre. Il jette fréquemment des regards alentours comme un prédateur protégeant sa prise. Celi les a rejoint, la jeune fille blonde plus pâle qu'un pot de crème fraiche. Au bout de la table, la duchesse aux yeux fous se saoule copieusement en compagnie d'un energumène à qui Corso ne prêterait pas sa main, de peur d'y perdre des doigts. Autour... Autour, c'est trop loin ! Tant qu'on rentre pas dans son périmètre, le pirate préfère se tenir à son assiette et ses compagnons de tablée.

Compagnons ? Compagnes ! Maintenant que celui qui répond au nom de Trapp aide la duchesse à lever ses miches pour traverser le lieu du festin en jouant à tombera-tombera pas. Je remarque bien les regards de Sibylle et Celi qui suivent l'étrange oiseau et son échevellée compagne. Mais, je les connais pas et la duchesse m'a pas parue gentille agnelle à tondre quand elle nous suivait hier.

Non, moi, je me retrouve au beau milieu d'une discussion entre ces dames. Une discussion où faut s'accrocher pour en saisir des brides. Elle ferait presque peur, la petite, à remacher son amertume. Et ses yeux quand elle suit du regard le détrousseur de nobliotes. On dirait qu'elle se définit comme à part, différente à tel point que cela fait froid dans le dos. C'est surement ce qui la rapproche de Sibylle, mais quand à comprendre quelque chose pour un vieux marin affamé et rincé pire qu'un micheton sortant des bras d'une professionnel de haut vol. Je m'aventure pas à juger.

J'ai senti comme un reproche poindre dans sa façon de rougir et de m'éviter du regard. Je vais surement pas me tirer la bourre pour ça ! Ni pour les autres, un vieux libraire bulgare me disait quand j'étais gosse qu'on reste que des animaux et que l'instinct de survie prime sur tout. Pire ! La perpétuation de la race est si inscrite dans nos gènes... Est-ce que Sibylle et moi, ça ressemble au contre-coup d'une trop forte montée d'adrénaline ? Sais pas ! Le Oôg a joué sur notre lien comme un acte profond. J'ai vu le fond de son âme et son noeud de souffrance, et puis l'échange. Je tiens à ma sorcière à m'en arracher le coeur.

Sibylle s'est levée, j'hérite d'un baiser dans le cou. Faut que je fasse gaffe parce que son simple contact me laisse toujours pantelant, comme si elle me laissait voir le chaud de son tréfond quand elle me touche. Je le garde au fond de moi. Elle s'installe de l'autre côté de Celi. On l'encadre, leur discussion se fait plus intime, mais comment en louper une miette. D'emblée, Celi m'a mis au rencart, cherchant à partager sa solitude avec quelqu'un proche d'elle. Je peux pas lui en vouloir. Ses mots sont souffrances, un manque, un vide dont je ne comprends pas le sens. Elle parle à mots couverts, et j'ai pas les codes. Ca pourrait donner : "Attention, le chat à manger l'araignée, je répète... " Radio-londres devait être plus clair. N'empêche qu'elle est mal, la gamine.

Mais, ça sent les emmerdes à plein nez ! Putain, le seul truc auquel on doit penser en ce moment, c'est à construire des radeaux et tracer de cette île au plus vite. Mais, Celi est décidé à descendre on ne sait trop où en compagnie du gigolo méchant qui vient de s'éloigner. Est-ce que je leur dis que, outre un prêtre jésuitique du XVIème siècle qui dit vivre là depuis Mathusalem, que quand je lève le nez au ciel, entre les frondaisons, les rares étoiles qui me font de l'oeil n'existent pas dans ma carte du ciel. Et que pour un marin à l'ancienne c'est à peu près aussi déstabilisant que de perdre la vue.

Réfléchis Corso ! L'une vient de t'offrir le tréfond de son esprit par le biais de son étrange pouvoir télépathique et l'autre, elle considère la nouriture et les émotions comme des fugaces courants d'air, avec juste assez de désenchantement pour faire croire qu'elle serait une espèce de mort-vivant. Nan, même si tu flippes, elles en ont rien à foutre que les étoiles ne tournent plus ronds.

Et cela se sent dans les derniers mots de la miss Fantomette. Alors, Corso ferme sa gueule, joue au dur que rien n'effraie, se sert et se ressert à boire de ce vin qui émoustille les papilles. Et comme tout marin supersticieux, il en renverse une large rasade sur le sol aux dieux de la mer et du destin qui guident ses pas. Par dessus son verre, il observe les profils tendus des deux jeunes femmes. ses yeux d'or donnent la préférence à la douce soricère brune, mais, il s'interroge de plus en plus sur celui de la petite souris grise qui boit sans éprouver la chaleur du goût.

(Hrp : Post de raccroc bordélique, désolé ^^)
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