Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 Au pied des arbres - Le festin

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Isabelle Soraia
Naufragé du temps
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Ven 20 Avr - 23:58

On lui a toujours appris à être polie, à se conduire bien, à ne jamais faire un pet de travers ou un pli dans son chemisier, à la petite.
Pourtant, elle a l'étrange impression que sur ce pâté de sable, elle sera bien obligée de se dépasser un peu, sinon, elle ne survivra pas. C'est aussi simple que ça.

Dans les camps, il fallait se taire, dire 'Oui' quand on nous demandait si on avait peur, dire 'Non' quand on demandait si on voulait revoir notre famille...
Et parfois, se taire. Regarder ses pieds, encaisser et attendre que le temps passe.
Les fortes têtes, celles qui osaient regarder les nazis dans les yeux, étaient envoyées tout de suite dans les chambres à gaz.
Si il n'y avait plus de place dans les chambres à gaz, les crématoriums pouvaient aussi accueillir des vivants. Et toujours le même refrain. La longue, trop longue, file de personnes qui font la queue pour entrer dans ce baraquement d'où sortait une interminable fumée, qui se s'épuisait jamais. Et jamais on ne revoyait les personnes destinées aux chambres à gazs.

On lui a toujours appris à finir ce qu'il y a dans son assiette.
Elle laisse sa mangue sur le buffet, à moitié mangée .

On lui a toujours appris à ne pas faire de saletés.
Ellle jette ses épluchures de fruits sur le sol.

Elle veut survivre.
Les camps, c'est fini. Elle peut dire non quand ça la chante, dire oui quand la réponse est non, contredire les gens, elle est libre.

Quoi que...

Ses crises d'angoisse à rallonge dès que la situation échappe à tout contrôle, ne venez pas me dire que ça vient de la légende du fantôme sous le lit.

Vous avez dit libre ?

Isabelle s'est reculée un peu, se disant qu'elle aurait peut-être pu attendre un peu plus de temps avant d'assailllir le pauvre prêtre de questions...
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Vince Maverick
Ame-né-zig
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 0:01

Pas le temps de réagir d'aucune sorte, que Kheira, celle qui m'avait confié Graceella, me la retire et s'en va avec.

Là, c'est à moi de m'énerver un tant soit peu, et de suivre au pas de charge Kheira. Qu'importe ce qu'elle dira, elle va pas me retirer la protecion de Graceella!

Arrivant à son niveau, je remarque qu'une autre jeune demoiselle que je ne connais pas la questionne. Je la salue très briévement, avant de me tourner vers Kheira, lui coupant net la parole

"Ecoute, Kheira, tu m'a confié sa grade, et j'ai accepté cette tâche, je l'ai libéré de ses chaines, et ait prit soin d'elle du mieux que possible. je sais qu'elle est craintive, elle m'a raconté ce qu'elle a vécu.

Mais s'il te plait, laisse moi l'accompagner. Je me suis... disons attaché à elle, et j'aimerais l'aider à revivre comme il faut, vois tu. Et si expédition il y a, comme l'a dit cette demoiselle, je souhaite en faire partie!"

Juché sur mes deux pieds, les bras croisés, le regard infelxible mais non haineux, je fixe Kheira, attendant son jugement, avec quelques fois un regard amicale vers Graceella...
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rick
Trait d'union
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 0:07

hééé, mais on dirait qu'il me tire la tronche le big Mike...

Ca doit vouloir dire que ça l'a un peu dérangé quand même de remettre ses godasses dix minutes après les avoir enlevées!! Peut-être même que je LES ai dérangés!!

Bon, assez ri, j'ai un mea culpa à faire.

Je m'approche d'elle. Elle me regarde, elle est encore fumace.

Elle a raison.

Il y a un truc dans son regard, je sais pas... ça ne me fait pas vraiment peur, c'est plutôt...ça m'ennuie, c'est comme un malaise, mais j'ai pas les genoux qui flageollent, c'est bizarre.

Maélia, Maélia...euh...

Je suis désolé , j'ai été stupide...je me suis fait tout un cinéma j'y ai cru et...et ça m'a poussé à te dire des trucs vraiment trop agressifs.

Je suis désolé,... tu... tu m'en veux?

La baffe que tu m'a collée, je la méritais, pas de doute..et tu m'as ouvert les yeux...tu m'en veux pas, dis??
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Monsieur Mike
Falaise
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 0:16

Manger.

Boire.

Dormir.

Je pioche sur les tables ce qui semble être le moins cuisiné, fruits, légumes, viande simplement grillée… Pour ce qui est de la boisson, je me méfie de l’exotique ici et me consacre à la flotte. J’espère éviter la dysenterie. S’ils veulent nous empoisonner, de toutes manières, ils ont beaucoup de moyens d’y parvenir. N’empêche que c’est le moment rêvé là, pour réussir un carton plein. Je ne sais pas combien nous sommes en tout. Une petite douzaine, et il en manque quelques uns…

Une fois les provisions embarquées, je m’éloigne du centre. Toutes ces torches, ces feux… on fait d’excellente cibles. Et puis, j’aime pas le monde. Je me dégotte un arbre, pas trop loin tout de même, à portée d’œil de la star du petit écran dans l’épisode de fin de saison.

Je m’adosse et m’alimente consciencieusement. Je ne sais pas quand nous pourrons de nouveau manger.
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Kheira Cruz
Lucky Lucy
Lucky Lucy
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 9:34

Alors que Mike m'explique qu'il n'a jamais agréé à ma requête, qu'il est attaché par contrat au père de Rick, je caresse du pouce la main de Graceella que je sens toujours aussi tendue. Dans mon champ de vision apparaît un Rick, toujours aussi foufou, faisant un signe de la main à Mike avant de rejoindre sa poule de luxe, sûrement pour s'excuser.

Mon regard se reporte sur Monsieur Mike. Je ne lâcherai pas le morceau et j'ai un argument choc pour le rallié à ma cause mais ça il ne le sait pas encore. Enfin ça attendra un peu car là trop de monde, trop de fatigue et chacun pense à manger ses délicieuses choses qui attisent notre appétit.

Mike...

Mais déjà il s'en va pour justement aller se nourrir. Décidément aucun savoir vivre avec les femmes ce type, va falloir que cela change sinon va y avoir des heurts entre nous.

Le froid qui me rattrape, je serre un peu plus fort la main de Graceella. Elle est là. C'est dingue comment je pressens sa présence lorsqu'elle se trouve si proche de moi depuis que je connais son secret. Céli le monstre est là, belle et bien devant moi. Elle a changé depuis notre arrivé sur l'île, adieu la petite fille si douce qu'on a envie de protégée. Maintenant elle dégage quelque chose de... un mélange de... j'arrive pas à le définir mais quelque chose qui fait peur pour qui connaît son secret !

Céli...

Mais qu'est ce qu'ils ont tous à m'assaillir au point de me couper la parole ? Vince se dresse aux côtés de Céli, déçu, un peu en colère du manque de considération que j'ai eu pour lui, me demandant de lui rendre son rôle de protecteur. Je rechigne, j'ai envie de ruer, mais un regard sur Graceella, sa nouvelle tenue, ce changement de comportement si brusque. Reprendrait-elle ses marques avec Vince, serait-ce lui le déclencheur de tout ceci... Je ne sais pas... Mais après tout pourquoi ne pas lui laisser une chance de reprendre son rôle de samaritain.

U peu plus loin, une fillette, celle qui est arrivée avec le père Fausto, qui semble un peu perdue. Et bien soit, s'il veut prouver qu'il peut être digne de porter la croix du mérite, il va pouvoir faire ses preuves.

Vince, tu ne l'as pas libéré de ses chaînes ! c'est bien présomptueux de ta part de l'affirmer... Néanmoins, je veux bien te faire confiance, mais je crains que ce ne soit pas avec la manière forte que tu arriveras à libérer Graceella de ses démons.... Enfin, allez donc manger tous les deux et au passage essaie de distraire la petite fille qui se retrouve toute seule là-bas, dis-je en montrant l'enfant en jupette et socquette, chaussures noires et chemisier à fleur, pour l'expédition, j'ai encore deux points à régler, on en reparlera.

Je tend ma main qui tient celle de Graceella et la dépose dans celle de Vince. Voila qui est fait...

Au tour de Céli maintenant. Décidément ils ne me laisseront pas de répit. De plus la fatigue me rattrape... 48 heure sans fermer l'oeil de la nuit ça devient hard de tenir là. Enfin...

Céli, est-ce qu'on peut en reparler demain matin, la tête bien claire, de cette expédition ? car là il me reste un point à régler, et vu la fatigue générale, je ne sait pas si ce point là voudra bien accorder ses violons aux miens. Mais c'est vrai que tu ne dois pas connaître la fatigue toi... dis-je en la regardant d'un oeil torve... Mais je te conseille de feindre... on se dit rendez-vous aux aurores ici même pour un petit déjeuner ?

Sans lui laisser le temps de répondre, je cherche Monsieur Mike des yeux. Cinq minutes d'inattention, et le voilà qui disparaît. Je me dresse sur la pointe des pieds, regarde au dessus des têtes, pivote sur moi-même. Rien. Mais je vais le trouver. Je zigzague entre les gens, contourne les tables, scrute les abords de la foret et bingo ! il n'est jamais loin de son patron !

Inspiration. Expiration. Le tout pour ce donner ce courage qui commence à vaciller avec la fatigue. Mes jambes se font de plus en plus lourdes, le temps passant, mais j'arrive à les traîner jusqu'à Mike. Je me laisse choir à terre, juste à côté de lui, cuisses contre cuisses, bras contre bras. Ma tête s'échouant mollement sur son épaule. je crois que j'ai atteint le point de non retour question fatigue mais faut que je lui cause avant. Bâillement.

Mike... votre job est de ramener saint et sauf Rick chez lui et ce par tous les moyens non ? et si m'aider dans mon expédition était un de ses moyens ? méditez Mike... méditez...

Mes doigts gauches dessinant des arabesques sur le tissu recouvrant le torse de Mike, se font moins hardis, plus engourdis, se laissent glisser le long de celui-ci pour choir sur sa cuisse immobiles... J'en peux plus... trouver un lit... se lever... pas possible... Les yeux qui ont du mal à rester ouvert.. à... si fatig... faut pas... trop tard.... le noir.
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Fausto Alumbrado d'Este
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 9:35

De retour chez les sauvages....

A peine fûmes nous arrivés, moi encore la pucelle sur l'épaule qu'une furie épaisse comme chat mouillé se jette sur moi en couinant me faisant choir ainsi que mon fardeau....

Quel péché dois-je donc expier pour servir ainsi de soufre douleur a toutes les jouvencelles de l'île ?

La jeune fille qui vient d'arriver m'aide à me relever, aidé par la jolie Rayana pendant que quelque esclandre surgit entre différentes gens à propos de la folle furieuse...

Merci beaucoup pour votre aide, jolies demoiselles. Bonnes gens, pardonnez lui son offense car elle ne sait pas ce qu'elle fait. Point n'aime-t-elle les religieux sans doute aucun....

Me tournant vers la fraiche arrivée :

Je comprends votre désarroi, mon enfant. Je suis le Père Fausto. Je suis missionnaire jésuite naufragé en 1590... Quant a eux tous, ils proviennnent d'un naufrage ayant eu lieu au début de l'an 2000. Il semblerait que le temps se mélange et s'enboucle comme pelote de fil en cette ile.... Nous sommes ici en un village où les indigènes nous ont accueillis mais point ne savons qui ils sont... Vous me croyez fol, n'est-ce pas ? Le mieux est que vous interrogiez la belle demoiselle qui va a aider a me relever. Elle se nomme Rayana et pourra plus facilement se faire entendre de vous...

Après avoir adressé un sourire de remerciement à mes deux anges gardien, je me retourne pour aider la petite sorcière.
Quand j'entrapperçois son regard, je décide de la laisser se relever toute seule, ne voulant pas pâtir en plus d'une ou deux morsures....

Avant qu'elle ne grogne, je lui lance :
Fin de la promenade... As tu miré tous ces odorants plats ?viandes, friands, rôts et autres délicieux mets ?....

Peut être que la vue de tant de nourriture va quelque peu l'appazimer.

Un festin. Il est vrai que j'ai moi aussi grand faim. Je viendrai donc manger quelque morceau, plus tard.
Mais auparavant, je dois aller prévenir Dame Dellah de l'arrivée de nouveaux naufragés.

Pardonnez moi. Je reviens....

D'un pas vif, sans plus m'occuper de ces gens hostiles, je me dirige vers la grande maison.

[vers la chambre de Dellah]


Dernière édition par le Dim 22 Avr - 14:09, édité 1 fois
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Graceella
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 10:43

Cet être que tout le monde s’empresse de relever, cet homme, elle, elle voudrait l’écraser, le faire souffrir, lui arracher la peau centimètre par centimètre, comme on a fait à sa mère. Que ce soit lui ou un autre qui l’ai fait qu’importe, c’est lui qui payera.

Mais déjà Vince est sur elle, déjà il l’éloigne. Elle regarde le prêtre vautré dans la poussière pendant que Vince la sermonne, elle le regarde pour ne pas oublier. Elle debout, et lui par terre.

Tout à coup elle se sent emporter, c’est la main de Kheira qui est dans la sienne. Elle se laisse faire, elle s’est suffisamment vengée pour l’instant, le reste viendra plus tard. Elle écoute à moitié les paroles qui sont prononcées autour d’elle. Des silhouettes, qui viennent, s’éloignent, et elle qui passe de main en main comme un colis dont on ne sait que faire, un colis piégé qui peut exploser à tout instant.

Mais il est parti celui qu’elle hait déjà, et la colère s’éloigne avec lui. Près de la table, il y a la petite fille qui a parlé au prêtre. Elle sent, elle sent quelque chose en elle qui la rapproche, la même souffrance, le même retrait, la même crainte au fond d’elle.

Elle lâche la main de Vince, doucement leurs doigts s’isolent, et elle s’approche lentement d’Isabelle, parce qu’elle a vu ce recul qu’elle a fait, ces épluchures qu’elle a jeté au sol en geste de refus, refus d’être ce qu’on veut qu’elle soit.

Elle l’examine, elle est étrangement vêtue, une robe trop stricte, des souliers bien cirés, la petite fille sage par excellence. Elle ne cherche pas à savoir qui elle est, par qu’elle souffrance elle est passée, elle sait que c’est la même que la sienne, la même. Une époque bien différente mais rien n’a vraiment changé.

Toi aussi, ils t’ont fait du mal … Ce prêtre ... Il ne faut que tu t’en approches … Il fait parti de ceux qui cherchent à faire croire aux gens qu’ils n’ont pas le droit d’exister parce qu’ils sont différents.

Elle lui tend la main, elle ne sait pas pourquoi ce geste, peut-être simplement parce que dans les yeux de cette enfant, elle y voit une souffrance qui parle à la sienne.
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Isabelle Soraia
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 11:04

Isabelle écoute parler le père Fausto, sans l'interrompre. Il ne faut pas interrompre les gens. Même quand on ne comprend pas tout. C'est mal.
Mais à une certaine phrase, la petite fille n'arrive plus à cacher son trouble.

Quant a eux tous, ils proviennnent d'un naufrage ayant eu lieu au début de l'an 2000.

Isabelle bondit sur ses pieds, équarquille de grands yeux effarés. L'an...2000 ???
Cinquante ans de plus que lorsqu'elle a embarqué sur l'Aquario...Un nouveau siècle ! Impossible !!

- Mon père...Tout ceci me paraît trop confus...J'ai embarqué il y a deux semaines, le 5 juin 1950, sur le bateau l'Aquario, et je viens d'arriver à la nage sur l'île !! Après tous ces gens, ces habitants du...21ème siècle !

Elle se laisse tomber sur une chaise, anéantie. Se prend le visage dans les mains.
Elle essaye de réfléchir, comme quand elle est face à un atelier de bricolage et qu'elle se demande comment réparer tel ou tel objet, mais là, ça ne fonctionne pas.

Les rouages restent coincés, ça bouillone dans sa tête, mais pas d'idées...
Machinalement, elle glisse la main dans sa poche gauche, la droite étant déchirée. Elle repasse du doigt les contours de la bague de sa mère. L'enfile à son majeur. Mais la bague glisse, elle est trop grande.

** Maman, aide-moi, s'il te plaît...Dis-moi...**

Déjà, Fausto s'éloigne, d'un pas rapide, il court presque.
Et voilà qu'une jeune femme échevelée, celle qui a poussé Fausto à terre, l'aborde. Et lui parle, lui parle de douleur et de maux, de trahison et de...de non-confiance envers le prêtre...Elle ne sais pas quoi répondre...Elle cherche des mots qui ne feront pas de tort à Fausto, sans pour autant vexer la jeune femme. Soigneusement, pèsant chacun de ses mots, elle dit :

- Vous savez Madame, ce prêtre ne m'a rien fait de mal, il a été très gentil avec moi. Et ce n'est pas les religieux qui m'ont fait du mal, ce sont les...les nazis...

Peut-être Graceella ignore-t-elle qui ils sont. Ca ne fait rien. Elle le saura peut-être.

- Merci de votre intervention mais je ne fuierai le prêtre que si je m'aperçois qu'il m'est nuisible.

Elle sourit, doucement.
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Duchesse Iris De Loncourt
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 11:50

Combien d'hommes m'auraient retourné la politesse? Par fierté, par orgueil, par machisme…

Lui, je le pensais de cette catégorie là, suant la dignité masculine. Et pourtant, il reste là sans broncher, l'œil moqueur, le geste désinvolte, dévisageant les convives du buffet. Rouge de couleur, je croise les bras sur ma poitrine et tourne le menton, moue boudeuse de circonstance et regard de marbre. Du coi de l'œil, je surveille tout ce petit monde, un peu mal à l'aise… à la première occasion, je me carapate.

Mon estomac proteste vigoureusement… bon d'accord un morceau et je disparais.

Le regard du mâle quitte la table vers une destination qui semble beaucoup plus lui convenir. Pourquoi ça ne m'étonne pas? Il n'y a pas un millier de chose qui font lever un homme de cette trempe-là… les femmes, le fric, l'alcool. Je l'imagine déjà levant le coude sur son millésime ancestral, se sifflant la bouteille jusqu'à s'en couvrir le menton de rouge.

Une merveilleuse occasion de railler un peu ce détestable personnage et de quitter avec classe cette tablée de pecnots.

Mais qu'est-ce qu'il fout?

Le voilà qui revient, s'asseoit presque poliment à sa place, libérant la bouteille de son scellé de cire. On est loin du soiffard qui explose le goulot à coup de molaires… Je suis déçue.

Heureusement, reste l'égoisme, une encore bien belle occasion de mettre un coup dans le sourire de requin du type…

Un verre se tinte de rouge sombre, le liquide léchant la surface lisse en dessinant des traînées troubles.

Nom de Dior, ce vin pleure comme une diva!


Allez, bois ton grand cru, saligot, laisse moi le plaisir de jeter à ta face quelques regards dédaigneux.

Contre toute attente, un second verre vient rejoindre le premier… je me renfrogne. Déplacement sans faute, voilà la coupe tendue au-dessus de moi, invitation élégante accompagnée des trois mots magiques.

Un arôme d'une grande noblesse me parvient aux narines… qui aurait cru?

Ne lui fait pas ce plaisir, il n'attend que ça!

Hésitation…

Mes doigts se serrent autour du verre, le libérant de la main qui me la tend. Mon regard n'a pas perdu sa méfiance, mais je hoche toutefois la tête en guise de remerciement. Je fais danser le liquide, en hume les fragrances vaporeuses et daigne y tremper les lèvres.

Ce vin tient toutes ses promesses, fleurant bon les cépages du sud ouest de la France au temps où la fabrication du breuvage avait un véritable sens. Cette première gorgée me fait l'effet d'une claque de sumo en plein visage.

Un verre de vin à jeûn… c'est un appel au suicide… j'aurais du m'en douter le salaud!

Pour la peine, je lampe une nouvelle gorgée, gratifiant l'individu à ma gauche d'un regard courroucé. Le monde se trouble autour de moi, j'en perds la conscience des autres convives...

Une autre gorgée, juste une petite...
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MJ'
Mais si, elle est gentaaaAAAARRRRGH !!!
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 13:47


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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 14:36

Je mange machinalement sans plus faire attention à ce que j’ingurgite. Je ais que je dois me nourrir et que j’ai choisi ce qui représentait le moins de danger. Point, barre. Alors inutile d’ausculter chaque bouchée. Et pour ce qui est de la gastronomie, je n’en ai cure pour l’heure. Il me semble vital que la machine soit en état de marche. Consciencieusement, je mastique et absorbe le lot de protéines, de lipides et de glucides nécessaires à remonter le niveau des batteries. Le regard posé sur Rick comme celui d’un artificier sur la bombe qu’il s’apprête à désactiver.

Tiens, l’autre allumée radine en ma direction. Qu’est-ce qu’elle me veut encore ? Non, pas de pomme dans la main ni d’autre denrée susceptible de me faire un shampooing revitalisant ou des taches supplémentaires sur mon épave de chemise… Et voilà qu’elle se laisse tomber comme un sac contre moi. A quoi joue-t-elle avec son doigt, là ? Et tout de go, sans le moindre avertissement, elle sombre dans le sommeil, contre moi. Je suis donc si confortable qu’on me choisisse comme ça pour coussin ?

Et je n’ai même pas le cœur à la repousser. HO ? T’as un cœur toi ? Mais non va, tu sais bien que c’est qu’une expression. Le cœur c’est fini, ablation définitive des organes inutiles. Amputation du palpitant, éradication des sentiments. Nettoyage par le vide de toute forme de sensibilité. Désherbage du jardin d’amour. Annihilation du…

Mais je ne la repousse pas. Elle n’a qu’à ronfler la fillette. Bien sur, je ne suis pas dupe et je vois bien où elle veut en venir la dissimulatrice. Si elle ne me tient pas par le bout du nez, elle essaiera de s’emparer d’un autre appendice. Mais là, elle dort, sans fard, avec une petite moue de gamine qui rêve.

Arrête de la regarder. Rick. C’est Rick que tu surveilles. Et n’oublie pas. Il doit rentrer à la maison seul et en bon état de fonctionnement.




Les convives se rassemblent. Des histoires se nouent et ce dénouent. Des mains se rapprochent. Des regards s’échangent.

Le calme avant la tempête. Et celle-là menace d’être titanesque.

Faudra dormir aussi, un jour Kristoff.
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Graceella
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 14:49

Sa main reste dans le vide, la froideur de cette jeune enfant la surprend, la fait revenir dans son cocon, celui qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

Elle recule d’un pas, son regard se vide, elle comprend... Elle comprend que rien n’a vraiment changé et que ses chaînes, celles qu’elle croyait avoir enlevé, elles sont encore là, plus présentes que jamais, car elle est entourée et se sent plus seule qu’au plus profond des bois.

Des mots arrivent à franchir sa gorge, sa bouche, ses lèvres.

Très bien … Tout est pour le mieux alors … Veuillez m’excuser … Je ne vous dérange pas plus longtemps.

Elle se retourne, regarde tous les convives, l’un après l’autre, et sait. Sa place n’est pas ici, pas parmi eux. Elle marche lentement, attirée par le feu dans un des coins de la place, tend ses mains vers lui. Elle a froid, tellement froid.

Le sol l’attire, ses jambes flanchent, elle s’assoit par terre, près de ce feu qui est le seul à pouvoir réchauffer son cœur.

Son regard reste posé sur les flammes qui dansent. Comme elle aimerait elle aussi pouvoir danser ainsi !

Dos tourné au buffet, elle reste là, sans parler, sans pleurer. Comme elle aimerait pouvoir elle aussi manger et boire ! Comme elle aimerait que le nœud qui est dans son ventre se desserre pour qu’elle puisse le faire.
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James Callahan
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 15:37

Un sourire à Rayana, j'acquiesse. Ce sera plus simple ainsi.
Elle se détourne de moi pour observer l'altercation qui a eu lieu.
Rien d'étonnant à cela. Je m'y attendais, il y aura des division ici...
Mais Rayana me pousse à la suivre d'un geste de la main harmonieux.

J'y vais j'y vais pas ? Ca pourrait me donner l'image d'un type bien...
Non, ce n'est pas mes affaires... Je reste à distance on ne sait jamais.
Mon regard est posé sur ce groupe, je scrute, un peu inquiet.
Il falait s'y attendre... Tôt ou tard, de n'importe qui la trahison vient.

Je me sers un verre d'eau, mieux vaut avoir les idées claires.
Les gorgées sont longues, ma gorge est complètement nouée.
J'aurai peut être dû y aller tout compte fait, être un peu dévoué.
Maintenant je suis l'égoïste, celui qui ne s'occupe que de ses affaires.

Je les voient tous autour de la coupable, l'assaillant de questions.
Vraiment aucun tact... J'ai trouvé pire que moi, c'est rassurant.
Elle s'éloigne vers le buffet, l'air un peu perdue. J'agis maintenant.
A ce moment elle regrette son geste, elle a été trahie par ses pultions.

Je me lève de mon siège et me dirige vers le buffet où elle se trouve.
C'est aussi une victime, mais son bourreau c'est elle même.
Ne pas poser de questions... Comprendre ce qui la pousse à l'extrême.
Je suis à côté d'elle mais ne la regarde pas. Mes lèvres s'ouvrent :

- Ne soyez pas gênée par ce que vous avez fait.
Assumez le jusqu'au bout.
Je me fiche de connaître ce qui vous a mené à pousser cet homme.
Mais essayez de faire un effort pour mettre vos émotions de côté.
Nous sommes un groupe très différent, tout le monde ne peut pas s'apprécier. Pour survivre il nous faut être ensemble.
Je ne suis pas là pour vous donner des conseils ou vous blâmer, ça ne sert à rien.
Même des excuses ne résolvent pas le problème.
Ignorez cet homme, et profitez plutôt de vous reposer.
C'est à vous de voir, rien ne vous y oblige...


Ca y est James, voilà que tu te prends pour la maître d'école.
Casse toi ça vaut mieux, tu risques de te rendre encore plus ridicule.
Je pose un regard sur la jeune femme, que je n'avais jamais vue.
Tristesse, peine... Voilà ce qui peut résumer la vision que j'ai eue...

Je reste là, dos au buffet. Je me demande quel est le prochain à mourir...
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Arioh
Ancien
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 15:57

Elle arrive dans la clairière de son pas toujours égal, et le sourire comme peint sur son visage aux traits réguliers. Ils sont déjà nombreux... Elle se dirige tout de suite vers les buffets et jette un coup d'oeil à l'abondance de nourriture qui s'y étale. Grands bols de bois contenant des salades de toutes sortes, planches polies couvertes de fromages tranchés, de sortes de pains plats et croustillants, paniers de petits pains, plats de tubercules froids saupoudrés d'une épice couleur rouille...

L'odeur alléchante de viande grillée provient des broches qui tournent au-dessus de deux des feux. Sur le troisième, une marmite glougloute allègrement... Arioh gagne le premier feu, et entreprend de tourner régulièrement la broche en versant sur les volailles un jus épais tiré d'une petite jarre... Silencieuse, souriante, elle est toute à sa tâche, l'oeil à tous, l'image même de la diligence et de l'organisation parfaite.
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Graceella
Larme fatale
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 16:22

Le crépitement du feu la berce, les flammes l’apaisent peu à peu. Elle s’enferme dans ce spectacle, oublie le monde autour, les bruits derrière, les conversations, l’animation.

Une voix, une voix toute en hauteur, un peu pincée, un peu distante, lui parle, lui fait des reproches, encore, toujours.

Il ne veut pas savoir pourquoi elle a fait cela, lui dit qu’il faut se comporter en bonne société. Qu’est ce que la société lui a apporté à part la montrer du doigt. Toi, beau parleur, qui sait mieux que les autres, toi qui lui parle de haut, toi qui ne cherche pas à comprendre, laisse là, laisse là seule dans sa peine, car tu n’y es pas invité.

Elle lève son visage vers lui, le regarde sans le voir, ne comprend pas pourquoi. Pourquoi tout le monde tout à coup la rejette, pourquoi personne jamais ne cherche à comprendre avant de juger.

Dans ses yeux les larmes se forment, petites perles de lumières dans la nuit qui l’entoure. Elles quittent leur écrin et se propagent sur ses cils qu’elle bat de temps en temps pour essayer de les contenir.

Oui … Vous avez raison … Excusez moi … Je me tiendrai sage maintenant …

Elle détourne la tête et la tourne vers les flammes pour y sécher ses larmes.
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Vince Maverick
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 16:38

Graceella, après s'être vaguement entretenue avec la petite fille que Khiera m'a demandé de surveiller, est repartie toute triste s'assoeir sous un arbre.
Pas le temps de réagir, que déjà le jeune homme qui accompagnait Rayan s'en approche et commence à lui faire la morale!

C'en est trop pour elle... et moi avec!

Je m'approche alors d'un pas plus que déterminé. Je crois que même un mur ne m'arrêterais pas!

Une fois aux côtés de Graceella, j'observe un instant l'homme, et après un signe approbateur, je me penche vers Graceella


"Allons, ne te renfermes pas comme tu le fait!
Tu hais cet homme c'est ca? Tu le deteste? On a chacun nos ennemis en cette terre, même moi."

Me tournant alors vers l'homme, je tente de lui expliquer tout en m'asseyant à côté de Graceella.

"Comprenez, elle vient d'une autre époque, et a été victime d'une de ces chasses aux sorcières si connues aux moyen age, menées par les hommes d'église. je crois que cela l'a traumatisée, car sa mère en est morte, et elle en a réchappé de peu. Comprenez la..."

Puis je regarde le petit visage, si jovial et gai il y a un instant, maintenant larmoyant et triste, aussi noir que le crépuscule, et pourtant encore assez blanc pour me laisser de l'espoir. Passant un bras sur son épaule, je lui parle a voix basse


"Graceella, personne ne te comprend, car personne ne sait ce que tu as vécu. certains ici peuvent être bon pour toi, d'autres pas. Ce jeune homme ne te connait pas, mais je suis sûr qu'il a bon fond, et serait prêt à t'aider lui aussi.

personne ne t'en veux vraiment, soit en sûre. Allons, sèche tes larmes. Tu sais bien qu'il y en a ici qui t'aiment...

Kheira et moi tenons suffisament a toi pour ne pas te laisser seule, alors ne pleures pas. Vient, allons manger un bout, je te présenterai des amis à moi, ils seront ravis de te connaitre j'en suis sûr"

J'attend une réponse, même un mot, de sa part. Son état s'est aggravé je le sens, et mon propre visage s'assombri, car je sens que cela va être dur pour elle...
Et pour moi...
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Speaker Trapp
Piston & Cylindre
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 16:40

Elle porte à ses lèvres fines le verre de vin, léchant la première gorgée lumière dans le regard et gourmandise en commissure, une goutte de vin qui s’échappe et roule et s’affine sur son menton.
En grande amatrice des crus subtils, elle ne boit pas, elle déguste.
Et ce vin est un grand cru, si grand que la duchesse cette fois, boit sans modération.
Son regard se trouble…
L’œil vitreux…
Le sourcil qui s’effondre
L’autre qui se redresse…
Elle est carrément bourrée !

Alors ça, c’est la meilleur. Moi, qu’on accuse de mes mauvaises manières, je n’ai même pas renversé une seule goutte sur mon col, et la Duchesse qui pointe du menton et tire sur le verbe est déjà raide bourrée comme le coin de la table.

J’exagère à peine, mais je trouve la situation amusante, enfin ! Un peu de distraction dans cette galère hostile, et puis la bouffe qui sent bon et attire le palais, et à mes cotés une duchesse tout ce qu’il y a de plus bourrée, et sans conteste d’une rare beauté…
Oublie trapp…
Une duchesse, c’est pas fait pour le petit peuple.
Ça se coltine au bras des portefeuilles quatre vingt ans d’age moyen, et jouer les gigolos je laisse ce rôle de sous laquais à d’autres.

Permettez ?

Et je remplis son verre allégrement…

Du coin de l’œil, un regard en direction de Céli…
Méfiance.
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Sibylle
Mi-femme, mi-graine
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 19:13

Le trajet ne s'est pas fait sans mal... C'était masqué sous la fatigue jusque là, mais maintenant c'est clair et net : j'ai le vertige. Le pire c'est que je n'en savais rien... Mais c'est avec un teint verdâtre, les genoux en coton et un soulagement indicible que je touche enfin le plancher des vaches. Je relâche la pression sur le bras de Corso... Le pauvre. J'espère que je ne lui ai pas fichu des bleus.. Je me suis cramponnée à lui comme un coquillage à son rocher. Il a le bras un peu rouge... Je frotte doucement, avec un regard un peu penaud... Mais il sourit. alors moi aussi.

L'odeur nous tire par l'estomac jusque dans la clairière, et là, je m'arrête, un peu éblouie par la lueur des feux, mais surtout pas l'abondance qui croule sur les tables !!! Bon sang, mais c'est Byzance, ici !!!
Des flots de salive qui m'arrivent en bouche...
Urgence.
Il faut que je mange quelque chose ou je vais me mettre à baver comme un de ces clébards à gueule écrasée et bajoues pendouillantes...
J'ai faim j'ai faim j'ai faim !!!!

Je remorque Corso vers le buffet le plus proche. Il y a là des petits pains fourrés à un truc qui sent comme de la viande... Zou ! Englouti. C'est délicieux. J'en ai les papilles qui s'affolent...
Bon, un peu de tenue, Sibylle...
Un peu calmée par le petit-pain-zakouski, je prends une écuelle de bois. Au passage, je note la finesse du travail... Ces gens sont des artistes... On dirait que le matériau a été choisi pour les motifs concentriques qui ornent naturellement l'objet poncé jusqu'à avoir un éclat satiné. C'est magnifique.

Et ça disparaît magnifiquement sous une petite montagne de bouffe...
A côté de moi, Corso charge une autre assiette de tas de trucs intéressants... Je me retourne, et avise les trois grandes tables au milieu de la clairière... Y'a pas grand monde d'installé, encore... Pas grave, j'ai trop faim pour attendre, j'entraîne Corso vers la table la plus proche et je m'installe... Un salut de la tête aux deux personnes assises non loin... Du vin ? Mmmmmh... Tout compte fait la place la plus proche n'est peut-être pas la moins bien choisie...

C'est seulement après que je reconnais le type... Tiens tiens tiens... Le petit escroc barboteur de breloques...
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James Callahan
Individu
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 20:26

Bingo ! Nous avons un gagnant ! Que dis-je ? Un recordman...
Ce cher monsieur est celui a fait pleurer la demoiselle le plus vite...
Je me tiens le front, désespéré... C'est pas demain que je serai superman.
Qu'est ce qui t'as encore pris de te mêler aux autres parasite !

Bon calmons nous... Essayons de trouver les mots juste pour la névrosée.
Tout ce que je voulais faire c'était me soucier un peu de mon prochain...
Décidément ce que tu fais de mieux c'est l'égoïste et l' inhumain.
Je lance un regard à la jeune femme, je m'apprete à parler.

Mais trop tard. Voilà son prince charmant. Je sens que ça va être ma fête.
Un regard au type, il va pas aimer que j'ai fait pleurer sa copine.
Bon, je me casse ou pas ? Non... ça serait encore pire en fait.
Le voilà qui se met à l'engueuler... On est pas sortis, pris dans la machine.

J'avais raison... Il me demande de la comprendre... Difficile...
C'est probablement ça le mystère féminin. Pas tellement facile.
Garde ton calme James... Ne tiens pas compte que de ton instinct...
Ne fait pas gaffe au ton qu'il emploie... Il te prend pour gamin.

Trop tard, je parle...

- Vous me demandez de croire qu'elle est sortie du moyen âge ?
Vous débloquez... Je veux bien croire qu'elle soit à bout de nerfs à cause du naufrage, mais n'essayez pas de me faire avaler n'importe quoi...
Sans vouloir vous vexer mademoiselle, je crois que vous vous foutez ouvertement de notre gueule...


Et nous acceuillons avec triomphe le retour de l'ancien James Callahan.
Celui qui trompait, volait... Ma soeur était un pilier aujourd'hui ruineux.
Fini le gentil grand frère... Maintenant voici le survivant, le profane.
Je me redresse, j'attends la riposte. Je le sens pas ce coup foireux.

Pétage de cable en direct, mais faut pas me prendre pour un pigeon.
Je veux bien qu'il y ait quelques évènements étranges sur cette île,
Mais des immortels façon Highlander c'est un peu trop pour le garçon.
Face c'était je me tais, Pile je l'ouvrais... Et c'est tombé sur pile.

Un regard de défi... Si tu veux la merde, tu vas l'avoir...
J'aime déjà pas les pleurnicheurs mais si en plus que je m'excuse...
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Rayana
...et l'autre
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 22:52

Fausto il se relève donne pieuse explications à la toute jeune fille qu’il a ramené avec le petit groupe ! Voilà maintenant qu’il veut que les questions me soient posées... Il est drôle lui, je vais pas pouvoir éclairer grand monde sur ce qu’il se passe ici.. Entre 1600 et 2000 Y a quand même 400 ans d’écoulés tout devient encore plus aberrent que ce que je me l’imaginais ...

Je vois le Père Fausto faire demi-tour s’enfonçant dans la forêt.. Je ne sais pas, il à quelque chose ce Prêtre ... Je sais pas, une impression bizarre..

Je balaie du regard la petite assemblée ... Attendent- ils tous réponses aux questions confuses, il est évident que je ne vais pas pouvoir leur dire beaucoup plus que ce qu’ils doivent peut-être inconsciemment soupçonner..

Songe étranges, réflexions ambiguë, on est seuls et personne à qui faire confiance ? Doutes, doutes, toujours des doutes ... Assurer ses arrières ? Trouver allié d’esprit ... Je voudrais m’arrêter, juste un instant me retrouver ... J’y arrive plus ... Je m’éclaircis un peu la voix..

Hum. .. Bon à ceux qui m’écoutent, Si vous avez quelques doutes ou éventuelles choses à dire je vous écouterai, mais pour l’heure, j’ai besoin de me restaurer.. Suivez-moi, ou alors faite ce qu’il vous tient à cœur..

Attente de réponse éventuel un bref moment avant de me diriger vers le buffet.. On verra bien si quelqu’un sera intéressé à suivre le petit mouvement que j’essaie d’instaurer.. Jeune fille étrange prêt du feu, James et Vince à ses côtés, moment de désarroi.. Intense pour elle, pour moi..

Perdue dans les abîmes de mon passé, pourquoi le passé, ce passé, il est bien loin maintenant, si loin ... Et c’est pas ici qu’il va ressurgir ça non ! J’en suis certaine.. Machinalement, je me dirige vers les table dressées.. Réflexions, peine en âme.. Blessure profonde.. Je ne dois plus y penser..

Je fais face à cette immense table pleines de victuailles prête à être englouties.. Je la regarde, sans expression, sans envie.. Juste une larme s’écoulant sur ma joue.. Emotion trop palpable, Pression qui tente de s’échapper, j’ai déjà tant résisté..

D’un geste presque dicté, je me serre quelque chose à boire.. et en boit une gorgée, jus de fruit sans doute.. Je rêve d’un courant d’air d’une infime brèche pour respirer..
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Duchesse Iris De Loncourt
Naufragé
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Sam 21 Avr - 23:04

Comme cet alcool est traitre, comme la faim me trahi. J'aurais peut être du manger un petit quelque chose avant de m'enfiler ce premier verre. En quelques lampées, le monde est devenu trouble et obscur. Je reconnais à peine la brunette du paquebot et le marin que j'avis commencé à suivre en expédition.

Et l'autre niquedouille qui me regarde en merlan fris…

Avec la délicatesse d'un troupeau de rhinocéros à la saison des chaleurs, je pose mon verre sur la table. J'écarte d'une main une mèche qui me chatouille le nez, manquant de me creuver un œil au passage.

Un petit éclat de rire m'échappe, je le bride, le rattrape et lui tord le cou, retrouvant un sérieux de façade. Je lance un regard accusateur à Trapp qui vient de remplir à nouveau mon verre du délicieux breuvage… du moins j'essaye, car j'ai toute les difficultés du monde à fixer mes yeux.

Le monde danse une valse enivrante autour de moi, je sais que si je bouge, il m'entrainera…

Bon Dior! Iris! Ce n'est qu'un verre! UN verre!

Oui mais voilà, pas mangé depuis le naufrage… du mal à tenir l'alcool quand on est à jeûn… bien connu ça… encore une ptite gorgée et j'arrête… pour me donner du courage tiens!

Une petite rasade derrière la cravate… regard fulgurant de mépris pour l'autre serveur improvisé qui se termine dans un éclat muet de rire. Mes deux mains s'écrasent sur ma bouche, me dispensant deux coups assez douloureux.

Ne pas se donner en spectacle… pas dans cet état…

Dernier regard courroucé à l'autre… c'est quoi son nom déjà… pfff… l'autre quoi, je me lève, mettant mon équilibre à rude épreuve. Première tentative… échec… je m'écrase lamentablement sur mon fauteuil.

Les deux mains sur la table… deuxième tentative… oscille à gauche, balance à droite… attention… Bingo! Me voilà sur mes deux jambes… youplaetpasboom!

Je tend un doigt menaçant vers l'autre lavette. Qu'il ne s'avise pas de me suivre… ni lui, ni sa bouteille… quoi que si ça bouteille veut venir, elle peut, je lui ferais voir de quoi une Duchesse est capable.

Je me tourne, me drapant dans ma dignité et m'éloigne, front haut et port altier.
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Céli
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 0:17

Kheira…non !
Pas toi !
N’importe qui pourrait me metre toutes les tornades du monde dans le nez, j’en aurais rien, rien à faire ! Mais pas toi ! Kheira !
Je voudrais crier, mais je ne peux pas. Ma mission est de rassembler une équipe, l’hystérie, j’en ai bien peur, n’y aiderait en aucun cas.
Mais là…les minutes de haine pure, passées à enguirlander Trapp, qui s’étaient blotties, discrètes, dans un des nombreux recoins sombres de ma mémoire, sont revenues au premières loges. Et elles le font sentir. J’ai la nette impression que mon regard redevient noir.
Stop Céli. Pas d’éclats pour le moment. Kheira ne le mérite pas. J’espère…
Je crispe, encore, mes poings.
C’est sans doute à ce moment que l’héroïne du film pique sa crise de nerfs.
Seulement, je suis pas dans un film, et une crise de nerfs me desservirait.
Bref.
Je dois rester calme. Est-ce que je redemande à monsieur le Dieu du hasard qui je dois aller voir ? Vu ce qu’il vient de me faire, non, disons que je vais m’autodéterminer.
Regardons alors. Sans avoir trop l’air dépité.

Je jette un regard aux alentours. Mes dents émettent un grincement sinistre en voyant où se dirige Kheira, et je détourne les yeux avant de la voir parvenir à destination. Ah oui. Fatiguée. Fatiguée de me parler. Je comprends.
Tout le monde se groupe autour de…Graceella, je viens de bien saisir son nom. Certains la défendent, d’autres non. Graceellards et Antigraceellards. Ca me rappelle quelque chose. J’ai un oncle qui est mort étrangement à cause de ce genre de querelle. Sauf que lui, c’est parce qu’il avait le malheur de ne pas être antisémite. La vie est mystérieuse, parfois.

J’assiste à la colère de James.
Je le fais ? Je prends un couteau, je me le plante dans le ventre, et après, je retourne lui demander ce qui est possible ou pas ? Il doit marcher à l’adrénaline. Il avait été parfait sur le bateau, quand tout sombrait. Maintenant que tout le monde est plus au calme, il doit lui falloir sa dose d’énervement. Il est hypertendu.
J’ai le regard le plus compréhensif possible pour Graceella. Je la comprends un peu. Le seul souci, c’est que même compatissants, mes yeux doivent continuer à lancer des éclairs. C’est pour cela que je n’appuie pas trop mon observation, et que je fais une rapide prise de vue panoramique de la scène. Tiens, Trapp m’observe. Regard faux. Ou émêché. Ou les deux. En plus, il va falloir que je surveille mes arrières. Céli, t’es pas sortie des ronces.

C’est à ce moment que Sibylle apparaît, avec son marin de compagnon.
Un marin.
Une bouée.
Facile, comme association d’idées.
Instantanément, je chasse tout préjugé que j’ai pu avoir. Je suis là, seule, entourée d’appariés frénétiques qui ne supportent à priori pas la rupture du cordon d’avec leur moitié. Un coup d’œil à Kheira. Elle dort. Comment je dois le prendre, ça ?
Donc Sibylle va être ma bouée de sauvetage, mon issue de secours.
Allez, dieu du hasard.
Si je fais un, je vais voir Sibylle et Corso.
Si je fais deux, je vais voir Sibylle et Corso.
Si je fais trois, je vais voir Sibylle et Corso.
Si je fais quatre, je vais voir Sibylle et Corso.
Si je fais cinq, je vais voir Sibylle et Corso.
Si je fais six, je vais voir Sibylle et Corso.

Et pour éviter tout scandale, je lance le dé moi-même. Je n’ai absolument plus confiance en toi, dieu du hasard. Je suis sûre que tu m’aurais sorti un sept sans sourciller.

Bon.
Deux, encore.
Donc je vais voir Sibylle et Corso. Dingue, non ?

Je m’assois à côté du marin, l’air de rien.
Je m’assois.
Et je me la ferme.
J’arrive pas à sortir un son. Je sais pas quoi dire, le trou noir. Posée comme une truffe, et silencieuse.
Et en plus, y’a Trapp au bout de la table.
J’ai la nette impression que c’est pas mon jour.
Je prends quand même une décision, mine de rien assez grave.
Si là aussi, je prends un ouragan suffisant pour enrhumer le yéti, les types d'en-bas, j'y vais toute seule, et maintenant, nuit ou pas. Et par le seul passage que je connais, cette satanée porte de la grotte à l'horreur verte.
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Sibylle
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 10:46

Oulà, entamée, la blonde.
Maintenant je la reconnais, je l'ai vue sur le bateau. Brushée-manucurée, le sourire hautain et l'oeil dédaigneux, dans ses fringues payées ce qui nourrirait une famille nombreuse pendant 2 ans...
Elle en a un sacré coup dans l'aile... Et c'est pas tout. Elle a un truc flou dans le regard qui n'est pas juste ethylique... Comme les vibrations engendrées par tout un troupeau d'araignées qui lui galoperaient au plafond... Le naufrage n'a pas dû lui plaire... Je me souviens maintenant qu'elle nous a dépassés il y a quelques heures sur le sentier, échevelée et rigolant comme une démente...
Je devrais la plaindre, mais j'y arrive pas...
J'ai toujours eu un problème avec ceux qui arborent une supériorité qu'ils n'ont nullement méritée...
Alors je constate, tout en comblant méthodiquement le creux de mon estomac.

Ca s'agite à l'autre bout de la clairière...
On dirait qu'une jeune fille (inconnue au bataillon) est au centre d'une polémique dont je ne saisis pas tout d'ici... Tant pis. J'ai trop faim. Et d'ailleurs plutôt soif aussi.
Je jauge du regard le play-boy du bout de la table, histoire de voir s'il serait partageur, des fois... Quelques gobelets de terre fine sont répartis sur le table... Il doit bien y avoir d'autres flacons de cette joli chose-là. Mais on verra ça, quand je serai un peu plus lestée. En attendant je dévore...

Un mouvement léger à ma droite, au-delà de Corso. Je ne l'ai pas vu, je l'ai senti. Je sais qui vient de s'installer là... Céli. Je ne sens pas le froid... Où est donc son petit frère ? Enfin la chose effrayante qui était un petit frère... Elle est seule. Enfin elle n'est pas seule, elle est avec nous, mais enfin je me comprend. Je me penche un peu pour la voir au-delà de Corso, et je lui adresse un grand sourire.

Ah... Elle a une tête un peu... Je ne sais pas. Un air contrarié, ou... Difficile à dire exactement mais j'aime pas trop cet air-là. Je fronce un peu les sourcils, l'air interrogateur... Je ne vais quand même pas lui demander si ça va. On a fait naufrage, on est sur une île bizarre, elle est morte, et elle se souvient par bribes. Evidemment que ça ne va pas. Ca ne va pour personne. Mais c'est pourtant ça que j'ai envie de lui demander, et je l'aurais fait si elle n'avait pas la tête de quelqu'un qui va péter un plomb d'un instant à l'autre.

Céli ? Tu as l'air préoccupée...

A mi-voix.
Parce que je ne sais pas pourquoi, mais le type à la bouteille, là, j'ai du mal à lui faire confiance.
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Isabelle Soraia
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 11:39

Ca remue autour d'Isabelle, ça bouge, elle n'a pas tout suivie. La jeune femme - Graceella, c'est son nom, elle croit... - s'est éloigné l'air triste.
Comme si Isabelle l'avait frappé.

Elle avait simplement dit non...Un petit refus de rien du tout, tout poli, tout gentil...
Mais Graceella avait pris la mouche, elle était partie. Froidement. Confuse.
En marmonnant un " je ne vous dérangerai pas plus longtemps ".

En la voyant ainsi partir, tête basse et limite les larmes aux yeux, Isabelle fut triste pour elle.
Qu'aurait-elle du répondre ?
Fausto, elle l'aime bien, il lui inspire confiance, elle n'a pas envie de se le mettre à dos...

Et Graceella non plus. La jeune femme a besoin d'être secourue, ça se voit...
Juste un petit geste, une petite parole réconfortante.
Peut-être cela lui suffirait-il ?

Isabelle se met debout sur sa chaise. Sur la pointe des pieds. Elle scrute la foule, cherche Graceella. Mais la jeune femme est petite, elle devient facilement invisible au milieu d'adultes de grande taille.

Isabelle se perche finalement au sommet du dossier de sa chaise qui commence à basculer en arrière...Elle saute du dossier à temps pour ne pas finir par terre, et reprend son équilibre.

Mission accomplie : elle a repéré Graceella.
La crinière brune de celle-ci s'aperçoit entre deux personnes.
Isabelle se glisse dans la foule, se coule entre tous ces adultes...
Finalement, elle tapote le dos de Graceella...

- Hé !

Pas d'interjection plus pertinente. Elle continue :

- Heu...Vous savez...Je ne voulais pas vous blesser...

Elle ajoute, tout bas, comme pour elle-même :

- Je suis désolée...
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Graceella
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MessageSujet: Re: Au pied des arbres - Le festin   Dim 22 Avr - 12:25

James continue à l’agresser, elle ne le connaît même pas cet homme. Ni son nom ni son passé. Elle, elle ne le juge pas, ne lui dit pas qu’il est un fieffé menteur. Elle le regarde simplement, sans comprendre pourquoi il la méprise tellement.

Vince est venu vers elle, lui parle, essaye de la sortir de son mutisme, de sa douleur. Mais il n’y a rien à faire, elle est anéantie, et celui qui est la cause de tout cela se délecte visiblement de la voir souffrir.

Elle est à terre et au lieu de la relever il la roue de coups. Comme cette foule qu’elle a traversé pour subir l’épreuve de l’ordalie. Ils lui ont tous lancé des pierres en criant « Sorcière ». Qu’en savaient-ils ces hommes, ces femmes et ces enfants, si elle était sorcière ou non…

Une petite main dans son dos, une voix douce qui lui parle tout bas. La jeune fille a qui elle a parlé, celle qui la première l'a rejetée. Elle est venue près d’elle, s’excuser.

Elle tourne vers elle son visage en pleurs. Des larmes si diverses s’y côtoient qu’il est bien difficile de savoir ce qu’elle pense au fond d’elle. Elle la regarde à travers ses larmes puis dans un geste maternel la prend dans ses bras et l’embrasse sur la joue.

Tu es une gentille petite fille toi … Je voudrai bien que tout le monde soit comme toi.

Elle desserre son étreinte et se lève lentement. Elle regarde James et dans ses yeux, la peine. Lentement, elle fait glisser la bretelle de son épaule droite et ramène ses cheveux du côté gauche puis tourne légèrement le dos, montrant aux yeux de James la fleur-de-lys qu’elle porte pour marquer son infamie.

Vous voyez cette marque, elle vous donne raison… Je ne suis qu’un être vil et vous vous avez tous les droits sur moi parce que moi j’ai tort et vous vous avez raison.

A peine terminée sa phrase, elle s’éloigne du petit groupe en courrant. Elle court jusqu’à l’orée de la forêt toute proche, dix mètres au plus à parcourir les yeux embués de larmes. Un arbre bloque sa route, elle s’y agrippe, l’entoure de ses bras et pose sa tête sur le seul appui qui lui reste, un arbre centenaire, qui lui ne parle pas, ne la rejette pas.
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Au pied des arbres - Le festin
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