Taverne de l'imaginaire

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 Le présent de Philéasfogg

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Dalia
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Dalia

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MessageSujet: Le présent de Philéasfogg   Le présent de Philéasfogg Icon_minitimeLun 29 Aoû - 12:28

L’arme fend l’air avec un sifflement clair. La bête rugit de fureur et bondit sur son adversaire, de l’écume coulant de sa gueule béante. La lame transperce la fourrure, la peau et la chaire, arrachant un nouveau hurlement à la créature enragée.

L’autre main se tend vers le monstre, doigts écartés, puisant l’énergie de la petite dague. Une bourrasque s’échappe de la paume striée de lignes bleues et vient secouer la bête qui retombe lourdement sur le sol, assommée. La main saisit une épée, qui dort dans son fourreau et, dans un mouvement vif, la plonge dans le poitrail du monstre, tandis que la dague fend l’abdomen de l’animal, répandant le flot nauséabond de ses entrailles sur l’herbe fraîche. Dans un craquement d’os, la lame exécute un quart de tour, arrachant son dernier soupir au monstre agonisant.

Savage léïlo examine ses lames, un sourire satisfait éclairant son visage. Elle essuie amoureusement sa vieille épée, la débarrassant du sang qui la souille, puis elle prend la petite dague entre ses mains, admirant son extrême perfection. Jamais elle n’aurait pensé acquérir un jour une telle arme et pourtant…

Philéas…


L’évocation du vieux mage l’arrache à la contemplation de la dague enchantée des Nymphes. Elle se souvient avec tendresse de sa rencontre avec celui que tous voyaient comme l’un des plus grands guérisseurs des Terres Argentées, maître incontesté des Mages Bleus.

Philéasfogg l’avait soignée à la suite d’un combat qui avait tourné en sa défaveur à cause d’une étrange crampe au ventre. Elle était restée quelques instants entre vie et mort, tentant, épuisée, de soigner ses blessures, quant une aura puissante l’avait enveloppée, pansant ses plaies. Il était apparu quelques secondes plus tard, le sourire aux lèvres. Sans qu’il ait eu à se présenter, Savage l’avait reconnu à la robe bleue tachée de vin et de bière qui faisait la réputation du vieil homme. Rougissant d’avoir offert un si pitoyable spectacle à un homme de son ampleur, elle avait bégayé quelques mots de remerciement.

Je vous remercie pour vos soins, Maître Philéasfogg. Sans votre intervention, les Dieux seuls savent ce qui aurait pu m’arriver. S’il existe un moyen pour moi de vous remercier, je n’hésiterai pas.

Philéas avait pris une moue songeuse, puis avait hoché la tête.

Je fais ce pour quoi je suis fait. Vous n’avez pas à me remercier…

Il avait été interrompu par un grognement provenant de la large cape.

Il me semble pourtant que je peux vous rendre un petit service.


Elle lui avait souri et quelques minutes plus tard un petit feu de camp brûlait joyeusement devant le vieux mage, diffusant des odeurs de viande fumée. Pendant qu’elle s’activait, ils avaient discuté ensemble de sujets divers. Soudain, Philéas l’avait interrogé sur les lignes bleues gravées sur ses mains, aperçues quand l’ange avait retiré ses gants pour allumer le feu grâce à un sort. Malgré la gêne, elle lui avait parlé de la malédiction qui avait changé de simples lignes tatouées en un piège mortel pour ceux qu’elle toucherait et qui l’avait poussée à se couper des siens de peur de les blesser. Il avait d’abord paru étonné, puis circonspect.

Si vous n’avez pu avoir aucun contact avec qui que se soit, comment ce fait-il que vous soyez enceinte ?


La nouvelle avait frappé l’ange plus fort qu’un coup de hache. Abasourdie, Savage Léïlo s’était sentie perdue au milieu de son propre corps.

Enceinte ! Mais c’est impossible !


Son esprit se tourna tout entier vers l’homme responsable, tendre amant, caché au plus profond de son âme. Il l’avait apprivoisée, elle, l’ange sauvage. Malgré la barrière de sa malédiction et des gants qu’elle portait en continu, ils s’étaient appartenu le temps d’une nuit. Malheureusement, les circonstances l’avaient éloigné d’elle et elle avait tenu secrète cette union éphémère, comme pour en oublier l’existence même.

Je crois que cette nouvelle n’est pas la bienvenue. Je suis sincèrement désolé, je ne voulais pas être indélicat.

Avec une infinie douceur, il avait pris la main de l’ange, tentant de la sortir de la stupeur dans laquelle elle était plongée. Le contact de la peau parcheminée avec le cuir de ses gants l’avait fait sursauter. Elle avait vivement enlevé sa main, puis avait plongé ses yeux acier dans ceux du vieux mage. Elle n’y avait lu que bonté et lassitude, sentant peser un poids bien trop lourd sur les épaules de cet homme. Elle s’était levée, et après avoir farfouiller quelques instants dans son sac, avait ramené une fiole à l’aspect peu engageant et deux verres. Elle les avait remplis et en avait tendu un au mage. Celui-ci avait jeté un regard interrogateur, mais elle lui avait répondu en vidant d’un trait le liquide verdâtre.

Ne vous fiez pas a l’aspect, je vous jure que cette liqueur est un délice. Je ne sors cette bouteille qu’en de rares occasions et là je pense que nous y sommes, les deux pieds dedans.


Humant les arômes de fruits macérés, il avait fini par y trempé le bout des lèvres, laissant la chaleur de l’alcool envahir sa gorge.

Je n’ai jamais rien bu de pareil ! qu’est-ce donc ? avait-il demandé, à la fois par curiosité, et pour détourner le sujet.

Je ne saurais vous dire ce qui a servi à faire cet élixir. C’est une vieille gnome qui m’a donné cette bouteille, il y a longtemps.

Surprenant !

Si je revois un jour ma vieille Mayem, je vous promets de lui demander une bouteille pour vous.

Alors j’aurais moi aussi un présent pour vous. J’ai été aujourd'hui un oiseau de mauvaise augure alors que vous m’aviez gentiment offert votre protection. Je me sens un peu responsable de votre peine, aussi je voudrais me faire pardonner.

Savage avait voulu répliquer mais un doigt noueux s’était posé sur sa bouche, lui intimant le silence.

Ceci n’est pas de la charité ! Vous allez bientôt devoir protéger votre progéniture et je vous trouve mal fagotée pour une aventurière de votre envergure.


Etonnée, l’ange avait inspecté sa tenue, cherchant un défaut de bon goût. S’amusant de sa surprise, il avait sorti de son sac un paquet soigneusement emballé dans une peau.

Je n’ai plus l’utilité de cet objet. Je pense qu’il vous sera beaucoup plus utile, vu vos qualités de guerrière et de mage.

Avec soin, elle avait ouvert le paquet et avait découvert avec surprise une dague enchantée des nymphes, vibrante d’énergie magique.

Comment puis-je vous remercier, c’est un présent inestimable…


En l’acceptant, tout simplement.

Et après force de remerciements, ils s’étaient laissés, avec la promesse qu’un jour leurs chemins se recroiseraient.

Revenant au présent, Savage sent plus que jamais le poids de sa grossesse envahissante, mais le contact de l’acier de la dague l’apaise, comme l’avait fait la main et le regard du vieux mage, qui dans un geste de bonté, lui avait fait un cadeau inestimable, plus que celui d’une arme, plus que celui de la nouvelle de son enfant à venir, la paix de l’esprit et de l’âme.
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