Taverne de l'imaginaire

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 Danaïdement... notre...

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AuteurMessage
kalidor
Nouveau


Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 15/07/2005

MessageSujet: Danaïdement... notre...   Ven 15 Juil - 8:21

[HRP] Je me permet de placer ce texte ici en attendant de l'intégrer dans les chroniques de Kalidor, lorsqu'elles en seront là chronologiquement. Ce texte précède directemnt celui-ci : [Géhenne] Et ils seront jugés selon leurs oeuvres: Kalidor. [/HRP]

Lorsqu’il apprit la nouvelle, Kalidor était à côté des cendres encore fumantes d’un bûcher purgatoire sur lequel un criminel avait rendu son dernier souffle durant la nuit, dans un embrasement de justice et de lumière.

La paladin Galahad avait du lui répéter par deux fois qu’il s’était rendu lui même au cœur de la forêt des Danaïdes, et qu’il y avait trouvé la tombe de Cara.

Cara…

Cara…


Ce nom résonnait à présent dans sa tête au rythme du battement de son cœur, au rythme de son sang tambourinant ses tempes… Cara n’était plus…

Bien que l’Inquisition ait pour objectif de traquer les criminels, les assassins, et de les purifier par le feu sacré de l’Etoile, elle avait toujours ressentit un sentiment mitigé au sujet des Danaïdes. Ces femmes farouches tuaient sans distinction tous les hommes qu’elles croisaient, et par cet acte, méritaient sans discussion aucune, de rôtir dans les flammes purificatrices sous l’œil de la belle et grande Etoile Céleste.

Néanmoins, ces femmes n’étaient pas des criminelles, avides d’or et de carnages gratuits. Ces femmes étaient en guerre, ces femmes étaient téméraires, ces femmes étaient nobles de cœur et d’esprit. Les Danaïdes n’étaient pas des ennemis à combattre, mais des âmes en peine oeuvrant sur le chemin de la justice et d’un monde meilleur. Une tribu en guerre, contre un oppresseur, un clan de quelques femmes, en guerre contre tous les hommes…

Et pourtant, elles étaient craintes et respectées. Un frisson lui parcouru l’échine, tel un flot d’amertume parcourant tout son être ; les Danaïdes représentaient l’équilibre tourmenté de la balance du grand multivers, cette balance dont il avait pris conscience lors de sa communion avec l’Etoile, il y a de cela bien des années à présent.

Bon nombre des habitants des terres argentées prenaient les Inquisiteurs pour des champions de justice, traquant et punissant les criminels, les fourbes, et prêts à donner leur vie au service d’Herbert lors des guerres contre GoodQ, le prince du mal. Cela n’était pas faut en soi, mais la vérité était plus profonde, plus subtile, plus mystique…

De par la nature même de l’Etoile, résultante absolue du mal dissolu mais non dissout (cf : Chapitre I, les origines de l’Etoile), les Danaïdes semblaient suivre le même chemin. Le bien n’existe pas en soi. Le bien, tel qu’il est définit par les paysans et les gens simples, n’existe pas, c’est une utopie servant à rassurer les simples d’esprit. Le bien absolu a les mains sales. Le bien absolu est indissociable du mal absolu, ces deux entités étant les deux faces d’une seule et unique pièce de monnaie. Et cette pièce, c’est la guerre, le conflit. Sans le mal, le bien n’existerait pas, l’inverse n’étant pas réciproque. Le mal peut se passer du bien. Le mal est né avant le bien. Le bien quant à lui, ne peut se passer du mal, le bien est né dans le chaos du mal absolu. Le bien est le fils du mal, le bien est le fils du « Grand Rien », et si le bien prétend à autant de pouvoir aujourd’hui, c’est parce qu’il a presque réussit à tuer son père…

C’est sur la base de ces pensées qu’une larme se mit à couler sur la joue de Kalidor. Une larme pour Cara, une larme pour les Danaïdes. Rares auraient été les habitants des terres argentées à comprendre cette larme, et en leur présence, afin de ne pas torturer leurs esprits avec les fondements et les origines du bien, Kalidor aurait prétexté avoir reçut de la cendre dans les yeux, à deux pas des cendres encore fumantes, levées ça et là par quelques caprices du vent…

Galahad comprit naturellement cette larme, et lui posa la main sur l’épaule, sans qu’aucune parole n’ait été prononcée entre les deux hommes. Galahad était lui même mort sur un champ de bataille au nom du bien, et avait été ressuscité par l’Etoile elle même. Galahad était un « non mort » au service de la justice. Galahad avait connu la fusion avec l’Etoile. Galahad comprenait…


*****


La nuit suivante, agenouillé sous un saule pleureur, Kalidor s’adressa à l’Etoile :
- Oh douce Etoile, mon guide, apaise mon cœur des tourments qui l’envahissent… Je ne sais que penser, je ne sais quoi faire, oh douce Etoile, guide mes pas sur ce chemin tortueux…

La lumière fit alors place à l’obscurité. Une bulle se forma à l’intérieure de la quelle le temps se figea ; le temps et l’espace…


*****


Lorsque Kalidor reprit ses esprits, le soleil pointait haut dans le ciel. Il se mit à scruter les sous bois alentours, mais rien ne semblait menaçant autour de lui. Durant combien de temps était-il resté là ? Il ne le savait point. Lorsque ses yeux se posèrent sur l’endroit où il avait allumé un bûcher la veille, il ne vit qu’une touffe d’herbe jeune et grasse, sans aucune trace de cendre… Les jours avaient passé, des semaines sans doutes, sans manger, sans boire, et pourtant, Kalidor se sentait dans une forme incroyable, reposé et serein comme rarement il avait été.

Une chose était certaine à présent ; il se devait d’œuvrer afin d’intégrer sous la bannière de l’Etoile les guerrières qui jadis appartenaient à la tribu des Danaïdes, il se devait de faire de celles qui en seraient honorées de terribles Inquisitrices, brûlant et purifiant tous les malfrats des terres argentées.

Après tout, les préceptes de l’Etoile n’étaient pas si éloignés de ceux de Feu la respectable Cara. Simplement, ils correspondaient à une dimension plus mystique, et les cibles ne changeraient guère ; punir et brûler les fourbes, les assassins, et les suppôts de GoodQ. Après tout, mis à part quelques rares exceptions, comme la redoutable Hera dévouée aux ReBeLs, il fallait continuer à exterminer des hommes. Pas tous les hommes, non, mais uniquement ce qui se faisait de pire en l’homme. Les paysans mal intentionnés vis à vis de leur femme ne méritaient pas la mort sur le bûcher, tout au plus brimades et corrections, mais pas la mort…

Kalidor prit alors la décision, au nom de l’Etoile, de rechercher et d’accueillir les farouches guerrières qui jadis se battirent au nom des Danaïdes. Après tout, de terribles Inquisitrices vêtues de cuir et portant des chapelets d’acier, brûlant les fourbes et les suppôts de GoodQ, tout en récitant les préceptes de l’Etoile pendant que ces derniers rôtissaient dans la douleur sur les bûchers purgatoires serait de bon aloi.

Kalidor eut à nouveau une pensée pour Cara :
- Ta tribu ne sera pas perdue regrettée Cara, non, ni ta tribu ni ton souvenir ne sombreront dans l’oubli…
- Puisse ton âme approcher et reposer auprès de ma douce et belle Etoile, afin qu’auprès d’elle, tu puisses trouver la paix et le repos que tu mérites, pour tout ce que tu as fais sur les terres argentées, pour tout l’espoir que tu as donné aux femmes, pour tout ce que tu as fait au nom de la justice…
- Cara, je n’aurai jamais ni ton charme, ni ton charisme, ni ta renommée, mais saches que toutes tes protégées, lorsqu’elles viendront frapper à ma porte, seront traitées comme mes propres sœurs…

- Cara…

- Cara…

- …
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