Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 La grande maison : la pièce à côté

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Kheira Cruz
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mar 17 Avr - 22:26

Plaquée contre le mur parce Monsieur prends toute la place, je n'arrive pas à fermer les yeux, à me perdre dans les songes. Les évènements passés sur le bateau et l'ile passent en boucle dans ma tête. Je rumine et j'aime pas ça. C'est jamais bon pour avancer de penser à son passé.

Frissons. Et pour cause, Monsieur a tiré à lui toute la couverture en bougeant dans tous les sens. Il commence à me courir sur l'haricot celui là. Prenant appui sur mon coude, tendant le cou vers l'avant, je cherche du regard une ombre compacte noire qui pourrait ressembler à un flingue. Ou est ce qu'il l'a mis ? Manquerai plus que je prenne un pruneau car je l'aurai touché par inadvertance.

Si mes souvenirs sont bons, avant qu'il ne me saute dessus tout à l'heure, il avait son flingue près de lui. Il faut qu'il l'ait à portée de main afin d'être opérationnel de suite. Hum...

Lentement, un de mes bras glisse sur la couverture, remonte vers l'oreiller improvisé de l'homme. Mes doigts touchent le tissu, s'immisce en dessous, frôlent de leurs extrémités le métal froid de l'arme. J'essaie de l'atteindre un peu plus mais n'y arrive pas, alors à contre coeur je me rapproche un peu plus de lui. Ma main est entièrement sous le coussin, agrippe la crosse et...
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rick
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mar 17 Avr - 23:39

[*venant de la grande maison (son balcon)*]
MIKE!

Mike! réveillez-vous! Réveillez-vous, je vous en prie!!

Il dort à poings fermés...tant pis, je le secoue.

C'est Maélia, elle, elle est partie toute seule dans la forêt ou je sais pas où...il faut, ...il faut aller la chercher!
Mike! J'ai besoin de vous!

C'est bon, j'ai compris, c'est du sérieux, j'ai cru un moment que...mais c'est ok. J'aurais pas du vous traiter de salaud...

Venez, s'il vous plait, Mike, on doit la retrouver.

Je ne l'attends pas, tant pis s'il me laisse tomber, c'est son droit.

Je ne la laisserai pas tomber, elle.

[vers??? à la recherche de Maélia]
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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 18 Avr - 0:41

Vérole !

J’ai même pas fermé l’œil là ! Mais c’est un hôtel de passe cette piaule, on y débaroule à tous bout de champ !
Phase éveil.

Main sous l’oreiller. Tiens ? Bonjour madame…

Je glisse ma main dans la sienne, caressant sa paume du bout des doigts. Je glisse entre ses phalanges, remonte vers les extrémités menues des ses mimines… et fait choir l’arme. C’est mon doudou, pas le tien, c’est moi qui en ai besoin pour mon dodo…

« Mademoiselle Kheira, je suis au regret de vous demander de bien vouloir m’accorder votre congé, j’ai du plomb à mettre dans une cervelle de moineau. »

Je me lève. Mon corps… bon, ça tourne encore pour quelques heures… mais l’épilogue est proche si je ne réussi pas à dormir un tout petit peu plus. Je retrouve mon futal cradingue, réenfile cette chemise puante. Pas de calbuth, ça c’et pas grave, mais sans chaussette, je joue l’intégrité de mes pieds là, et dans un environnement hostile, si tu ne peux plus marcher, tu es le prochain 4 heures des fourmis…

Chaussettes pourries et pompes inadaptées… allez hop, en selle… je glisse le flingue dans mon dos et me dirige vers la sortie vers la sortie. Un coup d’œil en arrière. Bizarre, j’ai comme une boule de regret là… regret de quoi ?

Rick est là, à trois pas de moi et scrute avidement la noirceur de la forêt. Il a l’air tout paniqué le pauvre chou… pour un peu, je le pousserai par-dessus la rambarde. Et je retournerais me pieuter. Mais…
« [b]Monsieur a-t-il vu dans quelle direction mademoiselle Maelia était partie ? Si monsieur veut bien me permettre, je suggère que nous fassions d’abord le tour des lieux avant de nous plonger dans l’épaisseur de la sylve.
Nous pouvons nous séparer pour être plus efficace ou rester ensemble pour être plus prudent.
Vos ordres monsieur ?
[/b]»
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rick
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 18 Avr - 1:37

Ouais, exactem...

Putain, Mike, 'faites chier avec vos "Monsieur", vous en avez pas marre de vous la jouer "Nestor"?
Oh, et puis merde!

Bon, alors, je me suis fais un cinoche, j'ai cru qu'on était dans un grand canular télévisé, avec plein de comparses, et que c'était moi le pigeon. D'abord j'ai cru que c'était Johnny Guitar, et puis...enfin bon, pas le temps..

J'ai un peu été, euh,...acerbe avec elle, et elle s'est barré.

Mais si toute cette merde est vraie, alors elle est pas en sécurité.

Bon, Mike, ou qui que vous soyez, je vais pas vous donner d'ordre. Ca crève les yeux que vous êtes dans votre élément, ici. Alors c'est vous le patron, ok? La seule chose que je veux c'est qu'on la retrouve. Le "comment", c'est tout à vous.

Si vous pensez qu'il vaut mieux qu'on se sépare, ok, c'est parti, efficacité d'abord!

Elle est partie par la passerelle, là-bas, et elle est descendue.


Ca y est, je cours.
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Kheira Cruz
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 18 Avr - 22:16

Un cri. La porte qui claque le mur. Le fils a papa qui déboule dans la chambre, hystérique, qui parle de retrouver une fille, demande à Mike de venir l'aider. Mike... ainsi c'est le nom de l'homme allongé à mes côtés. J'ai toujours la main sur le flingue lorsque le gosse de riche s'en va dans un état de surexcitation très très avancé. Trop occupée à assister à cette scène muette, je n'ai pas vraiment fait attention à Mike. Ce sont des chatouillis dans la paume, qui me font tourner la tête vers lui.

Grillée en flagrant délit, les mains sur son pétard. Je m'attends à le voir gueuler, balancer une phrase acerbe mais rien. Il se contente juste de remonter ses doigts le long des miens pour me désarmer. J'avoue que sa réaction calme, peut être trop d'ailleurs, me laisse sans voix, de même que sa phrase dont il m'assène.

Prendre congé ? mais je ne suis pas d'accord là. J'ai besoin de son potentiel de battant pour arriver à mes fins. Hors de question qu'il me file entre les doigts comme ça pour une histoire de poupée écervelée qui a pris la fuite. A peine habillée, à peine qu'il est sorti que je bondis du lit pour le prendre en chasse. Coup d'oeil dans la pièce, j'aperçois une pile de sandales genre celles de Jésus, que je m'empresse d'enfiler et de bien serrer pour ne pas les perdre en chemin.

Sac à dos resté près de la porte, je le ramasse en courant, passant dans l'autre pièce. Pas de Graceella et Vince. Tant pis j'essaierai de les retrouver un peu plus tard, mais mon intuition me dis que Graceella ne risque rien avec Vince.

La porte de la grande maison, je tends l'oreille pour percevoir un bruit de course. Par là. Ca remue drôlement dans cette nuit calme. Et me revoila parti au pas de charge. Mon gars tu vas pas t'échapper comme ça. Je serais pire que de la glu, deviendrais Sangsue s'il le faut ! Foi de Kheira déterminée !
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Kheira Cruz
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Lun 23 Avr - 12:21

(venant du festin)

La faille. Personne sauf moi dans la noirceur du tunnel vaguement illuminé par de rares torches. Des formes dans les parois de murs en acier. Humaines. Mouvantes. Tantôt un visage. Tantôt un bras d’acier qui sort du mur et se tend vers moi.

J’avance pour leur échapper. Mais la largeur du tunnel rétréci tet mes poursuivants emmurés ne veulent pas abandonner leur traque. Ils m’éffleurent de leurs doigts froids, tentent de m’accrocher. J’esquive, j’augmente mon allure. Et le tunnel qui devient goulot. J’étouffe. J’ai peur. Je panique. Pour la première fois de ma vie, je connais la claustrophobie.

Une main crochue m’happe le bras, j’essaie de m’en dégager mais déjà deux autres mains se perdent dans mes cheveux, s'y aggrippent, tirent ma tête en arrière. Non. Pas maintenant. Pas mourir dans ces conditions. Je me débats mais en vain, un bras se glisse sous mes genoux un autre dans le bas de mon dos et m’emportent pour m’engloutir avec eux dans les parois.

Hurlements.

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!

Dans l’étau qui me presse, je sursaute. Difficilement, j’ouvre les yeux. Plus de faille, plus de tunnel, plus de métal, plus de formes incertaines. Juste une pièce qui m’est vaguement familière, et quelqu’un qui me porte. Je tourne la tête, celle d’un homme brun. Un visage froid, fermé, sans émotion. Un masque.

Il me pose sur un tas de coussin. Il me veut du mal. Je voudrait hurler mais je n'ai plus de force. Mes membres engourdies ne veulent pas répondre à mes ordres. Je suis perdue. Il va me tuer et je ne pourrais rien faire.

Un dernier regard sur lui et mes yeux incapables de tenir se ferment d’eux mêmes... le noir...
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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Lun 23 Avr - 19:38

Les étoiles reparaissent peu à peu lorsque je remonte vers les frondaisons. Etrange comme cette ascension est agréable. L’air au pied des arbres et vicié, pourri, les gens qui s’y vautrent ne m’inspirent plus aucune confiance, si tant est qu’il m’en aient inspiré par le passé. Mais là, seul parmi les cimes, je respire de nouveau. Et laisser Ricket un moment n’est pas non plus pour me déplaire. J’espère qu’il ne fera pas d’âneries ce benêt-là, surtout depuis qu’il s’est découvert un semblant de bon sens…

Les planches craquent sous mon poids mais la Grande Maison et vide. Les lampes à huiles éclairent en tremblotant les murs de bois et donnent à ce lieu une ambiance féérique que je n’avais pas remarqué jusqu’à lors. Mais alors, je n’avait pas encore saisi dans quel genre de lieu nous nous trouvons. A chaque degré de l’escalier j’ai réfléchi et accepté des choses impossible. A chaque marche j’ai abandonné un certain nombre de convictions. Nous sommes dans un lieu qui ne répond pas aux normes habituelles. Nous sommes dans un lieu qui, par beaucoup de points, rappelle ce que chantait Rabbi Gherard, la Tour qui devait atteindre le ciel. La Tour que les hommes construisaient pour unir l’humanité, la Tour qui fut anéantie par le Jaloux. La Tour qui Le mit en colère.

Si j’ai depuis longtemps renié dieux et prêtres, le côté fabuleux du Livre m’a toujours interpellé. Et là ?
Je n’en sais rien. Mais je compte bien l’apprendre.

Mais pas tout de suite. Je me dirige vers la pièce d’à côté où gisent encore veste et sac. Je lâche en passant ce que j’ai pris au buffet et vais jusqu’au tas que j’avais assemblé précédemment. J’y couche la dormeuse. Un instant, ses yeux s’entrouvrent et sa bouche articule un son muet. Ses traits se crispent et ses mains tentent vainement de se lever pour agripper le vide. Mais au contact des peaux et des couvertures, elle se referme immédiatement. Je lui vire ses godasses et la recouvre le mieux possible pour que la fraîcheur de la nuit ne la saisisse pas.

Je me retourne ensuite vers la porte. Mmmh, pas solide. Mais avec un banc placé judicieusement en travers et ces morceau de bois pour servir de cale, celui qui voudra l’ouvrir devra pour le moins la détruire. La fenêtre de la salle d’eau ? Moui, on doit pouvoir y passer et se saisir de la grosse branche à quelques brassées. Une attaque éventuelle pourrait venir également de là. Mais pas moyen de barricader. Il faudra penser à ce coin là en cas de réveil.

Une nouvelle fois je me dévêts et quitte avec délice ces nippes puantes. Je récupère le peu de literie restante et m’enroule dedans, à une distance de gentleman du pot de colle.

Le vide. Le sommeil. Mes muscles se détendent un par un. Les pieds, les mollets, les genoux puis les cuisses, le bas du ventre, l’abdomen et le thorax, les bras suivent et ma tête ne tient plus guère à mon cou, je dodeline.

Noir.
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Kheira Cruz
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Lun 23 Avr - 23:11

Entre somnolence et éveil, je me tourne et retourne dans mon lit. Mon corps s'enroule dans la couverture pour se réchauffer. Il fait si frais, ça me transperce les os, me transit. Mon esprit fleurte entre onirisme et réalité.

De légers ronflements, réels ou irréels?

Un mouvement sur ma gauche, réel ou irréel ?

La perception de sentir ma jambe s'étirer, partir sur la gauche, qu'elle étrange sensation de se demander si tout ce passe vraiment ou pas. Choc avec quelque chose de dur. Pas si dur finalement. Lorsque mes orteils remuent tout en tâtant, ça se creuse, ça se remet en place. Ce n'est ni doux ni rêche, un peu chatouilleux, velu ? Mes orteils cherchent à savoir ce que c'est, ils se glissent en bas, remonte le long de la courbe, rencontre une butte plus calleuse et de nouveau une courbe. Une jambe ?

Je rêve c'est sur... un homme à mes côté dénudé ? oui ce n'est qu'un rêve de plus, bien plus agréable que mon cauchemar précédent. Ma jambe s'enroule à cette jambe masculine, sert de levier et attire le reste de mon corps vers ce rêve non érotique mais rassurant.

Ma tête heurte une épaule, je l'y niche dans le creux, mon bras s'installant en travers du torse de mon totem protecteur. Il sera là pour me protéger des mauvais songes...

Soupir de bien être...
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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Lun 23 Avr - 23:42

Je ne sais pas depuis combien de temps j’ai sombré, mais mon alarme interne me réveille. Quelqu’un ne dort pas, là… L’instant d’après, je sens une jambe venir s’enrouler autour de moi comme le ferait un boa autour d’un hippopotame dodu mais trop gros pour lui.

Elle bouge. Elle se tourne et niche sa tête contre moi. Imperceptiblement, ma main glisse sous mon oreiller. Bizarre, le flingue est toujours là, bête froide et sauvage et personne ne tente de se l’approprier… Mon pouce glisse sur la sécurité, inutile de se faire péter le tympan gauche et la moitié du crâne à cause d’un faux mouvement.

Sa respiration s’apaise de nouveau et les infimes mouvements de son corps s’atténuent, le sommeil ne s’était pas enfuit. Sa jambe mollit lentement contre la mienne et sa tête descend d’un cran. Elle dort de nouveau.

ET PAS MOI !

Comment se fait-il que sur cette île les éléments et les habitants aient formé une ligue secrète dont le seul but soit de m’empêcher de trouver un peu de sommeil réparateur ? Je suis rien moi, m’sieur-dames, je suis qu’un pauvre gars qui fait un boulot qui lui plait pas, dans un milieu qu’il exècre, avec des gens qu’il déteste. Je n’ai ni pouvoir ni sex appeal, je ne peux rien offrir ni promettre. Je suis ni riche, ni beau, ni talentueux, ni quoi que ce soit qui mérite qu’on me jalouse ou qu’on m’en veuille à ce point !

Les yeux grands ouverts je regarde fixement le mur d’en face. Un insecte gros comme ma main entame l’escalade du paravent qui sépare le coin d’eau. Des poussières volètent dans un minuscule rayon de lune que laisse miraculeusement passer les feuillages. Un genou est calé à l’intérieur du mien. Les veines du bois du plancher dessinent une forme ovoïde qui ne demande qu’à éclore. Des doigts de pieds me caressent machinalement le mollet. Le rebord de la bassine de cuivre servant aux ablutions a du être martelé avec beaucoup d’adresse pour que son galbe soit si élégant. De fins cheveux odorants glissent par petites mèches dans mon dos. Un bras collé contre mon torse tressaute parfois au rythme des rêves de sa propriétaire.

Et quand est-ce que je vais dormir ?
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mar 24 Avr - 0:17

Le Bruits des vagues. Un concerto de respirations qui se mêlent.
Le sable fin qui crissent sous mes mains. Mes doigts se perdent dans une douce toison.
Mes petits doigts de pieds potelés caressent un rocher chauffé par le soleil. Mes orteils dessinent des arabesques, passant tantôt du tibia, tantôt sur le flanc du mollet musclé et ferme.
Ma poitrine s'enfonce un peu plus dans le sable, creusant son nid, s'y nichant. Mon buste se colle contre un flanc rigide, se trémousse essayant d'y trouver une place confortable.
Ma joue droite posée contre le grain de sable. Cette même joue s'abandonne sur son grain de peau.

Soupir d'aise. Qu'il fait si bon flâner sur une plage ensoleillé. A ne rien faire si ce n'est se détendre.
Soupir d'aise. Qu'il fait si bon se blottir contre le corps d'un homme, qui ne vous réchauffe que par sa seule présence.

Après le cauchemar, les jolis songes. La conscience qui reprend le dessus, un oeil brumeux qui s'ouvre, tarde à jauger la situation, assimile la scène et se referme aussitôt pour se replonger dans son rêve, et oublié l'espace d'une nuit la réalité qui se fera bien éclatante au petit jour !
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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mar 24 Avr - 10:34

La voilà qui s’accroche maintenant comme un petit koala à sa mère. Sa peau est douce et tiède contre moi et ses mouvements portent une affection franche et désintéressée.
Mouais.
Ok, je vais servir de radiateur et de doudou-qui-rassure-la-nuit. Pourquoi pas, tant que je peux dormir. J’inspire profondément pour laisser mon estomac se décontracter. Je ferme de nouveau les yeux et vide lentement mon cerveau de ses déchets, de toutes ses pensées. Un bon soldat ne pense pas. Un bon serviteur obéit. Au loin, les bruits du festin me parviennent, étouffés, et les odeurs de viande rôtie persistent à s’insinuer dans les fragrances végétales de l’arbre.

Je rectifie un peu ma position et nos corps s’emboîtent comme deux cuillères. Je me détends. Je me rendors.


Le premier qui essaie d’ouvrir la porte pourra se gratter le dos en passant le bras entre ses deux oreilles.
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Kheira Cruz
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 25 Avr - 10:12

Le sable qui bouge, ondule sous mon corps... mais depuis quand une plage de sable bouge-t-elle ? dans les rêves tout est possible, mais c'est étrange quand même. J'essaie de garder ma position. Elle se plaque contre le dos, posant son menton sur l'épaule de Mike.

*Aïheu* Le menton pointu dans le creux de l'épaule, juste à la naissance du tendon ! Je me déplace un peu pour que sa tête avance et me meurtrisse un peu moins l'épaule. Sa joue repose presque contre la mienne.
Finalement, on doit pouvoir se reposer ainsi...

Le sable sous mes mains palpite... PAM PAM PAM... comme les battements d'un coeur. Pas le mien mais celui de qui alors ? Sa main qui caresse la toison, se place sur son coeur, paume ouverte.

Sa main se promène sur mes côtes, encore une chance que je ne soit pas chatouilleux... de ma main gauche, je capture avec douceur cet oisillon explorateur et le maintiens au chaud dans ma paume.

Une douce chaleur sur ma main qui se communique dans tout mon corps. Comme celle d'un homme qui vous enserre dans ses bras. Je frétille d'aise. Son menton frotte l'épaule, sa joue, celle de Mike. Les doigts de sa main capturée, s'écartent et s'emmêlent aux siens.

Sa barbe de trois jours doit la picoter un peu, mais elle se frotte comme un chat, dans quelques instants elle ronronne. Ses doigts fins se mêlent aux miens avec tout le naturel du monde. Comment repousser un moment aussi tendre et sans autre intérêt que son existence ?

Le ciel bleu s'assombrit, le vent se lève devient rafale, me frappe et m'envoie valser loin de ma place, loin de mon rocher. Dans un gémissement, son buste quitte le dos, sa main de détache de la sienne, glisse le long de son bras. Elle se laisse tomber en arrière sur les coussins loin de Mike.

Ses doigts s'échappent. Sa joue crisse une dernière fois contre la mienne. Elle se rejette violemment en arrière. Est-elle éveillée? Je me tourne doucement sur le côté gauche pour voir ce qu'il en est. Allongée sur le dos, la bouche ouverte... un cauchemar ?

La mer en furie se gonfle, se retire et revient gros rouleau qui s'abattent non loin de moi. des morceaux de bois, charriés par les mini tornades me frappent au visage. Elle se débat contre un ennemi invisible au yeux de Mike, ses mains griffant l'air, sa tête essayant d'esquisser quelque chose.

C'est qu'elle va finir par blesser quelqu'un à force de foutre des torgnoles à qui mieux-mieux, et à moi en l'occurrence. J'attrape ses mains au vol et les contrains avec délicatesse à se calmer et se poser doucement. Sa tête rue, bouge. D'un souffle léger je caresse ses yeux et ses joues pour que ses traits se détendent.

Le vent me plaque les bras au sol d'une poigne ferme, me balaie le visage de son souffle. Je me cambre, mon buste se contorsionne de droite à gauche, pour échapper à l'emprise. Furieuse, je bats des jambes, essayant de toucher mon ennemi inconsistant.

La tension ne baisse pas, ce sont au contraire les jambes qui entrent dans la danse et me martèlent sauvagement. Je descends ses mains le long de son corps et m'écarte des ses fuseaux qui tricotent un invisible ouvrage. Son visage change sans cesse d'expression. Un chat. Un chat qui dort...

L'emprise se relâche. Hors de moi, j'halète, peinant à retrouver mon souffle. Trop énervée pour retrouver une respiration normale, j'hoquete, commence à m'étouffer. Et ce vent qui s'engouffre entre mes lèvres ouverte ne fait rien pour m'aider au contraire... il n'accentue que plus mon malaise.

Des spasmes maintenant, comme si elle se noyait en plein air, comme si l'oxygène n'entrait plus en elle. Elle happe le vide et sa peau rougit sous l'effort. Faudrait pas qu'elle s'étouffe dans mon pieu non plus. Je m'avance sur un coude au-dessus d'elle et reprends un souffle frais qui se dirige juste entre ses lèvres.

Sursaut de vie, d'énergie. Mon corps s'étire vers le haut se plaque contre une barrière invisible, empêchant la rafales de vent de m'atteindre. Mes mains s'accrochent à ce mur comme un naufragé à sa bouée. Mon front s'y dépose aussi. C'est une protection plus qu'inopinée et je ne veux pas qu'elle disparaisse.

Elle se cabre encore plus. Mais sa respiration, saccadée, reprend. Soit je la laisse évacuer ses pensées lugubres, soit de la réveille pour les chasser. Dodo? Eveil? Réveil? Repos? Cauchemar? Eveil? Je la regarde s'agiter...

Le vent s'apaise, le soleil pointe son museau et je suis à bout de force. Mon mur s'en va avec les dernières risées me laissant lourdement retomber sur le sable, m'y recroquevillant tel un foetus. Je tremble, j'ai froid, je pleure.

Le cauchemar est passé, mais la tristesse reste. Sans y penser, ma large main gauche se porte jusqu'à son visage et en caresse les joues. J'efface les sillons des larmes. Je contourne ses yeux mouillés pour les sécher. De mes doigts rugueux j'explore doucement ce visage triste.

L'effet d'une caresse sur mon visage, d'une main qui se fait sollicitude, j'y frotte ma joue prenant plaisir à ce contact si doux après cette épreuve usante. J'ouvre les yeux pour voir mon bienfaiteur. Rien. Juste le spectacle d'une plage dévastée, encombrée de détritus, qui s'offre à mon regard. Mais cette main, je la sens toujours sur ma peau... machinalement la mienne se porte à sa rencontre.

Elle s'empare de ma main et semble y trouver un peu de réconfort. Je glisse doucement vers sa nuque et l'attire contre moi et, simplement, la prends entre mes bras.

Ce n'est plus seulement une main que je perçois, mais c'est tout un corps. Je devine un torse plaqué contre le mien, deux bras qui m'enserrent. Et dans cette étreinte, je me laisse couler, y puise une énergie nouvelle. A mon tour, j'enveloppe son cou d'éther de mes bras espérant lui apporter tout ce qu'elle m'offre... bien être... dissolution... le noir...

Elle se love contre moi, apaisée. Je sens son corps se détendre.
Nous allons dormir ainsi.
Ensserrés l'un dans l'autre.
Avec chacun nos histoires à évincer.
Avec chacun nos angoisses.
Avec chacun notre vie.
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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 25 Avr - 16:08

Longtemps. Longtemps que je n’avais dormi ainsi dans les bras d’une femme tiède et douce. Longtemps que je ne m’étais ainsi assoupi. Lorsque mes yeux s’ouvrent, je sens que la fin de la nuit est proche. Déjà les bruissements légers de la forêt indiquent que d’ici peu la faune sera en pleine activité. D’ici peu l’aube se lèvera sur nos têtes engourdies par l’étrange et le fantastique, la peur et le danger, la haine et la crainte.

Elle est blottie comme un jeune animal dans gîte. Je la regarde ainsi un long moment, sans bouger, sans même battre des paupières. C’est tout de même une situation étrange que de se retrouver ainsi. Elle a chaud et ses pieds ont repoussé les couvertures pour venir se mêler aux miens.

Je respire calmement, sans perturber son sommeil. Elle a la chance d’avoir trouvé une certaine quiétude. Je ne sais rien d’elle, à peine un vague prénom, et elle s’est endormie contre moi sans sourciller, ou presque. L’être humain peut-il accéder à ce degré de simplicité et de sagesse ? Pouvons nous réussir à vivre aussi parfaitement quelle le fait en cet instant ?







La sempiternelle érection matinale vient me rappeler aux contingences de la vie. Je suis nu, une femme dans les bras et voici que l’asperge vient pointer le bout du nez dans ces affaires.

J'essaie de me désengager le plus doucement possible d’elle. Inutile d’en rajouter.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 25 Avr - 17:14

Il bouge délicatement pour se détacher d’elle en douceur. Grognement. Elle s’accroche un peu plus à son cou, plante ses ongles dans la nuque de Mike. Elle n’a pas conscience de la situation, si ce n’est qu’elle ne quittera pas ce lit douillet.

Il recule le bassin, elle avance le sien. Il tente de lui enlever ses bras, elle résiste. Soupir de frustration, elle passe sa cuisse, sur celle de Mike, et d’une poussée des hanches, elle roule sur lui, le chevauche le plaquant dos sur le lit de coussin.

Pour soulager la douleur musculaires de ses bras, elle rampe sur lui, afin que ses bras qui lui enserrent le cou soit pliés et non plus tendus.

Joue contre joue, allongée de tout son long sur lui, elle replonge dans un sommeil profond. Soupir d’aise.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Mer 25 Avr - 17:57

Mais mais mais ! … Voilà que je sers de rocher aux singes… Kheira me grimpe dessus à la sauvage… et elle dort !

Allongée sur moi, je la sens se prélasser sur mon anatomie. Elle a ancré ses griffes dans mon cou et ce n’est qu’en me mordant les lèvres que j’ai réussi à ne pas crier. Cette fille n’est pas un chat. C’est une tigresse, une bengali pur souche. Je veux bien qu’elle aie besoin de sommeil, mais je ne suis pas le plus confortable, sans compter que je hisse les couleurs, et que ce gymkhana ne va pas arranger les choses.

Elle se colle à moi et se frotte à peine. Ses jambes, sa joue, je vais finir en bisounours géant, en doudou pour adulte… Heureusement, ses vêtements forment un rempart à de plus profondes exploration. C’est que là, après avoir respiré des odeurs féminines toute la nuit et subir maintenant une séance de frotti-frotta de tout beauté, le côté animal va finir par ne plus pouvoir être contenu…

Respire à fond, doucement, douuuuucemement, pense aux enfants que tu as vu pourrir dans les caniveaux de Buenos Aires, aux cours d’interrogatoires du MOSSAD, au sergent instructeur qui défonçait les sphincter des bleus qui osaient lui résister, aux couloirs d’un hôpital hongrois ou ta grand’mère agonisait, à…

Rien à faire. Va falloir trouver une solution. Sinon je ne réponds plus de rien.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Jeu 26 Avr - 0:51

Hummm... J'émerge lentement de mon sommeil mouvementé par ces cauchemars dont je me serais bien passé. J'ai l'esprit encore brumeux, du mal à ouvrir mes yeux. Difficile le réveil aussi pénible qu'au lendemain d'une fiesta. Allongée, à plat ventre sur les coussins, ceux-ci me semblent anormalement rigides et celui que j'ai sous la joue se fait râpeux et piquant. J'y frotte ma joue. Contact intéressant malgré tout et stimulant pour un réveil. Mon corps se tends pour s'étirer. Un bâillement m'échappe.

Mes bras qui enserrent le coussin qui sert d'oreiller glisse le long de celui-ci et le découvrent non pas carré mais irrégulier... chevelu ?!?

Mes sens s'affolent soudainement et se remettent en marche d'un seul coup. Et là je me rends compte que cette odeur que j'hume n'a rien à voir avec celle du tissu. Elle est plus musqué, plus piquante... une odeur d'homme qui m'enivre dès le réveil. Son corps se fait plus précis sous le mien, et je remarque un détail qui flatte sérieusement ma féminité. D'autant plus qu'au réveil, je ne suis jamais à mon avantage.

Ma joue glisse sur la sienne, ma bouche se pose près de la sienne, mes doigts jouent avec ses cheveux. Pas un mouvement de sa part. Dormirait-il ? je vais en avoir le coeur net. Toujours yeux clos, mes lèvres rejoignent les siennes en un baiser chaste.

Hummm. Bonjour vous
. dis-je voluptueusement, mes lèvres toujours sur les siennes.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Jeu 26 Avr - 1:27

Elle se réveille.

Oui, c’est certain, elle se réveille. Normalement, si tout suit son cours, elle devrait ouvrir le yeux, grimacer et me gifler. Qu’importe si c’est elle qui a escaladé le cocotier, c’est l’arbre le responsable.

Mais ses paupières restent closent et… Et elle m’embrasse murmurant entre ses lèvres une douceur inattendue.

Je me souviens. C’était en Irak, en 1990. Une mission de renseignement bien en avant dans les lignes de l’ennemi. Nous étions trois. Gherard et Vislav m’accompagnaient. Nous devions déterminer précisément où se trouvait la ligne nord des chars enterrés de Sadam. Mais une tempête de sable nous avait égaré et nous nous étions retrouvés nez à nez avec une patrouille de vingt soldats. Les consignes étaient claires, pas de témoins. Nous avons foncé. Mes deux compagnons sont tombés dès les premiers mètres. Et moi, j’étais seul dans un désert inhospitalier, entourés de vingt hommes armés jusqu’aux oreilles et qui avaient abattu de sang froid deux amis devant moi.

Et bien là, tout de suite, j’en mène moins large.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Jeu 26 Avr - 22:19

Pas de raidissement du corps, pas de frémissements, sa respiration ne change pas. Je suis allongée sur qui ou quoi là ? un homme ou un robot ? Si c'est un homme, il a une putain de maîtrise de soi pour ne pas réagir à mon corps sur le sien, à mes lèvres sur les siennes !

TILT TILT TILT !!!!!!!!!!!!!!

Non... non... non... pas lui quand même ! Mes yeux ne veulent pas s'ouvrir, pas savoir. Alors ce sont mes mains qui se mettent au travail, effleurent son front, son menton, ses pommettes, son nez, ses joues, ses pattes d'oies, ses rides... Oh bordel...

Mes lèvres se décollent d'elles-même des siennes, sans que je le leur intime. Mes bras encadrant son visage prennent appui sur les coussins, se tendent et soulèvent mon buste. Buste qui instantanément se recule, me permet de m'accroupir sur ses jambes nues.

Tout est confus dans ma tête ! je me demande bien ce que je fais sur lui alors qu'il est nu. Au vu de la rigidité de son corps, de sa non réaction, je dirai qu'il n'est pas spécialement ravi, alors pourquoi il m'a laissé faire ? ou alors il a voulu profiter de moi, et voyant que je me réveillais a préféré jouer les indifférents pour détourner les soupçons ?


Je prends ma tête entre mes avant bras, mes mains se croisant sur ma nuque, la secoue de droite à gauche. Une fois calmée, j'ose seulement ouvrir les yeux et me confronter à lui.

Alors Mike... c'était plaisant ? une torgnole en guise de remerciement vous agréerez-t-elle ?
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Jeu 26 Avr - 22:57

Je la vois changer en quelques secondes. Une peur, un recul, un retrait. Elle me tâte et je lis sur son visage un éclair de compréhension. Elle nie, refuse et ses cheveux font la danse de la méduse qui dit non.

Je crispe déjà mes joues, ne sachant pas de quel côté elle va frapper. Je ne crois pas être un féru de psychologie féminine et je n’ai jamais cru que les femmes venaient de Vénus. Mais quand une louloutte se trouve dans une position délicate, la meilleure façon de s’en sortir avec les honneurs et de balancer une bonne grosse mandale dans les gencives du mec, histoire de se montrer à quel point elle est outragée.

Et là, cette jeune cabrette effarouchée se perche sur mes genoux et me menace simplement, sans rougir, avec toute la bonne foi du monde.

« Une torgnolle mademoiselle Kheira ? Il me souvient que vous avez déjà tenté l’expérience il y a peu et que cet échange ne fut pas des plus bénéfiques. Maintenant, si vous souhaitez retenter l’expérience…
Toutefois, avant de commencer le concert pour cinq doigts, permettez que je vous rassure sur un point. Oui, c’était plaisant.

Mais maintenant, reste à vous de savoir de quoi je parle.
»

Je la regarde en face, sans honte. Oui, elle a devant ses genoux la preuve que je ne suis pas resté insensible. Inutile de camoufler quoi que ce soit, je ne suis pas en position de dissimuler. Qu’elle pense ce qu’elle veut, je n’ai pas les moyens de lui prouver la vérité. J’ai jamais forcé personne à coucher avec moi, même quand je les ai payées.

Je souris à peine. Maintenant, ma poulette, tu choisis quelle porte de sortie ?
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Ven 27 Avr - 18:43

Si je me souviens du placage au sol, de l'arme pointée sur ma tête, de la gifle qu'il m'a retournée... Pour sur que je m'en souviens. Et au lieu de me calmer au contraire c'est l'inverse qui se produit. J'ai un sursaut de colère, le sang qui bouillonne. Les poings serrés, les ongles qui me rentrent dans les paumes, j'ai envie de le frapper, de lui fermer son clapet, de lui faire ravaler sa langue, de le pendre par sa queue de souriceau à un crochet... tout plein d'images de torture traversent ma tête et c'est bien la première fois que je suis à ce point à ce cran, à la limite de perdre la tête et de basculer dans la folie.

Je pousse un cri de rage, giflant son asticot au garde à vous, juste avant de ramper en arrière pour l'éloigner de lui. C'est ça ou je vais faire un meurtre pour ne plus avoir à supporter son flegme britannique coincé du cul et du zygomatique. Et l'idée qu'il pourrait m'être utile, ne me paraît plus si bonne. Il me rendrait folle et je serais son ennemie publique n°1.

Les pieds enfin sur le sol froid, je marche à reculons jusque vers le coin d'eau, tout en le surveillant du coin de l'oeil. S'il me bondit dessus, je le frappe avec tout ce qui me tombera sous la main.

Je passe le paravent, ose enfin souffler, mes muscles se détendent, je fonce sous la douche toute habillée pour calmer ma fureur.

Allez vous en... allez vous en ou ça va mal se finir ! crie-je de ma cabine de douche
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Ven 27 Avr - 19:50

OUAILLLLLLEUH !

C’est que ça fait carrément mal de recevoir une brassée de claques sur le gland ! Non mais ça ne va pas ?! Non pas que je m’en serve comme outil de travail, mais j’y tiens, moi, au commandant Cousteau, c’est sentimental ! Mais j'ai appris à retenir cris.

Non contente de me maltraiter le cyclope, voilà que la demoiselle se précipite toute habillée sous la douche. C’est que ça n’a pas l’air d’aller très bien dans sa tête et dans son corps, la p’tite dame… Et voilà qu’elle me demande de partir…

Je me lève. C’est une habitude ici de se lever sans avoir eu son content de repos. Je chope au passage mon futal et l’enfile. Un peu de décence pour calmer l’hystéro. Je me dirige vers le coin douche et y retrouve Kheira, pantelante, fulminante et surtout ruisselante sous la douche. Ses fringues dégouttent tout ce qu’elle peuvent et déteignent lamentablement. Ses cheveux filassent sous l’effet de l’eau et son visage est tordu entre un masque de furie muette.

Je me munis d’une grande étoffe absorbante, posée là en guise de serviette et l’ouvre en grand. J’avance d’un pas.

« Venez mademoiselle, vous allez prendre mal ainsi. Et se baigner dans cet appareil n’est pas recommandé par le corps médical. »

Ma voix est un peu embrumée mais le ton est bienveillant, presque amical. Si l’entrejambe me cuit, je n’arrive pas à la détester complètement. Une vraie Sœur Emmanuelle. Déjà que j’étais une ambulance pour jeune transplantée. Si tout se déroule comme la première fois, celle-ci devrait se faire sauter par le premier gigolo mièvre et libidineux qui passera.

Ma bêtise aura ma peau.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Sam 28 Avr - 2:08

J'en ai marre de cette situation, de cette île sur laquelle on est coincée. Elle aurait pu être idyllique et c'est un cauchemar éveillé. Des morts, des symboles étranges, des monstres, des habitants trop space et un putain de bonhomme qui me tend maintenant une serviette alors que j'ai mis à bas sa virilité. Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça hein ? je sais que tout ce que j'ai fait dans ma vie a foiré.

Mais un gramme de coke sniffé, ça en faisait un gramme en moins pour un novice qui voulait tenté le grand voyage. Une passe et j'ai soulagé un mec de sa tristesse le temps d'un moment. Un coup reçu de José, c'était un coup en moins pour ses prostitué. Un mal pour un bien comme on dit. Alors pourquoi maintenant ne puis-je en bénéficier à mon tour , là de suite ?

Affalée contre le mur de la douche, la tête en arrière, je laisse couler l'eau sur moi et ça ne m'apporte ni bien, ni consolation, ni purification. La colère me quitte pour être remplacée par une détresse qui me broie de l'intérieur. J'ai pas le droit de flancher, je l'ai promis. Pour Tara et Miguel, je dois survivre pour leur rendre un dernier hommage quand toute cette folle histoire sera fini pour prouver au monde , à leurs proches qu'ils ont existés.

Ma tête pivote, mes yeux regarde l'homme sur lequel il y a peu, je savourais le délicieux contact de son corps. Il est là debout, un morceau de tissu ouvert, à attendre que je vienne m'y envelopper. Pas de rancune, pas de malveillance sur son visage. Et si pour une fois dans ma putain de vie, je me laissais aller, à accepter ma condition de sexe faible, à me faire dorloter. L'histoire d'une minutes, de quelques secondes. Pourquoi je n'y aurais pas le droit... mon fardeau, le poids de la honte, la douleur, je les ai porter trop longtemps... il est temps de lâcher du lest sister... il est temps ou dans pas longtemps c'est la folie qui te guettera et la folie ça ne combat pas, ça ne se vit pas, car l'on n'est plus soi même. C'est la mort avant l'heure...

Je quitte la douche sans éteindre le jet d'eau, et d'un pas mécanique, je me dirige vers la serviette tendue et m'y place de dos, me collant contre le torse de Mike, attendant juste qu'il referme le tissu sur moi.

Juste une minute de dorlotage... c'est tout ce que je demande !
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Sam 28 Avr - 10:18

Je serais poète que je qualifierai la situation de tous les lieux communs usuels, petit oisillon tombé du nid, faon blessé et toutes ces métaphores naturo-filandreuses. Mais moi, ce que je vois là, c’est une pauvre fille, une femme dont les nerfs lâchent et qui n’obéit plus à rien. Elle vient se réfugier dans mes bras comme une enfant malheureuse. Je referme la serviette sur elle dans un cocon protecteur et l’enlève dans mes bras.

Bon sang, mais qu’est-ce que j’ai à passer mon temps à prendre des gens dans mes bras moi ?! Va falloir que je consulte, ça va devenir maladif. C’est quoi ? Un complexe du héros supérieur de film des années 50 ? Un blocage au stade anal qui me contraint à garder les gens contre moi ? Une dérive psychotique qui occulte ma personnalité pour la substituer à celle d’un brancardier fou ?

On s’en fout mon gars, on s’en cogne. T’es le chêne, pas le roseau. Alors porte.

Je reviens dans la pièce principale, un coup d’œil rapide à la porte me rassure sur l’efficacité du barrage. Je porte Mon fardeau moite sur le lit improvisé. Je l’y allonge délicatement en lissant ses cheveux pour ne pas qu’elle les aie dans les yeux. Sa figure n’a plus du tout la même expression de colère que tout à l’heure. J’y vois maintenant, peinte à la main, une expression de lassitude extrême, de fatigue et de désespoir voilé.

D’une main ferme et sans hésitation, j’ouvre la serviette. Ses fringues ne sont plus que des serpillères qui lui collent à la peau. Le geste sur, chirurgical presque, j’entreprends de la déshabiller.
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Sam 28 Avr - 20:28

Je me laisse enveloppée dans le linge, soulevée par les bras puissants, puis déposée sur le lit sans un mot, profitant juste de ce petit moment de chouchoutage. Mais quand Mike entreprend de me déshabiller pour enlever mes vêtements mouillés, mes mains se portent à ses poignets pour bloquer ses gestes. Réflexe spontané mu non par un sentiment de colère mais mu par un soupçon de bon sens.

Il y a encore quelques minutes, il dissimulait mal son trouble lorsque mon corps habillé côtoyait intimement le sien dénudé. Je n'ai pas la tête à ça et puis j'ai pris une résolution et je compte m'y tenir. Mon regard résolu ne le quitte pas et déjà je sens ce petit moment de bonheur s'altérer. Difficilement, je me sers de mes muscles abdominaux, de ma prise sur ses poignets pour me mettre en position assise.

En guise de remerciement pour ce bref moment de dorlotage, je l'embrasse sur la joue, au coin des lèvres et murmure à son oreille :

Le jour ne va pas tarder à se lever et apparemment le sommeil fut réparateur pour nous deux. On devrait peut rejoindre votre patron pour voir si rien ne lui est arrivé... Je me doute que cela doit vous inquiéter de le savoir quelque part, seul, sans protection

Doucement, je le repousse, pivote et pose mes pieds au sol pour rejoindre le coin douche ou j'avais vu, accrochées le long du mur, des tuniques similaires à celles que portent nos hôtes. Un à un, je m'effeuille, laissant choir mes vêtements au sol pour enfiler ce morceau de tissu qui me paraît aussi rêche qu'une robe de bure.

Une fois fait, je passe la tête par dessus le paravent.

Alors... que dites-vous de ma proposition ?
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MessageSujet: Re: La grande maison : la pièce à côté   Dim 29 Avr - 2:01

J’aurai du miser toute ma fortune sur ce coup-là. Elle interprète mes gestes comme un désir de passer à une copulation active et directe. Pourquoi est-ce que systématiquement les gens que je rencontre ne voient et n’imaginent que ça tout le temps. Peu-on simplement imaginer un instant que tout n’est pas régit forcément par les instincts de reproduction. On peut aimer, on peut s’unir mais on peut aussi penser parfois à d’autres choses.

Et là, présentement, je ne comptai que la déshabiller, la frictionner et l’emmitoufler dans les couvertures. Et elle m’arrête comme si je lui promettais les mille et unes nuits de voluptés de l’orient… Je dois vraiment avoir la tronche du satyre du coin.

Je ne comprends pas très bien ce qu’elle me dit en m’embrassant… Mon patron est de l’autre côté de l’océan, et je ne vois pas en quoi la sécurité du mouflet l’intéresse.

Sauf si… sauf si je ne suis qu’une marche pour se hisser jusqu’à l’héritier Spelding. Ouais… ouais ouais ouais… possible ça. On attaque le chauffeur pour récupérer le fruit plus haut.
Logique.
Impitoyablement logique.

Et puis alors ?
Tu croyais quelque chose ? Tu espérais un truc ? Non, même pas. Tu t’es juste laisser aller à ce que tu croyais être un peu de bonté d’âme. Mais même ça, c’est pas possible. Tu le sais pourtant. Chaque fois que ce genre de truc t’es arrivé, tu t’en es mordu les doigts. Faiblesse que tout cela. Ce n’est pas pour toi. Garde ton romantisme de midinette bien planqué et laisse ton masque de bulldog sur ta figure. Je sais pas ce que fait cette île sur toi, mais à force de faire des faux pas, tu vas finir par ne plus être capable de rien. Et comme tout le reste n’existe plus… garde le peu qui ne s’est pas envolé en fumée…

Sa voix sort du paravent. Plus sure, plus ferme, elle sait ce qu’elle dit. Ce que j’en pense ?
« Votre proposition mademoiselle… je suis sale, je porte des loques en guise de vêtement, j’ai dormi deux heures en trois jours et la nuit n’est pas terminée…
D’ailleurs, vous-même devriez vous reposer encore. J’agis avec Monsieur Spelding au mieux de ce que je puis faire. Je ne prétends pas être infaillible, mais je connais un peu mon affaire.

Mais ce n’est au milieu de la nuit, dans l’état de déchéance dans lequel je suis, que je pourrai être utile.
»

Je ne bouge pas. Je reste planté comme un épouvantail crasseux, au milieu de la pièce. Les derniers froissements de tissus préludent à la sortie de la demoiselle. Qu’est-ce qu’elle veut ? Vraiment ?
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