Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 Un point d'eau potable

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P'tit Ben
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Dim 25 Mar - 16:57

Musique

Ben moi, j’ai suivi le grand tout moche, et je me suis caché la
Tu vois là, derrière-toi
Et j’ai tout bien vu
Mais j’sais pas si je vais me souvenir de tout, c’était il y a longtemps, je crois.

Fait pas cette tête !
Je t’ai eu !
Bisque bisque…

Regarde !
Disque jaune, rouge, bleu…
Un la
Un ici
Un autre en haut
Le vert ici
Et…
Tada PADABOUM




Voilà ! Marche pu la cloche !
Ecoute…
Fini la musique qui rend malade.

Dit Céli, tu veux voir papa ?


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Céli
Cadavre exquis
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Dim 25 Mar - 17:06



Je regarde mon petit frère, qui s'amuse comme un fou, il faut le dire. Je me souviens toujours de lui s'amusant avec de petits puzzles. Apparemment, il n'a pas changé.

Rapidement, il replace un à un les disques de couleur dans leur position exacte. Je suis un brin ébahie. La disposition finale est logique, certes...mais jamais je n'aurais pu la découvrir par moi-même.

Je me demande si c'est la première fois qu'il joue par ici...
Toujours est-il que la curieuse musique s'est arrêtée. Je me demande si le coupls va mieux.

Puis vient la question. Terrible, directe, foudroyante, la question qui n'autorise que deux réponses. "Oui", ou "Non".

Je ne sais d'abord quoi dire.
A quelle vue est-ce que je m'expose ?
Un squelette ?
Un cadavre ?
Un...un...un monstre ?
Ou bien encore autre chose ?

Mes sens sont tellement perturbés sur cette maudite île que je ne parviens même pas à imaginer le quart des possibilités qui s'offrent à moi si je réponds "Oui". Cela m'inquiète.

Physiquement, je suis presque intouchable. Invincible. Mais moralement...non.


Oui, Ben.
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P'tit Ben
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Dim 25 Mar - 17:26


Je connais tout ici, y a plein de jeux très drôles, mais faut pas aller au centre de l’île
Faut leur dire aux autres, sauf ceux qui sont pas gentils
Mais je pourrais jouer avec eux si tu veux !
Avant je m’ennuyais tout le temps…

Mais plus maintenant !
Pis t’es la !
Hein, dit t’es la ?
C’est pour de vrai, dit
Tu vas pas partir encore
Dit…

Viens !
On va voir papa…
Faut sortir et tu verras.

(…)

C’est la !
Tu tournes ça…
Regarde dedans !

Papa…




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Céli
Cadavre exquis
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Dim 25 Mar - 21:28



Jamais je n'avais encore vu de film. Papa et maman préféraient de loin le noble art du théâtre au tout récent cinéma, plus proche du gadget qu'autre chose selon eux. Aussi les premières images qui apparaissent à mes yeux semblent magiques. Eblouissantes, même, je les regarde simplement passer, sans chercher à les détailler, mon oeil est emporté par le tourbillon.

Après quelques instants, je réussis toutefois à happer quelques bribes, quelques séquences, puis je suis enfin apte à comprendre l'histoire qui se déroule devant mes yeux.

Quelques séquences incohérentes se succèdent, mais l'atmosphère qui s'en dégage me laissent penser que tout s'est déroulé sur l'île. Je n'y reconnais pour le moment personne. Ni homme, ni femme, ni enfant. Une lointaine silhouette aux airs familiers éveille ma suspicion, mais tout retombe. Je continue mon observation, aussi attentive que possible.

Puis, première séquence, très courte, à peine une vingtaine d'images. Mais je reste pétrifiée. C'est...c'est moi. Moi...attachée à...


[NB : bon, sur les images c'est pas vraiment moi, mais en fait si, mon ami Tim Burton m'a promis de retourner les scènes Wink]



Celà ne dure que l'espace d'un instant, mais...je suis tétanisée. C'est moi. Et je n'ai aucun souvenir de ces moments. Comment aurai-je pu oublier une telle expérience ? Reconcentre-toi, Céli. Tu risques de manquer quelque chose d'important.

Au fur et à mesure, les séquences se font plus longues, plus structurées. Je ne reconnais toujours personne, mais j'ai un mauvais pressentiment. Les quelques secondes ont réveillé en moi des souvenirs qui m'échappent obstinément.

Puis la même séquence reprend. Je me débats, je hurle. Je suis seule.

Je hurle...je hurle aussi dans le présent. De peur, d'incompréhension, de rage contre celui qui m'a fait ça.

Puis tout rechange. Je me calme, un peu tout du moins. Je reste dans un état d'excitation proche de l'hystérie. Qui est atteint à la dernière séquence.

C'est de ça que parlait Ben.




Papa...

Papa, c'est toi...


PAPA !!

Je n'ai pu retenir ce cri. Je sais qu'il n'est qu'un être de papier, mais je n'ai pu y résister. Le voir, le revoir vivant, l'émotion, tout s'est mêlé, comme ma pensée se mélange à la scène qui se passe devant mes yeux.

Papa paraît furieux, mais pas contre moi, contre celui qui m'a attaché. Il me libère. Il crie, mais je ne saisis pas qui il vise par ses injures. Je ne m'en préoccupe qu'à moitié. Les larmes remontent, inarrêtables.

Mon père qui vient m'aider, qui me sauve, c'est le résumé d'une partie de ma vie. Père toujours aimant, même s'il était parfois sévère. Mon...mon père.

Je m'effondre au pied de l'appareil.
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Speaker Trapp
Piston & Cylindre
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Lun 26 Mar - 0:18

J’ouvre les yeux péniblement, un peu fourbu, un peu à l’Ouest.
Je me sens mieux. La cloche a cessé sa mélodie assassine.
Lady !
Je me redresse, tâtonne un peu dans la torpeur de la nuit, mais elle est la, près de moi.
Je me jète sur elle, la tête collée sur sa poitrine. Son cœur bat, son souffle est redevenu paisible.
Je reste un moment allongé sur son corps endormie.
Tout va bien maintenant, tout va bien…

C’est étrange, je n’ai pas le souvenir d’avoir emmené Lady si loin de l’arche.
Les questions commencent a réveiller ma cervelle encore endolorie de… d’ailleurs de quoi s’agit-il ! Et que s’est-il passé, pourquoi sommes nous ici, et… oui, quelqu’un nous a déplacé, quelqu’un nous a traîné jusqu’ici, et loin de cette cloche.
Qui…

J’ai entendu un cri, un cri déchirant.
Pas un cri de peur ou de surprise, mais un cri de douleur, et ça, même le plus crétin des arnaqueur pouvait en saisir toute la noblesse, et cette souffrance…
Je me suis levé, laissant Lady à son sommeil.
J’ai passé ma main sur son visage, j’ai ôté quelques mèches de transpiration séchée, et je suis parti.

J’ai marché le long des pavés, sur les dalles rondes, j’ai contourné les murets de pierres, et je l’ai vu, accroupie au pied d’un curieux appareil sur lequel une image fixe et lumineuse scintillait dans la nuit.
C’est la jeune fille que j’avais à peine regardé sur le bateau, trop occupé par les facilités de ce que les travers du luxe m’offrait, tant d’opportunités à saisir que je n’ai rien vu… je n’ai même pas su reconnaître les personnes de cœur, cette jeune fille qui venait de me sauver la vie, et qui hurlait dans la nuit sa peine.
Oui, c’est elle, j’en suis certain maintenant.

Je me suis approché lentement, et lentement pour ne pas l’effrayer encore plus, j’ai toussoté, et je me suis agenouillé près d’elle.
J’ai posé ma main sur son épaule.
J’ai souri, tout simplement.


Merci…

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Marguerite
Baronne
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Lun 26 Mar - 11:22

Wait here un moment, I'll have a look.

Non c’est toi qui wait here un moment ou même deux et c’est moi qui will have a look .
Understood ?
Je prends le livre avec on ne sait jamais, ça peut toujours servir à faire un joli petit feu .
Et je dépasse Johnny
Même pas peur !

Encore plus sombre que de l’autre côté, bordel ! des lampes torches vous connaissez ?
Non ben il serait peut-être temps d’y pensait !

Le livre bien contre moi, j’avance a tâtons, et ......... je fais plein de bruit, je ne suis pas un chat non plus, et puis le bruit ça me rassure !

A part moi, non je ne me parle pas toute seule, et les pas du british derrière moi, j’entends rien
Ils doivent s’amuser comme des petits fous les deux zouaves là-bas !

Bon toi là haut, il va se passer quoi maintenant ? une pluie de grenouilles ?
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Lady Sushi
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Lun 26 Mar - 17:47

Et soudain, ce ne fut que couleurs, senteurs, saveurs et sons.

Je nageai quelque part entre rien et tout, dans le vide et le néant, l'endroit où les seuls sons que l'on entend sont ceux des hurlements déchirants des âmes perdues comme je l'étais.

Mais tout explosa.

Comme si une brèche s'était soudain ouvert sur le monde extérieur, tout ne fut que tourbillon coloré, satiné, acidulé.
Et on me précipita tête la première dans le gouffre de vie qui venait de s'ouvrir sous mes pieds.

Fermez les yeux...
Imaginez-vous dans une pièce d'un noir complet, épais, étouffant, opressant.
Aucun son ne vous parvient, les murs de votre geôle capitonnée leur en empêche l'accès.
Noir...
Obscurité...
Et surtout...silence.
Vous voulez dormir, mais vous n'avez même pas besoin de fermez les yeux.
Tout est si noir...

Et soudain, soudain les rideaux noirs pendus autour des fenêtres s'écartent, les volets et les vitres s'ouvrent grandes pour laisser entrer l'air et le chant des oiseaux, le soleil envahit la pièce de sa lumière, et la porte auparavant fermée à clef s'ouvre comme un invisible et minuscule courant d'air la touche...



Cet aperçu de ce que je ressentis est loin d'être exhaustif.

Tant de sons et de lumières me firent tourner la tête un instant.

Je m'assis, regardai autour de moi...
Je sentis son poids sur mon corps, baissai les yeux et vit Trapp, allongé sur moi, son coeur galopant joyeusement dans sa poitrine à l'unisson du mien.

Je bascule la tête en arrière et ris.

Je ris la vie, je ris ces couleurs, j'ai envie de chanter, de hurler ma joie, ma vie...
Je vois Trapp disparaître quelque part derrière un rocher. Je le suis, je voudrais l'appeler...

Mais je la vois, et je m'en abstiens.

Elle est jeune, et livide, et mince, voir cadavérique.
Ses doigts sont refermés sur quelque chose que je ne vois pas, où peut-être est-ce simplement son poing qu'elle ferme dans un geste anxieux.

Ses yeux nous fixent.
Mes yeux les rencontrent.
Ma gorge est encore nouée par l'émotion, je ne puis rien dire.
Mais je souris, un sourire plein de recconaissance et de gratitude.


Dernière édition par le Mar 27 Mar - 18:17, édité 1 fois
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Céli
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Lun 26 Mar - 23:33

Trop, ça devient trop d'un coup, je suis en train de me découvrir une vie dont je n'avais même pas idée. Des pans entiers de mon histoire m'apparaissent, disparaissent. Quel mauvais génie joue à brouiller mon esprit ? Qu'il arrête, je le supplie d'arrêter, c'est une torture, ça devient insupportable. Je voudrais savoir qui je suis une bonne fois pour toute, mais je sais que je ne le peux pas ici. Trop d'histoires scabreuses à remuer, encore. Trop de vérités à découvrir. Allons, Céli, sois forte. Et bats le fer tant qu'il est encore chaud. Tu te reposeras...plus tard.

Une main sur mon épaule. L'homme que j'ai déplacé. Il s'est réveillé. Satisfaction, mon acte n'a pas totalement été inutile. Un mince sourire vacille sur mes lèvres, mais il ne parvient pas à rester stable. Les ras-le-bol et le fonce-dans-le-tas se livrent un combat sans merci dans mon esprit. La balance penche en faveur du second, mais l'équilibre peut basculer à tout moment. J'en ai marre, ou je me bats ? Je lâche, ou je continue ? Est-ce que ça vaut la peine que je continue ? Y'a-t-il un avantage à renoncer ?

Le sourire ne s'installe discrètement que quand la jeune femme asiatique elle aussi se relève. Deux bonnes choses de faites, ça dépasse mes rêves les plus fous.


Ce n'est rien. J'ai fait ce que j'avais à faire, pas vrai ?


Est-ce réellement une question rhétorique ? Non, je me le demande vraiment. Je suis perdue. Je ne sais pas ce qui est bien, et ce qui est mal. Cependant, je suis quand même satisfaite de mes actes récents. Pas des visions, mais des actes.


Je m'appelle Céli. Et vous ? Je vous ai vu sur le bateau, mais je ne connais pas votre nom...


Une question pour deux. Advienne que pourra. Leur présence me rassure, c'est une sorte de conduit pour m'échapper de mes noires pensées. Discuter, c'est oublier la noirceur des instants présents. Je tente de me lever, mais mes jambes flageolent trop. Je retombe. Manque d'énergie. Et quand on est morte, on n'a que ça pour se mouvoir.
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Speaker Trapp
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mar 27 Mar - 0:20

Musique

Agenouillé auprès de Céli, je ne peux m’empêcher de regarder l’écran.
L’image est arrêtée sur une homme en colère, un homme qui interpelle quelqu’un ou quelque chose, une étrange scène figée, et derrière l’homme une jeune fille attachée sur un fauteuil.
Elle pourrait être…
Non, c’est impossible…
Elle lui ressemble tellement et…

Lady nous rejoint, mais je reste suspendu à cette image. Cette machine est si étrange, et cette image… je regarde Céli, la jeune fille sur l’image…
Non, tout ça est faux.
Je chasse cette idée, une coïncidence, rien de plus.
Tout cela ne peut exister, rien n’est réel, tromperie, illusion, quelqu'un se fout de nous.
Pourtant, l’arche et puis cet endroit…

Speaker Trapp

Je comprends pas, excusez-moi, mais je comprends rien. Que s’est-il passé, et vous… pourquoi ce cri ? Et… cette image… cette…
Elle vous ressemble et… non, c’est impossible.

Pardon, j’ai doit être encore troublé par cette étrange malaise.


Elle titube, et s’effondre. Je retiens son bras, je l’aide à se relever.
Elle a l’air si fragile.
Si pâle..

Venez, ne restons pas la.
Plus loin il y a une sorte de temple. Marguerite et Johnny sont à l’intérieur.

Lady, aide moi à la porter.


Elle pèse si peu.
Quelle curieuse jeune fille, si frêle, si… émouvante.
Et cette image sur la machine, cette ressemblance…

Entrons

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Marguerite
Baronne
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mar 27 Mar - 10:17

Ah non ni de pluie, ni de grenouilles, mais un très joli vol plané les deux fers en l’air .
Johnnyyyyyyy c’est ta faute tout ça ! pourquoi que tu m’as obligé a rentrer là dedans !
Rhaaaa, le cul par terre, le pied dans les mains, zuuuuuuuuuuuut
Je bouge plus, rien a faire, je vais nulle part !
M’en fout, j’en ai marre !

Johnny tu n’as qu’a continuer tout seul si ça te chante, moi je reste la, je tiens la garde quoi .
Va me trouver le scénariste de cette histoire et dit lui que son clou du spectacle, en a ras la casquette !

Mais laisse moi je te dis !
T’en as marre toi aussi c’est ça ? on est la assis comme deux ... comme deux ... comme deux personnages d’un très grand charisme qui ne vont pas se laisser faire ! tu entend Johnny ?
Tu en as un peu bavé toi dans ta jeunesse non ? et tu t’en est sortit ! Alors tu sais comment faire !

Attend c’est quoi ça ? tu entend ? sueur froide, chaire de poule, la totale !
Ah ... c’est les deux autres qui se sont enfin décidé un bouger un peu ! Mais pourquoi ils sont trois ?

Rhoooo mais arrête ! c’est sûrement un autre naufrage !
Hmmm peut-être le beau blond, aperçu sur le pont, ou alors c’est peut-être le brun .
Une chose est sure ce n’est pas une femme ! impossible, je viens de me faire treeeeeees mal donc ça ne peut être que mon sauveur, pas d’autre solution !

On prend appuie, on se relève, les cheveux en place, ah non je suis en train de souffrir, les cheveux ébouriffé, un peu de terre sur le visage et voilà .
Me regarde pas comme ca Johnny ...
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Lady Sushi
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mar 27 Mar - 18:48

Mon nom ?!
Mais que lui répondre...
Lui demander de m'appeler par un prénom qu'à part ma conscience, personne n'a utilisé depuis longtemps, si longtemps...
Depuis six ans, à vrai dire.
Et je ne veux pas lui répondre " Lady Sushi", non, ce serait vraiment ridicule...surtout que cette fille, Céli, je crois, impose le respect dès le premier regard.
Elle est très mince, son air est quelque peu maladif, mais son regard est empli de souvenirs, de sagesse aussi...
Alors je laisse juste tomber trois mots.

- Appelez moi Lady.

Ce n'était pas la bonne réponse...
Elle doit me prendre pour une riche je-ne-sais-trop-quoi, une Lady quoi...
Je ne le voudrais surtout pas.

Ma vue est encore troublée, et l'écran derrière Céli est plongé dans l'ombre. Je ne distingue que quelques formes qui se meuvent dans l'obscurité.

Elle s'effondre.
Oh non...
Non !
Pas elle...
Elle ne le mérite pas.
Il y a déjà eu trop de morts depuis le début de cette croisière.
Pas elle...


"Venez, ne restons pas la.
Plus loin il y a une sorte de temple. Marguerite et Johnny sont à l’intérieur.

Lady, aide moi à la porter"


J'acquiesce en silence.
Je lui passe un bras autour de mes épaules, Trapp fait de même.

Au moment de sortir de cet endroit en direction du temple, je lance un dernier regard en direction de l'étrange appareillage qui trône au milieu de la pièce. Et je vois une image dedans, une seule.

Je regarde Céli.
Je regarde l'image.
Je regarde Céli.
Nous sommes devant le temple, toujours aussi noir, et son entrée sombre et béante semble creusée dans le néant.

A l'intérieur du temple...Marguerite et Johnny, dans un état peu reluisant...
Mais nous non plus ne devons pas avoir l'air frais comme trois roses...
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Céli
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mer 28 Mar - 3:00



Si faible...je suis trop faible, trop ignorante, même à sept ans, mon petit frère est capable de supporter plus de choses que moi. Et surtout...je ne sais pas comment je peux me régénérer. Chaque émotion me vide un petit peu plus. Oh, j'ai sans doute de la réserve ! Mais je ne sais que faire pour reconstituer mon stock...

Pas de boisson, pas de nourriture. Pas...pas d'amour. Rien. Je suis un tonneau percé. Un gros tonneau, avec un petit trou, et un flux irrégulier...mais sans charpentier, rien ne viendra empêcher la fuite de se poursuivre, jusqu'à ce que le tonneau soit vide...

Jeune fille morte, cherche bricoleur de l'âme pour bidouillages divers.

A chaque pas, j'ai l'impression d'être en équilibre instable, malgré les épaules qui me soutiennent. Sans eux, sans Trapp, sans Lady, je m'écroulerais, comme une poupée de chiffon.

Je ne cherche plus à lutter, je deviens un poids mort. Du repos, voilà ce qu'il me faut. Je dois arrêter de bouger, me ressourcer, le temps qu'arrive mon Joseph à moi, mon charpentier. S'il existe. Mais il faut que j'y croie. Que me reste-t-il sinon l'espoir que toute chose est encore possible ? Même si celà implique...que même le pire est une possibilité à envisager.

J'entre en léthargie physique. Mes muscles dorment. Sans doute Trapp et Lady cernent-ils parfaitement à ce moment ce que je suis. Un corps.

Mais ma tête reste éveillée. Je ne parle pas, mais je continue à essayer de ressentir. J'ai l'impression que le fait de sombrer dans l'inconscience pourrait me faire disparaître. Car je suis une âme, rien de plus. S'il ne me brûle pas avant, il faudra que j'en parle au père Fausto. Même si je doute qu'il accepte de parler à une oeuvre du démon.

Peut-être que si je retrouve le Comte...lui doit mieux être ouvert aux aspects démoniaques de notre nature. Simple suggestion, intuition. Et il doit toujours m'honorer d'un rendez-vous, non ? Une noble personne n'oublie jamais ses engagements. Quoique, s'il m'avait vue le ventre ouvert, j'eus compris qu'il recule.

Kheira...je l'ai laissée...

Encore...encore de l'égoïsme. Chacun de mes "bons" actes en entraîne un néfaste. La nature est-elle ainsi faite ? Je prie pour que Monsieur Achille l'ait bien rejointe. Il ne doit rien lui arriver.

Et Sibylle...Sibylle...où es-tu ? Comment vas-tu ?


Si...bylle...

Je suis de plus en plus engourdie...j'ai conscience que nous entrons dans un lieu fermé. Je pressens aussi que nous ne sommes plus trois. Je veux lever la tête pour observer nos camarades dans le malheur.

Impossible.

Je suis engourdie.

Je n'ai jamais autant été morte depuis que je suis de nouveau en vie...
Un esprit sain, dans un corps inerte.
Mais...pas de souvenirs. Alors que ce moment, je l'ai forcément déjà vécu. Il y'a soixante-neuf ans environ.
Ici. Ou près d'ici.
Mais ça ne peut pas finir comme ça. Non, ça ne peut pas, je le sais.
Je n'ai pas été réanimée pour m'endormir définitivement dans ce temple. Ce n'est qu'une étape, ou une épreuve.
Je me laisse aller dans cette torpeur. Mon esprit se déconnecte totalement.

Je plane...au-dessus de moi.
Cette fois, Lady et Trapp se sont réellement improvisés croque-morts.
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Johnny Guitar
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mer 28 Mar - 17:37

Le corridor...
Plus noir que where the sun doesn't shine.

J'hésite.

Un coup de wind. Marguerite qui me dépasse.

Wait... Oh, bother...

Un bruit, des murmures, boum, Marguerite qui falls.

Tu es alright? I can hardly te voir, là.

D'autres noises, des pas, behind us. Marguerite se relève, apparently, elle n'a pas perdu ses esprits, toujours à se mettre le plus en valeur...
A smile, si elle n'existait pas, you would have to invent her!

Three silhouettes, serrées les unes against the others.
A peine de lumière maintenant, even outside ça s'assombrit.
Ca va pas être easy de retrouver les autres, comme ça.
But attend, first things first.

De leurs voix, je repère Trapp et Lady, but the troisième?

Come on Marguerite, let's see ce qu'il se passe.

Je m'approche du trio. Le couple americano-nippon entoure what I now recognise comme étant une des nôtres.
But what est-ce qu'elle a? Wounded, sick?

What's happening guys? Elle n'a pas l'air d'aller bien.

She has même une gueule d'enterrement, If you know what I mean...
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Speaker Trapp
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mer 28 Mar - 19:12

Il fait sombre ici, mais au moins on sera à l’abri… surprenant comme ce mot sonne faux : abri…
En tout cas, on est en nombre et si on doit affronter quelqu’un ou quelque chose, on aura de la répartie musclée.
Je regarde la baronne… non rien.

Avec l’aide de lady, j’installe la jeune fille sur une sorte de banc en pierre. Elle est si faible, si pâle…
Tant pis, trop de questions sans réponse.

Céli, il faut parler maintenant !

Je vous ai vu, déjà sur le bateau, vous aviez l’air de parler avec quelqu’un que personne ne voyez. Sur le coup, je me suis dit, que vous deviez être un peu perturbée, mais ici, maintenant et après avoir vécu ce que nous avons tous vécu, je suis prêt à croire n’importe quoi.
Et si vous me dites qu’il va me pousser des ailes dans le dos et que je vais faire coin-coin, je veux bien vous croire, mais parlez !

C’est vous qui nous avez sauvé, mais comment !

J’ai vu la machine, les images…
Comment avez pu la faire marcher ?
Et cette musique qui nous rendait malade, comment avez-vous fait pour l’arrêter, et qu’elle est-elle !
Et la jeune fille sur les images… c’est vous n’est-ce pas…

Parlez, bordel !


Sans m’en rendre compte, emporté par la colère, la peur, le besoin viscéral de savoir, de comprendre, j’avais saisi Céli par les épaules, et je la secouais comme un pantin. Elle, déjà si fragile, et tellement affligée. Et son regard si triste.

Je la lâche, mes mains restent en suspends. Je les regarde, elles ont l’air aussi stupides que moi à bousculer une personne aussi faible que généreuse.
Cette jeune fille qui nous a sauvé.

Pardonnez-moi Céli, je ne voulais pas…

Je n’ai qu’une envie, partir de cette île, retrouver ma vie et oublier.
Et même si elle est faite de choses pas très reluisantes, ma vie en vaut bien une autre.
Une chose compte plus que tout, elle se tient à vos cotés, et même si elle porte des couteaux camouflées sous sa jupe, je crèverais pour elle.
Mais avant, je veux savoir pourquoi, vous comprenez ?


Sur ces mots, je ne pu m’empêcher de jeter un regard vers la baronne…
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Céli
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Mer 28 Mar - 23:15

Pareille à une brise, mon âme s'est envolée,
Mais tout près de mon corps je m'en suis demeurée
Je jauge la frayeur de tous mes compagnons
En ce temple maudit laissé à l'abandon.

Les réactions s'enchaînent quant toute ma faiblesse
A leurs yeux apparaît, et plus un doute ne laisse
Sur ma force vitale, qui semble cette fois
Vers d'autres cieux avoir choisi de suivre voie.

Et mon esprit sourit - quelle incongrue vision !
Devant mon propre corps voir moultes agitations
Mon coeur est bien navré de les voir s'échiner
A me réconforter et me réanimer

Pourtant je me sens libre, enfin libre et heureuse
L'envie me prend soudain de chanter une berceuse
Qui pourrait célébrer ma nouvelle condition
Une âme, rien qu'une âme, ce sans contrefaçon.

Cependant l'ami Trapp point ne partage ma joie
L'énervement en lui semble avoir pris le pas
Ma carcasse il secoue, comme un vulgaire pantin
Tout en déblatèrant ses angoisses sans fin

Cet homme-là m'émeut, même sans délicatesse
Serait-il réceptif à un message express
Envoyé d'âme à âme, de cerveau à cerveau ?
Petit Ben le serait, mister Trapp I don't know.

Je tente de lui faire mes sentiments passer
Dans un bouche à oreille subtilement arrangé
Au creux de ses pensées s'écoule la fontaine
Mon savoir et ma peur, mon angoisse et ma peine.

"Monsieur vous m'entendez ? Je l'espère tout du moins.
Ma carcasse j'ai quitté, pour un temps incertain
Cessez de la remuer, vous allez l'abîmer !
Alors même que plus tard je dois y retourner

Vous l'aurez bien compris, de ce monde je n'suis pas
Du monde des vivants qui me regardez là
Mil neuf cent trente et un vit ma mort survenir
Foin d'éternel repos, pas de nouveau martyr

J'errai durant longtemps aux frontières de la vie
Sans le palier franchir, ce n'était pas permis
Ce n'est que lorsque vient le Pacific Princess
Que force qui m'entrave de mes chaînes me déleste

Sur le bateau survinrent d'étranges évènements
Dus à une force obscure, à un démon puissant
C'est lui qui me parlait, à qui je répondais
De mon frère il s'agit, puis-je faire autrement ?

Je ne sais le pourquoi, je ne sais le comment
De ces pouvoirs terribles que parfois il déchaîne
C'est lui qui a permis, là-bas me quérissant
Qu'enfin je puisse venir soulager vos grand'peines.

Un mécanisme étrange, lumineux, coloré
Causait votre tourment - il l'a désactivé
Une énigme complexe ainsi il résolut
Celui-là même qui fit "Salon : pulvérisé !"

Pour finir dois-je vraiment à cette question répondre ?
Malgré soixante-neuf ans passés à me morfondre
Entre vie et décès, je n'ai que peu changé
Point d'effet n'eut sur moi la vie dans une tombe..."
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Speaker Trapp
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Jeu 29 Mar - 0:09

Musique

Je…

Qui me parle !

Je deviens dingue.
J’entends des voix, schizophrénie
C’est la folie qui vrille dans ma tête
Ça creuse des trous, petit à petit, ronge et déleste mon esprit
Trou après trou
Le vent s’y engouffre
Souffle glacé
Qui emporte la raison.

J’ai froid dans ma tête
Qui frappe la dedans ?

Trapp, regardes tes pieds.
Ils sont toujours là
Posés sur le sol de ce temple
C’est cette putain d’île qui te joue des tours.
Farce et attrape pour pantin
Mais qui tire les ficelles ?

Qui me parle ?

La voix est douce, je cherche le venin qui s’y cache et c’est une mélodie un peu triste en toile de fond, douce amertume, qui envahie mes pensées. Je perçois les bribes d’un message flou, bateau, démon, frère, mort…

Je crois que je vais m’évanouir, lady t’es où…
Rattrapes-moi, je déraille à fond la caisse
La voix… dans ma tête…
Ça fait mal bordel !

Tout devient noir, flou total, je dérape, je glisse dans les fins fonds de ce qu’on nie avec l’habituel matérialisme.
Je suis pas fait pour ça, je suis pas équipé pour…
Tires-toi la voix, sors de ma tête…

Laisses-moi tranquille, putain !

Laisse-moi…

Céli ?
C’est vous ?
C’est toi…
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Marguerite
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Jeu 29 Mar - 16:13

Je suis le prince Charle improvisé, celui qui ne daigne même pas m’aider à me relever .
On ressort du tunnel, dehors il ne fait plus vraiment jour, ah c’est pour ça que je fatigue !
Le temps de réhabituer mes noeil à voir quoi que ce soit,
Trapp, Lady et la petite toute frêle du salon, hmmm pour mon beau brun c’est raté du coup, tssss .

What's happening guys? Elle n'a pas l'air d'aller bien.

Sans une once de maquillage toi non plus tu n’irais pas bien !
Tssss Johnny,
Je m’assoie à ses côtés, histoire de la réchauffer un peu de ma chaleur humaine, et lui tenir la main pour lui redonner du courage .
Mouais, donc je m’assoie à ses côtés, histoire de me reposer un peu .
Et j’écoute ...
Mais oui Trapp, bien sure
N’empêche qu’ils n’ont pas très l’air dans leur assiette tous les trois….

Une machine, des images, de la musique, je dirais légèrement atteint la compagnie .

...je crèverais pour elle.

Ah mais ne t’inquiètes pas Trapp, justement j’y pense !
Toujours aux côtés de la troisième, didju qu’elle est froide, ça c’est rafraîchit dehors depuis le temps visiblement .

Elle le regarde, immobile, hein qu’il est mignon mon Trapp ?

Du coin de l’œil je l’aperçois, lui le goujat, l’enflure sur pattes, le macho de service, celui qui n’a peur de rien tant qu’il a son flingue dans la main ...
Il est là, debout, perdu dans je ne sais dans quelles pensées, le regard fuyant, le teint livide ...

Trapp qu’est ce qui se passe ? tu me fais peur, ou il est ton air assuré, celui qui me mettait en rogne, celui qui me maintenait en équilibre .
Je pouvais pas avoir peur, j’étais occupée à autre chose, a te détester toi et ta lady .
Trapp arêtte !

Il tremble, Trapp ...
Ma gorge se resserre, un petit cri qui ne sortira jamais
Trapp, ne laisse pas tomber ne fait pas ça, reprend toi !
Des larmes qui me montent aux yeux
Trapp …

J’ai peur, je cherche, paniquée, un regard sur lequel je pourrais m’appuyer, un regard qui me dirait, tout ira bien, ne crains rien, un sourire, un geste, quelque chose, quelqu’un

Trapp ….
Je ne sais pas ce que je fais là, tout contre toi, je cherche ta main, dans l’obscurité de la nuit, dans l’obscurité de mon coeur ...

Trapp ......... je t'aime .
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Ven 30 Mar - 0:25

Musique

Le petit garçon pleure et ses joues mouillées par les larmes deviennent comme le pont d’un navire sous la tempête, ruisselle les larmes, emportées par les sanglots des temps enfouis.
Il hoquette, étouffe encore un sanglot, il est seul et tellement triste le petit garçon.
Il ne sait pas où sont ses parents, il les cherche, perd son regard sur un banc de sable, un goéland s’y ébroue, joue des ailes pour montrer sa superbe.
Soudain il rit. Oublié les larmes éperdues, voici le moment du rire, sourire exacerbé de l’enfance qui voudrait grandir, enfant perdu dans l’entre-deux monde, tout à l’heure il cherchera un autre jeu, ou bien d’autres pleures viendront lui mouiller les joues.

Maintenant, la petite fille rit à pleine dents, ses yeux ont le rire de l’adolescence, un sourire dans le coin d’un œil, c’est une larme de joie. Elle regarde son père, lui sévère et pourtant juste. Sa mère qui s’émerveille de la voir grandir, de l’avoir si bien réussi, sa fille.
Et elle, petite fille qui grandit, elle est fière, tellement fière de son père qu’elle regarde et qu’elle aime, et qui la regarde, fierté du père qui voit sa fille pour la première fois comme une femme en devenir. Oui elle aime cet homme qui la rassure, oui il aime cette femme qui est sa fille et qui porte les couettes.

Le bateau roule sur les vagues, souvenir d’un chaos sur une mer déchaînée, le vent qui déchire les voiles, plus de prises sur elle, le bateau va, et vogue sans gouvernail, c’est la mer qui emporte le navire dans ses déferlantes, broie la coque dans ses rouleaux, brise les mats, déchaîne ses rages, flux et reflux, le pont se lave des souillures du temps meilleur.
Les cris, c’est une fillette.
D’autres, c’est un petit garçon. Il pleure le petit garçon, il a peur, il a froid, le vent qui fouette sont visage lui brûle la peau.

Leur mère qui appelle et hurle, et envoie ses bras en l’air comme pour attraper la tempête qui fait rage, puis les accrochent au cordage, rage et survie, elle est mère et elle veut protéger encore et contre tous, même des éléments qui la happent dans ses vices et emportent ses enfants, sa famille, son sang, goutte par deux, une fille, un garçon, l’horreur dans le regard, elle refuse, elle rejète l’impensable, elle vivra.
Le père qui se bat, qui tente les derniers recours face à l’indicible et hurle les ordres pour sauver sa famille. Manœuvre dérisoire, il tourne et retourne ce gouvernail qui ne répond qu’a l’échos des vagues.
La coque se brise, la mer est vainqueur d’un combat inégal.
Le bateau échoue, coque éventrée, le bide à l’eau, il s’endort sur un coin de roche.


Ses souvenirs, ils ne sont pas les miens.
Je reçois les flashs, ça fait mal, je ressens la douleur de cette fillette, je vois le petit garçon et ses larmes d’esseulé, cette femme et ce mari, cette famille qui n’est pas la mienne.
Elle meurt, lui aussi, ils sont tous morts…

Baronne…
Elle est dans ma tête.
Aides-moi…

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Lady Sushi
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Ven 30 Mar - 16:32

Je suis restée debout et le regard inutilement fixé sur Trapp et Céli.
Pauvre petite chose fragile.
On dirait qu'il suffirait d'un souffle de vent pour l'emporter, d'un claquement de doigts pour l'assourdir, d'une lampe torche dans les yeux pour l'aveugler.

Trapp, livide, apeuré et désorienté, tremble de tout son corps, on dirait moi, ou plutôt mon esprit, lorsque la cloche nous assourdissait de son son savamment étudié.
Puis mon regard s'est accroché à Marguerite.
Sous ses paupières délicatement assombries par les effets d'un quelconque khôl, réhaussées par des cils recourbés avec soin, on voit la peur.
Cette peur qui peut étreindre le coeur de n'importe qui au moment ou une personne chère - très chère- est en danger, où du moins le paraît.

Je la pensai trop hautaine, trop vaniteuse pour être capable d'éprouver ce genre d'effroi, mais je vis à cet instant que ce n'était que pensées fondées sur une apparence.
Une belle coquille, certes, pour emprisonner une âme sensible qui ne se montre pas souvent.
Au premier regard, je la voyais comme un fille courageuse, ne craignant aucune des peurs les plus rationelles, mais horrifiée dès que son précieux ongle lisse et brillant se brisait où était incrusté de saleté...
Mais la Marguerite que j'aperçois maintenant en est une tout autre.
Son regard impuissant, et désespéré, appelle à l'aide.
T'aiderais-je ?
Ou ne t'aiderais-je pas...
La jalousie et la rancune, contre l'entraide et la solidarité, livrent un combat sans merci dans ma tête.
Que faire...
La réponse vint rapidement.
Attendre.
Laisser couler.

Elle a lié ses doigts aux siens.
L'impuissance me monte à la tête.
Je me tairai.
Elle l'aime.
Tout son être le clame haut et fort, elle ne parle pas mais son corps n'est qu'une enveloppe transparente, on y voit tout ce qu'elle ressent.
Tais-toi, Lady.
Ne dis rien.
Laisse le coeur de Marguerite parler en cet instant.
Chut.

Il l'appelle à l'aide.
Une grosse boule de larmes monte dans ma gorge.
Tais-toi, Lady.
Laisse-les faire...

Je baisse la tête, me mords les lèvres.
Mon visage souffre, mon coeur aussi, je souffre comme le ciel sombre dans lequel zèbrent de nombreux éclairs aux multiples ramifications...
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Céli
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Ven 30 Mar - 20:30

Libellule...papillon...pas facile de décrire ce que je ressens. Mais non, un insecte ne peut y être comparé. Je n'ai pas d'ailes, aussi légères soient-elles. Pas de consistance, pas de poids. Je suis à nu, et c'est une des sensations les plus agréables qui puissent exister. Plus vive, plus impaplable qu'une brise. Et pourtant, je n'ai aucune envie de m'éloigner, quelque chose me rapproche de ce corps qu'à cet instant je hais pour sa lourdeur, sa laideur, ses contraintes.
Un lien ténu, mais puissant. Je ne peux virevolter à ma guise. Du reste, en ai-je vraiment l'envie ? Non. Je préfère le repos absolu, la quiétude. C'est ça, je suis quiète. J'observe les évènements, paresseusement, sans trop chercher une quelconque analyse. Détachée.
Je perçois des réactions inquiètes, de l'incompréhension, du réconfort silencieux.



Mais d'un coup, je ressens quelque chose de tout autre.

Mon esprit. Quelqu'un le pénètre. Lorsque c'était Ben, sans doute inconsciemment, je n'ai pas réagi. Elle, mon âme, savait qui c'était, que je pouvais lui faire conscience. Elle s'est laissée investir par son ame-frère.

Mais cette fois, pas de famille. C'est un étranger. Il est en moi. Je ne le reconnais pas, pas tout de suite. Je me crispe. Je ne veux dire de moi que ce que j'estime être juste, rien de plus. Personne n'a à chercher par lui-même.
Non.

Je me tords de rage, je ne peux rien faire face à cette attaque, qui n'est peut-être pas malfaisante, mais qui est au comble du désagréable pour moi. C'est atroce.

Mon âme est tout ce qui me reste. Elle se fait violer. Je me fais violer, psychiquement. Je pousse un grand cri muet.

Puis tout s'arrête.

Paniquée, je regarde nerveusement tout autour de moi. Et je le vois. Trapp.
Je lui ai ouvert mon esprit, il est entré dans le mien.

Etait-ce volontaire ?
Avait-il le choix ?
Comment puis-je le savoir...

Et surtout...comment savoir ce qu'il a vu ? Peut-être à cette heure-ci me connaît-il mieux que je ne me connais moi-même.

Peut-être sait-il...ce qui est arrivé...à mon père ?
Ce que je veux savoir, du fond du coeur...
Il l'a peut-être percé.

Ma peur se déchaîne.
Je ne suis plus entourée d'amis, de naufragés.
Tous deviennent des ennemis en cet instant.
Tous...tous complices de ce qui vient de m'arriver. C'est de leur faute. Je ne sais pas pourquoi.
Pourtant, Trapp a l'air d'avoir peur. Les deux femmes aussi. Mais rien à faire. C'est eux. Ils ont participé, indirectement ou non.
Je suis aspirée vers mon enveloppe corporelle, je la réintègre. Je ressens de nouveau la contrainte d'être terrestre. Plutôt mille fois ça que d'être aérienne et déflorée. J'ouvre les yeux, terrifiée. Je me relève brusquement du lit d'infortune où j'ai été placée. Je ne sais même pas si en sautant au sol j'ai bousculé quelqu'un, ou non. Je me dirige vers la porte, mais je trébuche. Chute.

Je me retourne, me relève, des éclairs dans les yeux, mais toujours aussi terrorisée.


Ne...ne m'approchez pas...monstres...vous êtes des monstres...
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Ven 30 Mar - 20:43

Clique me !

Céli…
Céli !

Dis, tu me reconnais dit, Céli !
C’est moi, P’tit Ben…
Tu es ma grande sœur
Tu te souviens pu, Céli ?

Céli…
Pas peur Céli…
C’est le monsieur, il a pas été gentil avec toi ?

Tu veux que je joue avec le monsieur ?
Dit, je peux jouer !
Allez, dit ouiiii !

Céli…
Réponds-moi…

Tu vas pas me laisser dit…
Céli…

Lala, lalala lila lala

Je vais jouer avec le monsieur…

Lali lalala lala...


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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Ven 30 Mar - 23:34

Je redescends…
C’est comme un mauvais tripe.

Je sens la présence de Lady, celle de la baronne, et…

Johnny mon pote, faut que je te refile un de ces exta, ça te file une patate putain !
Bon ok, le tripe avec la mouflette, je te le déconseille, c’est carrément glauque et ça file la migraine.
Et le coup du marmot, c’est pire que…


Marmot…
J’ai dit ça… moi !

Faut qu’on se tire d’ici et vite !

Je vous expliquerais plus tard, plus loin, dans un autre monde et sur mars s’il le faut, mais la, faut qu’on change d’air, et tant pis pour la gamine.
Elle est assez forte pour nous envoyer rejoindre nos ancêtres…


J’attrape Lady par la main et je bouscule Johnny pour qu’il fasse la même chose avec la baronne.
Je la regarde, un échange, un regard, une inquiétude…

Bougez-vous, merde !

Sans le moindre regret, je nous entraîne hors du temple, loin d’elle, loin de lui…
Je sais ce que je fais, je sais que la gosse ne le fera pas exprès, mais j’ai lu dans sa tête, j’ai vu, tout.
Maintenant, je sais, et j’ai une putain de trouille et certainement pas l’envie d’affronter… ça.

Je pense à mon flingue qui se trimballe dans l’arrière de ma ceinture, et je le trouve finalement bien inutile, et cette gosse…
Rien ne prépare à ça, et ce que j’ai vu, ce qui trotte encore dans ma tête…
Et lui, si petit…

Faut qu’on foute le camp, n’importe où mais loin d’elle, le plus loin possible.

Les questions après.
Pas un mot, on dégage de la.


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Lady Sushi
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Ven 30 Mar - 23:54

Le retour à la réalité a l'air d'être plutôt dur pour Trapp.
Il se lève, il a l'air assuré, il joue son gros dur, il veut qu'on se bouge...
Mais ne rêve pas, Trapp.
Tu es effrayé.
Regarde-moi.
Sens-tu cette angoisse qui croît dans ton esprit ?
Tu ne veux pas la montrer...mais tu en as le droit, tu sais ?
A mon tour de te protéger.
Laisse-moi donc faire.
Plonge-toi dans mes prunelles, aussi noires que les méandres affolés de ton esprit. Et cherches-y ta peur. Je te regarde, mes yeux dans les tiens, et même si je te parais folle de te montrer ta peur en face, je t'aide et tu l'ignores.
Je prends ta main.
Mon regard ne lâche pas le tien.
Regardes...Sens...Elle est juste là, ta peur.
Au coin de mes yeux, juste ici, un peu à droite. Saisis-toi en...Sois-en débarrassé.
Affronte-là, Trapp !!

Ton regard se décroche du mien, s'envole quelque part au-dessus de mon épaule gauche. Je me retourne, et je vois...



Une porte, une arcade de pierre, solidement bâtie et campée bien stablement sur ses pieds, au-delà d'un escalier sinueux en dalles de quelque chose qui ressemble à du marbre, et qui louvoie entre des plantes tropicales...
C'est par là...Sûr...

Je lui attrappe la main, et lui glisse un ordre à l'oreille :

- Cette fois, c'est moi qui prends les commandes. Laisse-moi faire.

Et la course commence.
Courbés pour épouser la forme de la montée abrupte et pierreuse, la pluie nous fouette le visage, nous détrempe les cheveux et nous pénètre jusqu'à la moelle.
Des canaux ruisselants entourent mes jambes nues jusqu'aux genoux, comme deux grands filets de larmes.

Des trombes d'eau se déversent sur l'île, et la température refroidit de plus en plus.
Tellement froid...
Ca ne m'étonnerais qu'à moitié qu'il neige.
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Sam 31 Mar - 5:18



Je les laisse s'éloigner. Ce n'est pas à moi de bouger. Je suis agressée, pas agresseur.

Ben... au sujet du jeu... il y'a trois personnes avec qui il ne faut absolument pas jouer. Ce sont Sibylle, Kheira et monsieur Achille. Mais, pour les autres...

Je serre les dents. Ma mâchoire se crispe. Je ne sais pas pourquoi, mais il devra payer ce qu'il a fait. D'une quelconque manière.


...si tu penses que ces personnes me font du mal, alors tu peux jouer autant que tu veux avec elles. Ca te va ?


Je m'autorise un faible sourire, qui ne cache pas le feu qui brûle dans mes pupilles. Après tout, qui suis-je pour brimer les instincts ludiques de mon propre petit frère ? S'il veut jouer...qu'il joue. On s'amuse bien au dépens de mes pensées. Re-crispation. Re-regard de feu.

Ils sont partis, ensemble, sans doute effrayés par ma réaction.
La colère diminue, progressivement, du moins celle à l'encontre des acteurs passifs. Je m'aperçois bien qu'ils ne pouvaient rien faire dans ce qui est arrivé. Même ma rage contre Trapp connaît un essouflement d'intensité. Mais quelque chose me pousse à toujours lui en vouloir, à lui faire payer ce qu'il a fait, contre vents et marées.

Le beau temps, c'est fini. Je m'en rends compte en sortant du temple, vers mon point de départ. Tempête tropicale, trombes d'eau. La plage. Elle doit être totalement impraticable. Inacessible, pourvu que tout le monde aille bien...

La pluie ne semble pas déranger Ben, qui s'en amuse plutôt. J'ai le pressentiment d'ailleurs que les gouttes lui passent à travers. Je ne lui demande pas, autre choses dans la tête. Bien moins agréables d'ailleurs. Et en premier lieu : que faire ?

Suivre de loin mon tortionnaire ? Soit je joue à les laisser plusieurs centaines de mètres devant moi, mais dans ce cas je risque de ne rien avoir d'intéressant à faire pour plusieurs heures. Et surtout...je ne sais quelle serait leur réaction me voyant revenir. Ils ont sans doute du percuter que j'en voulais quelque peu à Trapp. Ils n'ont pas l'air bête.

Je me décide plutôt pour un retour vers la plage, prendre des nouvelles, comme si de rien n'était. Toujours cette eau, ce torrent, ce flux qui ne s'arrête jamais. Les larmes du ciel. Est-il triste, ou, comme moi, en colère ?

Parler en ciel...même dans les projections les plus impensables de ma folie, je n'aurais jamais imaginé que celà m'arriverait. Mauvais signe. Je deviens la mystique que je n'ai jamais été. Je tente de me ressaisir, tout en continuant ma marche sous les trombes d'eau.

Mais sur la plage...rien, personne, si ce n'est l'élément aquatique, qui prend un malin plaisir à repousser les limites de la vie humaine plus loin, encore plus loin, toujours plus loin. Les traces sont effacées. Seules quelques unes persistent. Je les suis, déboussolée.

En temps normal, j'aurais espéré qu'il ne soit rien arrivé aux autres.

Mais là...même en me forçant...

Je m'en moque. Ils ne sont que 3 à compter. Quatre, si j'ajoute ce pauvre père Fausto qui est perdu parmi nous.
Les autres ne sont rien.

Je marche dans la direction des sillons creusés par un intense et rapide mouvement de groupe, de la plage, vers la forêt...
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Lady Sushi
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MessageSujet: Re: Un point d'eau potable   Dim 1 Avr - 14:24

Il court il court, le furet...

Courir, c'est le mot.
On fuit, on cours devant cette eau horriblement glacée qui nous trempe et nous transforme en éponge après la corvée de vaisselle.
Comme pour la semer.
Mais on ne sème pas la pluie, ou l'orage.
On ne freine pas le temps qu'il fait.
On n'empêche pas ces foutus nuages de larguer leur cargaison...

...le furet du bois joli...

Le bois joli...
Peut-on simplement qualifier de "jolie" cette île...
Mystérieuse, d'accord.
Dangeureuse, d'accord.
Belle, à certains endroits, d'accord.
Ténébreuse, à d'autres, d'accord.
Jolie...pas d'accord.
On ne peut pas qualifier de "jolie" un endroit où règne la panique, la peur, la...mort.

Et le bois...
C'est pas un bois qui s'étend devant nous, mais une véritable forêt, immense et dense...
Pire que le maquis piquant dans lequel Gaëlle m'a envoyé chercher les feuilles d'antidote pour Trapp, il y a...
Seulement trois heures, environ...
Ca parait pourtant si loin.

Toujours se baisser, sauter, trancher à coups de poignards les lianes et plantes qui nous barrent le chemin...
Et courir.
Toujours courir.
Aïeeeuuuh...
Dzouiiipppp...
La robe qui craque.
Les coutures qui pètent.
Une belle coupure de tissu sur tout le côté gauche.
Et meeeerde...

Trapp...
T'accélères, ok ? Pas question d'en profiter pour se rincer l'oeil.
Oh...

J'ouvre des billes grandes comme des soucoupes...
Les autres aussi, on dirait...
A travers le feuillage sombre, on distingue vaguement quelque chose qui ressemble à un toit.
A bien y regarder, on voit que des murs soutiennent le toit.
Et que des portes et des fenêtres les percent de toutes parts.

Une...Ville ? Ici ?


[ direction, vous l'aurez compris, la cité des anciens mondes ! Wink ]
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