Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 Un coin de verdure

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Corso
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 13:11

Décidément, ces lattitudes ne me font pas bon accueil. Tout mou, tout raplapla, de la guimauve le Corso ! Sibylle fait comme une petite flamme à mon côté qui me tient droit, sa jeune amie aux mains si froides qui nous entoure encore un moment. Sans elles, j'aurais du mal à garder mes pensées au clair. J'ai du causer trop bourru, voilà la demoiselle qui se lance dans des réponseset des excuses qui m'arrachent un sourire rassurant, je ne voulais pas lui reprocher quopi que ce soit. Mais, ce qu'on a fait, là, c'est du domaine du miracle, Science où magie ? quelle importance je suis ébahi et mais terrifié. Ce n'est pas à elle que j'en veut, mùais à cet engin à présent aussi froid qu'un glaçon dans le creux de ma main.

Et même, on vient de sauver un homme, pas moi ou Sibylle toute seule, Rayana, vince et maintenant le réconfort de celle qui s'appelle Celi. Ca fait du bien dans cet espèce de cafarnaum desespérant d'île qui nous renvois à nos démons et notre solitude. Mais, 'linstant est passé, pire même les mots de réconfort de Celi qui s'éloigne pour soutenir Rayana ne suffise pas à apaiser la gène de Sibylle. On dirait qu'elle s'accuse de bien des mots. Les mots de Celi portent leurs poids de douleur souterraine en contrepoint, on dirait que les cadavres de nos placards nous sautent à la gueule, encore une conséquence de cette île monstrueuse.

Corso tient ferme la main de la jeune femme, il ne voudrait pas la lacher, difficille d'articuler des excuses potables. Celi a expliquer qu'ils se remettront, que ce n'est pas grave. Hélas, elle pique un fard et s'excuse avec véhémence.

" Non, je ne voulais pas... Celi a raison, tu n'y es pour rien... Tu sors tout juste d'une sale expérrience et tu ne sais même pas ou tu en es. On a fait ce qu'il fallait faire, j'espérais juste que tu saurais nous expliquer, tu avais l'air... "

Comment expliquer, on dirait que son kidnappeur a joué avec son âme, cette fille reste si mystérieuse. Corso esquisse un sourire piteux, on est trop fatigué pour qu'il joue les loups solitaires éffarouché. Mais, peine perdue, elle s'est relevée sans le regarder, rouge de honte. Comme un coup de poignard, elle le vouvoie.

" D'accord, tu m'aides ! Mais, surtout te fouettes pas, et ne me vouvoie plus; Ca fais deux fois qu'on se sert de béquille l'un, l'autre. Alors, d'une part je vais commencer à y prendre goût, d'autre part, on va pas jouer aux étrangers. "

il s'accroche à la main tendue. Corso en fait surement un peu trop, n'empêche que les étoiles dansent devant ses yeux. Il s'appuie lourdement sur la donzelle, contre lui, une hanche tiède. Il se sent vieux et fatigué Corso. Quelque part, il sait qu'il ne devrait pas fabuler, mais n'empêche qu'il préfère largement le giron tendre de sibylle et ses yeux sombres que n'importe quoi d'autre. Il range le talisman, se demande s'il le ressortira un jour.

" on est d'accord ? "

Mike nous a pressé de se grouiller, un nouveau venu, péremptoire, nous chante la sérénade pour qu'on se magne... Je boitille tout contre elle.

" On y va, on y va grand ! laisse les éclopés avancer à leur ryhtme... "

Je rajoute discrètement à l'oreille de ma partenaire de béquille.

" Il n'y avait pas d'autre choix. "
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Sibylle
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 15:52

Toujours le rouge aux joues, mais d'embarras, cette fois...
On n'a pas idée d'être aussi gamine.
Une question, et je m'imagine devant la Sainte Inquisition.
Il a raison de me gronder comme une gosse, je me suis comportée comme une gosse. Mais qu'est-ce qui m'arrive, bon sang ?

Céli a raison, Rayana a raison, Corso a raison.
C'était la seule chose à faire, on l'a fait.
Je souris à Vince qui nous remercie chaudement, à James qui nous propose son aide. Je suis contente de le voir, de savoir qu'il a survécu à tout ça lui, aussi, même s'il a l'air un peu... un peu égaré. Je souris à Céli, pour la rassurer, car je la sens tremblante, effrayée, mais résignée. Je sais, Rayana a compris. Les autres... Nous aurons le temps de leur expliquer quand nous aurons trouvé un moyen de nous abriter de la pluie. N'aie pas peur, Céli...

Je frissonne...
Le froid, la fatigue aussi, sans doute.
Ou la pointe de taquinerie dans la voix de Corso.
Ou le contraste entre ma peau à moi, glacée, et la chaleur qui vient de la sienne.
Ou son souffle qui me caresse le cou alors qu'il me glisse un dernier mot rassurant à l'oreille.
Mon vertige s'était pourtant calmé, mais ça se remet à tourner, on dirait.
Je me sens fiévreuse, glacée, brûlante, bizarre...
Alors je me cramponne à sa taille.
Comme sur le bateau, exactement.
Il a l'air presque aussi épuisé, et moi je suis franchement à côté de mes pompes, un comble quand on est pieds nus...
Je passe son bras au-dessus de ma tête et j'avance, ce qui m'évite opportunément d'avoir à répondre. Je ne saurais pas quoi dire, c'est le chaos total, dans ma tête...

On redémarre, et j'ai l'impression que chaque pas est plus difficile, et qu'à chaque seconde ma fièvre augmente. Voilà que j'ai les mains qui tremblent et les genoux qui menacent de se dérober, mais qu'est-ce qui se passe nom de dieu, Sibylle, tu ne vas quand même pas me dire que...

Que rien.

Je pose le pied sur un caillou qui paraissait stable, qui roule, sournoisement, et qui me rentre bien douloureusement dans la plante du pied. Imbécile, mais regarde où tu vas, au lieu de rêvasser !
Petit cri de douleur, et de surprise, réflexe, je retire mon pied, déséquilibre, j'essaie de me rattraper, mais mon poids, plus le sien, c'est même pas la peine...

Je plie comme une branche de saule, et soudain c'est comme s'il était deux fois plus grand, deux fois plus lourd, alors que j'essaie, vainement, d'éviter la chute.
Froissement de branchages et de feuilles.
Et noir.

Non, je n'ai pas perdu connaissance.
Du moins je ne crois pas...
Je vois des fougères, ou des plantes qui y ressemblent, hautes et épaisses, au-dessus de moi, et tout autour. C'est ça, le noir. Les feuillages sont tellement denses qu'ils masquent le jour glauque...
Je n'ai pas perdu connaissance...
Mais je suis étourdie, et j'ai un mal fou à respirer...
Comme un poids, là...
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Corso
Mâle de mer
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 17:56

On est repartu comme des bancroches en doublette, j'ai des faiblesses dans les genoux, mais les vieux loups de mers n'ont pas le droit de le montrer. Surement, je m'appuie un peu trop contre elle, surement cela n'a pas seulement à voir avec mon état de délabrement. Marrant, elle rougit comme une jeune demoiselle éffarouchée. J'ai du trop en faire encore. Le bras autour de ses épaules, je tente de garder le cap en suivant la troupe décidée à remonter la fôret.

Conscience trop aigue de la présence de l'autre. Corso se sent vieux et sale, comme un chien miteux. C'est la deuxième fois qu'elle le soutient, mais, cette fois si Corso a le temps d'aprécier le voyage. Hélas, il sait que ce genre de miss n'est pas pour lui, trop bien et trop vivante, à lui les filles de port aussitôt oubliées quand la navire quitte le quais. Et puis, il y a la malédiction... Alors pourquoi le pirate se laisse t'il aller à rêvasser quand la marche est suffisement périlleuse ?

Elle m'a cramponné à la hanche et je l'accroche à l'épaule, c'est tiède et rond comme un coussin de soie. Redresse-toi Corso ! Voudrais bien bien, mais y arrive pas ! Je jette un oeil à l'ovale de son visage, ses cheveux noirs mouillées masquent ses joues fraiches et ses yeux, on voit le bout de son nez. Elle n'a pas l'air bien, pire, je la fais souffrir ma parole, je trouve sa peau brûlante. Après tout, elle sort d'une étrange opération chirugicale,. On ne sait rien de l'attirail croché dans sa nuque. instinctivement, mon regard se porte vers les entrelacs sur sa nuque. Je pourrais frissonner si j'en avais l'energie. Savoir ce que cela a provoqué et pourquoi ?

Et puis, on grippe, on glisse, ca dérape et nos deux corps épuisés vont berdancer dans les ornières touffues du chemin. Je tente de la retenir, de me retenir. Une de mes mains s'aggrippe où elle peut, c'est chaud, rond et pointu, mais, le temps que je comprenne à quoi ça sert, et je lui tombe par dessus. Sans lacher la première, on s'accorche où on peut.... J'ai tenté de la saisir au dos. Grossière et troublante erreur, il faudra surement que je m'escuse. En tout cas, elle a un popotin à faire trembler un moine. Blam, chute, je l'écrase, mais j'ai rien laché ! Je pourrais me sentir fier déjà dans l'état ou je suis d'avoir tenté quelque chose. Mais, là c'est moi qui rougis comme un gosse, j'ai croché dans des rondeurs qu'on évite de tripatouiller sans autorisation. Et comme je me sens con, j'ose pas encore les lacher.

Corso est tombé comme un ane dans droit dans un décolleté somptueux et quand il relève la tête, ses yeux ont pris une étrange teinte d'or liquide. Ils sont tellement emmêlés des jambes qu'il ne sait plus comment trouver le moyen de se relever au premier coup. Y a la fatigue aussi. Et ses mains qui ont lâché. La position est trop équivoque et son odeur naturelle fait ciller le marin buriné. Comme s'il n'existait plus en cette seconde autre chose que la pêrception des deux corps étroitement mêlés. Stupidement, il croasse en guise d'excuse.

" Je crois que la situation est un peu génante... "

A travers le rideau des cheveux noirs et flous, il discerne les lèvres rouges et frémissantes, à quelques centimètres de son visage. D'ici quelques secondes, il risue d'être géné, mais pourquoi, il n'esquisse pas un mouvement ? Mettons cela sur le compte de l'épuisement ! (^^)
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Rayana
...et l'autre
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 18:29

Enfin mieux, et presque sûre de pouvoir avancer, je suis Corso et Sibylle qui sont devant, les autres suivront certainement ... Le jeune homme qui voulait me prêter secours en me laissant aigre à ma guise avec une trousse de soins est pensif ca se sent ...

Il nous encourage tous à partir au plus vite de cet endroit !! Il n’a pas tort, plus ça va de l’avant ici ... Plus l’atmosphère se fait électrique ... Il ne faut plus tarder il faut s’abriter ...

Aux dires du jeune homme on sent Corso agité, fatigué il ronchonne, Sibylle lui prête appui ... ensemble ils avancent avec peine ... Mais ils ne veulent pas défaillir ...

Je repense alors à Céli, énigmatique Céli, elle peut nous éclairer, nous guider ? Nous aider ! ... Si frêle est- elle et pourtant tant de chose se dégage de ce petit corps ... Un peu rassuré, j’avance et suis les autre devant ...

Pensées errantes, je regarde l’horizon, je fixe un instant Corso et Sibylle quand tout à coup.. Plus rien, comme si ils avaient disparu de mon axe de vision ... Alors reflexe, je regarde au sol ... un peu sur la gauche un immense buisson me parvient aux yeux ... Je ne sais pas si je dois m’inquiéter, ou rigoler, rire aux éclats fou rire qu’on n’arrive pas à dissimuler, je me retiens ... Très fort ... Mais tout de même, je ne les vois pas réapparaître ...

Je m’avance rapidement vers ce buisson ... je vois quelques feuilles s'en détacher et virevolter ... Il semblerait qu’une paire de jambe s’aperçoive là au milieu ... .. Euh, faut-il vraiment que j’intervienne ?? Je recherche de l’aide autour de moi ... Essayer de relever un homme à la carrure de Corso, me semble effectivement peu aisé pour moi.. Et s’il est trop épuisé pour se relever ... Il me faut quelqu’un de plus costaud !

Euhh Ca va là dedans ... Pas de mal ?

J’attend une petite réponse, je ne sais si c’est convenable mais après tout ...

On pourrait me prendre pour une folle à parler à un fourré ... Il faut vraiment être tout proche pour distinguer qu’il n’y a pas que de la verdure qui fournit cette étendue verte !

James, je regarde, James, va-t-il comprendre ... Si toutefois.. Vince frais comme un gardon va pouvoir les aider !
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rick
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 20:03

Et ben voilà!
C'était pas si compliqué que ça!

A l'usure, dommage, mais bon, je l'ai quand même un peu décoincé! Déjà, il me tutoye, bien! Il a pas encore tout compris, mais bon...

Allez, hop, sourire,..., non, demi-sourire n°2. et j'avance vers le pote Mike.

"Droit dans les yeux", s'il y a bien un truc que je sais faire, c'est ça.

Nous y voilà, Mike. Vous voyez qu'il y a moyen de pas faire le pingouin à tout bout de champ!

Je sais pas comment vous le dire Mike, j'ai essayé la simplicité, vous avez fait semblant de pas comprendre, ou de pas entendre. J'ai essayé la politesse et même la "fraternité", comme vous dites, nada,. Il a fallu que je vous mette en rogne, c'est con non, tout ce temps perdu?

Ce que vous pigez pas, Mike, c'est que je cherche pas à fraterniser, ni quoi que ce soit. J'ai besoin de la considération de personne, moi, je me sens pas obligé d'avoir des preuves à faire ou autre connerie bien pensente. Je plais; tant mieux, je plais pas; tant pis.

Je veux juste pas me sentir affublé d'un majordome servile et obséquieux. J'ai tout simplement horreur de ça. Il y a eu des gouvernantes et des chauffeurs autour de moi depuis que je suis né, et ben je suis bien placé pour savoir que c'est pas du tout mon truc! Vous n'avez jamais remarqué que je ne vous demande jamais de m'emmener en limousine? L'embarquement sur ce putain de bateau, c'était exceptionnel, et c'était encore un truc de mon père. J'ai horreur de voir un mec s'abaisser au point de laisser un autre choisir comment il veut l'appeler!

Vous vous rendez compte de ce que vous avez dit avec votre "tu m'appelle comme tu veux, mon chou"? Merde, vous valez mieux que ça, bordel! Et c'est vous qui parlez de considération?

Alors je vous les broute menu?

Et ben je vois pas pourquoi vous auriez le droit de me les brouter menu pendant que moi j'ai pas le droit de vous les brouter menu, c'est tout. Vous me les broutez depuis qu'on est sur le bateau Mike, avec vos môssieur par-ci môssieur par-là, ça vous amuse ou quoi?

Ca vous amuse aussi de vous foutre de ma gueule avec vos histoires de mise en plis et d'ongles cassés?

Alors maintenant, moi c'est Rick et point barre. On peut voir ça de deux façons : soit le patron, c'est mon enfoiré de père, et c'est pas moi, donc vous n'avez aucune obligation de me cirer les pompes, il est pas là. Soit, en l'absence de mon père, JE suis le patron, et je VEUX cirer mes pompes moi-même.

Alors il faut se prendre en main? OK, c'est parti.
Premier mot d'ordre; on arrête de perdre du temps avec une étiquette à la peigne-cul, inutile et complètement déplacée pour la situation. Au moins si on se fait tuer, ce sera pas en ayant l'air con.

Allez, hop, en route!

Mike, vous avez l'air de savoir où on va, passez devant!

Maélia, tu viens?

J'ai dit tout ça froidement, la voix ferme et sans émotion, ou presque, les yeux rivés sur un point du front de Mike, un peu plus haut que ses yeux, un truc que j'ai lu quelque part, le gars a votre regard braqué sur lui, mais n'arrive pas à le choper, ni a l'éviter. J'espère ne pas avoir été trop agressif, trop ... PDG.

J'espère que je n'ai pas ressemblé à mon père....

Et je me suis mis a marcher avant que Maélia me rejoigne, dans la direction où Mike partait avant que ça chauffe. Il a qu'à me dépasser et marcher devant.
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Sibylle
Mi-femme, mi-graine
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 20:26

Bon, d'accord.

Là au moins tu es fixée.
C'était pas la grippe, ni la fatigue, ni le froid.
Maintenant ça suffit les tergiversations.
Tu sais parfaitement pourquoi tu avais les rotules en chewing-gum.
C'est même surprenant que ça ne soit pas arrivé plus tôt.
Et le caillou, ce n'était ni plus ni moins qu'un somptueux acte manqué...

D'ailleurs à la réflexion c'est arrivé plus tôt, mais tu étais trop dans le pâté pour t'en rendre compte.

La différence a disparu. La chose qui t'imposait une distance de sécurité, double barrière électrifiée et molosses pleins de dents dans l'intervalle. Maintenant il y a une porte, une belle grande porte et la clé est à toi.
Tu n'as plus aucune raison de rester terrée dans ton coin.
Ca fait un temps infini, c'est pas surprenant.
C'est même tout-à-fait normal, tu es une fille normale, tu es redevenue une fille normale.

Donc maintenant tu vas te calmer, tu vas essayer de faire abstraction de ce poids, de cette chaleur, de cette odeur, de tout ce que cette proximité t'évoque, tous ces reliefs et ces contours qui s'inscrivent dans ta tête, tu vas ranger tout ça bien proprement, c'est pas l'endroit, c'est pas le moment, c'est... Oh nom de dieu...

C'est pas supportable, je vais crever.
Non.
Si, je vais crever.
Non, tu vas te relever, l'aider à se relever, lui sourire et lui dire que c'est rien, et vous allez sagement reprendre la route.
J'y arriverai jamais.
Bien sûr que si.
Mais pourquoi il bouge pas, lui, aussi ?
Il est sonné. Comme toi il y a deux minutes, crétine, allez, bouge-toi de là.

Un petit rire idiot à sa remarque... Gênante, c'est le mot...
Mais il ne bouge toujours pas.
Et moi non plus.
Je passe juste un moment indéterminé mais long, à me demander de quelle couleur peuvent bien être ses yeux, finalement...

Il faut la voix de Rayana, là, un peu plus loin, pour me sortir de mon inertie.
Un bras coincé en-dessous de lui, il me reste l'autre main pour virer les cheveux qui m'encombrent le visage.
Je ne vois pas Rayana, mais je vois la trouée de lumière.

J'essaie de me soulever, sur mon coude libre, j'ai une jambe dégagée que je replie aussi, et même si ça me presse encore un peu plus contre lui, ça devrait permettre qu'il se dégage, et qu'il...

... qu'il...

(Sib non)

... qu'il...

(Sib arrête)

...

(Bon d'accord mais juste un petit et après tu dégages)

Promis... un tout petit.
Tout léger, à peine effleuré.
Juste pour goûter.

Et puis je me sauve.

Ah merde...
Je peux pas...
Détail embêtant...

Qu'est-ce qu'il te reste à faire, Sib ?
Un sourire, un petit rire presque inaudible, même...
Et quelques mots...


Gênante, en effet...

Je dois être écarlate.
Tant pis.
Il fait sombre.
Je détourne les reux vers la trouée lumineuse d'où la question est venue.

Ca va, Rayana, on n'a rien, je crois...

Puis retour sur Corso...

Tu... (oh nom de Dieu)On... (je vais péter un plomb) Je...

C'est là que je pars dans un fou rire.
Je retombe par terre de tout mon long, dans les feuilles écrasée qui sentent bon, avec un type inconnu 24 h plus tôt qui me recouvre aux trois quarts, et je ris à m'en désaligner les vertèbres.

Et ça fait un bien...
Mais un bien...
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Vince Maverick
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 20:28

Elle semble aller mieux, et c'ets un soupir de soulagement qui s'échappe alors de mes lèvres. Elle m'a filé une bonne frousse!

Mais pas le temps de souffler que le jeune homme et l'autre jeune dame s'en vont rouler dans les buissons. Alala, est ce donc le moment pour cela? Je pense que le temps presse. La jeune femme avec qui je parlais se risque alors à les appeler. Je doute qu'elle ai une réponse.

Un autre homme arrive, sa tête ne me dit absolument rien.. comme personne ici! cela me fait penser qu'il serait temps que je me renseigne. m'adressant a la jeune femme toujours en attente de réponse, je lui demande alors


"Dites moi, en attendant que nos deux amis aient terminé leurs petites affaires, j'aimerais m'entretenir un peu avec vous. J'avoue être un peu perdu, vous m'avez tous trois secourus sans raison apparente, et il ne me semble pas connaitre aucun de vous, encore que votre visage me soit familier.

D'autant que vous disiez connaitre Lyana, seul prénom qui me revient encore. Elle est encore en vie, disiez vous mais ou est-elle?

Et vous je ne connais même pas votre prénom, ni celui de vos deux amis, pourtant vous semblez me connaitre mieux que moi même...

Comment cela se fait-il? Que s'est-il passé? j'avoue ne me souvenir de rien..."

Honteux, je baisse la tête, et cherche deséspérement un point à fixer sur le sol. je n'aurais pu être dans une situation plus gênante...
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Rayana
...et l'autre
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 21:23

Vince est à côté de moi, je suis toujours penchée sur ce buisson intriguée quand même de ce qu’il s’y passe ... J’espère quand même qu’ils vont ... Bon moi a leur place.. Euh bon oui, ce n’est pas le moment ... Je secoue la tête pour me remettre de mes pensées ...

... Toujours rien ... J’hésite un instant à plonger ma tête ... Mais je n’ose pas trop quand même !

Vince se décide à me parler, il a besoin de réponses à son souffle je sens qu’il est un petit peu plus rassuré ... Tant mieux ... Je tourne alors ma tête vers lui laissant un instant ce fourré sans surveillance .. Bien que je sois un peu inquiète je laisse passer quelques minutes, puis prend en considération les Paroles de Vince ...

Comment pourrais-je l’éclairer, c’est très compliqué, je suis sûre que d’une chose, c’est que moi, je n’ai pas besoin d’explication, je suis comme ça.. Je fais confiance en mon instinct.. Et en général, je m’en sors plutôt bien avec ça !

Vince, euh, pour votre soins, je ne peux pas vraiment vous éclairer je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé, mais ça c’est passé, pour moi, ça me suffit ... Et je m’appelle Rayana, les deux dans le buisson, ce sont Corso je crois et Sibylle, Céli là un peu plus loin ...

Je fais un geste de la tête en direction de Céli qui se trouve être un peu plus en retrait... Mais elle va arriver ...

Pour Lyana, oui, je crois qu’elle à fait le chemin avec vous, quand vous avez embarqué sur le paquebot, quand à moi, j’ai fais sa connaissance un peu plus tard ... On a partagé beaucoup de choses ... Quoi qu’il en soi, oui, elle devrait être en vie ...

Je m’arrête un instant de déblatérer et je fronce alors mes sourcils, l’inquiétude me gagne quelque peu.. depuis qu’elle est partie ... Je ne sais pas vraiment ou elle est allé, d’après moi, elle doit être retourné au lagon.. Mais seule, je ne suis pas du tout rassurée ... J’espère qu’elle aura rencontré quelqu’un en chemin et rien d’Hostile ...

Pas certaine encore comment je vais continuer mon récit, je reprends la parole ...

Je vous avoue, que je ne sais pas vraiment ou elle est ... J’ai peur pour elle, mais quelque chose me dit au fond de moi, que ca va ... Je m’accroche à cette éventualité ...

Mais ne soyez pas gêné Vince, je ne sais pas non plus ce qu’il vous est arrivé, j’en suis désolée, je sais même pas si quelque chose vous à attaqué, ou une bête.. Je n’en sais vraiment rien ... Et là, on avance, je ne sais même pas ou on va ... Je ressens quelque chose qui m’attire au loin, mais je n’arrive pas à définir pourquoi on prend cette direction et pas une autre ... C’est moi qui devait être gênée de ne pas pouvoir vous éclaircir.. Désolée..


Je sais bien que ce que je lui ai raconté ne va pas du tout l’aider ... Mais comment y faire parvenir mes croyances, ma vue sur certaines choses étrange, je ne le peux tout simplement pas ...

Léger bruissement de feuille, je tend l’oreille à nouveau.. J’entends, la petit voix de Sibylle qui me dit que ça va.. Je suis qu’à moitié rassurée ... Mais, que se passe t-il la dedans.. Mais non, je ne rêve pas Sibylle rigole, elle rit de bon cœur.. Là, c’est peu dire, je suis carrément rassurée ...

Un coup de main Sibylle ? Vince peut vous aider si vous en avez besoin ! Faites moi signe au cas ou ... !!

Mon dieu que c’est plaisant d’entendre rigoler comme ça, surtout ici, ça me permet de prendre un peu de plaisir et toucher encore un peu d’espoir avant de replonger dans l’obscurité de l’inconnu.
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Céli
Cadavre exquis
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mar 3 Avr - 21:28



Succès de l'opération regonflage. Mitigé, peut-être, mais quand même succès. Les éclopés ont compris que toute chamaillerie est inutile, en l'heure. Plus tard, si tout va mieux, ils auront une vie pour se pardonner l'un l'autre.

Si tout va mieux. C'est fou ! Je suis coincée sur une île entourée de magiciens, de monstres, et de malades, et je continue à croire encore que tout peut aller mieux...
C'est quoi, ce fil qui maintient mon espoir ? Le désir d'aider les autres ? Peut-être, mais pas tout le monde, autant je me sacrifierais pour Sibylle ou Kheira - encore que quand on ne craint pas la douleur, c'est vachement plus facile - autant pour d'autres, je ne hausserais même pas un sourcil si le gobelin taré se mettait à jouer à la dissection. Tout juste en profiterais-je pour lui régler son compte, après, à la chose verte.
Alors, ce fil serait la vengeance ? Non...je ne pense pas, car c'est une sensation qui m'était...étrangère jusqu'à il y'a quelques heures. Elle est depuis exacerbée, mais reste que c'est du juste cuit, pas du réchauffé.

Bof, pas grave, je trouverai. Tant que je continue à croire...

Le monde, à cet instant, ne se réduit bien sûr pas à Corso et Sibylle, au contraire, ça bouge dans notre ancien camp. Un jeune homme nous incite à avancer. Oui, il a raison, seulement il y'en a deux qui ont un peu l'air vidé. Et le plus mâle de la paire est quand même un sacré quartier de viande, pas évident à soulever.
Rayana est toujours ici, elle aussi...les deux acteurs qui jouaient "La complainte du maître et de son valet" semblent sur le point de quitter la scène. Par une égalité, le plus beau des scores.
Non, en vérité, nous sommes un joli petit groupe. De quoi avancer vers l'inconnu avec sérénité, d'un pas sûr et...

Pas pour tout le monde.

Le monstre au quatre jambes vacille par son côté le moins large. Répartition des charges défaillantes, diraient les spécialistes. Toujours est-il que Sibylle tangue dangereusement, avant de s'écrouler sur le côté, plus ou moins à l'abri des regards, sauf de ceux des hautes herbes. Dans sa chute, sa canne anglaise bretonne l'accompagne.
J'étouffe un petit cri, avant de voir que rien ne rend leur chute dangereuse. Pas de racines saillantes, pas d'orties, plus de peur que de mal.
Je soupire. Tout celà va être plus difficile que prévu. Ce sera un petit périple qu'emmener les deux handicapés jusqu'à un lieu plus sûr. Allez, première étape, se relever

Non ?

Pas se relever ?

Jusque là je n'avais jeté qu'un regard superficiel à l'entrelacs de bras et de jambes duquel sortaient les deux têtes que je connaissais bien.
Je révisai mon jugement.
Ils étaient l'écarlatitude incarnée. Surtout Sibylle, à vrai dire. Corso, lui, ne semblait finalement pas mécontent que les lois de Newton l'aient amené dans cette position.

C'est là, que j'ai compris. Sur quoi repose mon espoir, le pourquoi de cette croyance en des jours meilleurs.
Je rêve encore de...non, c'est idiot, ce ne se peut pas...mais je rêve encore de pouvoir revivre.
Revivre pour souffrir, pour pleurer à chaudes larmes, pour trembler, grelotter, ou fulminer.
Revivre pour ressentir la faim, la soif, la brûlure ou la déchirure.
Mais surtout...revivre pour encore pouvoir être aimée...

Je ferme les yeux. Double emploi : je détourne mon regard de l'empilement mixte près de moi, et je peux me concentrer un peu sur moi-même.
A quoi est-ce que je ressemblais...avant ?
Papa...maman me disaient que j'étais jolie...mais ça ne compte pas, un enfant est toujours beau.
Mais il me semble qu'ils n'étaient pas les seuls à le dire. Oh, pas de mâles pâmoisons à ma vue, mais des regards qui me couvaient. En souriant. Je réchauffais le coeur des gens, j'étais fraîche.
Maintenant, je suis froide.
Et personne n'aurait idée de dire que je suis jolie.

Je ne dois pas les regarder. A chaque image qui m'arrive, je suis deux fois jalouse. Je dois lutter.
Jaloux contre Sibylle, qui est si...si attirante.
Et jalouse comme Corso, qui peut encore...trouver quelqu'un attirant, et...être attiré.

Je reconnais les beaux garçons. Mais ils ne me font plus aucun effet. Comme si j'étais trop passée devant une toîle de maître, un Van Gogh, à tel point que la vue m'est devenue indifférente.

Donc, je regarde Rayana, puis je regarde vers la suite du chemin...


Vous...vous avez l'air d'aller bien...peut-être devrions-nous nous dépêcher d'avancer pour...trouver un abri.

J'espère avoir contenu la note de déception et d'ironie dans ma voix. Jalouse et ironique, ce n'est pas la vraie moi. C'est la moi morte. Je peux encore changer. Si ce n'est d'état, au moins de caractère.
Je dois garder espoir.


Dernière édition par le Mer 4 Avr - 4:05, édité 1 fois
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Monsieur Mike
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 1:26

Bon, malgré ses airs hautains et ça vilaine tendance à jouer à c’est-moi-papa, il a un peu de ressort l’animal. Bonne chose ça.

Qu’il parte devant, je ne vais pas lui briser l’illusion d’avoir réussit à me faire entendre raison. Il traite déjà la fille comme sa régulière, bientôt ça sera pantoufles et journal au coin de la fausse cheminée…

Laissons le prendre un peu les devants…

Et ici ? Ha oui… La brunette est déjà en train de faire des papouilles à l’autre marin d’eau douce là… il a du lui rendre sa culotte… Ouais, j’avais raison, s’attendrir, c’est vraiment pas bon, après s’ensuivent tout un tas de complications : jalousie, amour, tristesse et toutes ces choses que je ne dois pas me permettre. De toutes manières, elle a pas l’air de se poser trop de questions. Je ne suis que le déménageur, c’est vrai.

Brmmdblmmm

Bon, je ne sais pas trop ce que compte faire toute cette petite équipe, mais Ricket s’émancipe, et je dois pas le laisser tomber pour autant.

« Si certains veulent s’essayer à une exploration, je vous invite à noous accompagner. Rester ici est inutile et dangereux. Ensemble, nous aurons plus de chance de réussir à nous abriter correctement. »

Et, en jettant un coup d’œil en arrière, je prends le chemin qui s’ouvre dans la forêt.

[ce coup-ci, direction Cité des anciens, et pour de bon !]
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James Callahan
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 4:44

Tiens tiens...
Étrange cette perte d'équilibre soudaine...
Avec un mauvais esprit j'aurai pu croire que cela était fait exprès...
Mais bon, visiblement le jeune homme n'a rien et Sybille semble saine.
Léger rire, plus pour la forme car le coeur n'y est pas... Peut être après.

- Hum hum...Ca va aller vous deux ?

Il semblerait que ce petit tandem est parti pour durer.
Regards complices, sourires gênés... Enfin, ce n'est pas nos affaires...
Petit sourire à la jeune dénommée Céli. Elle les observe par terre.
Regard vers le miraculé et Rayana. Il est temps d'y aller.

Je me décolle de l'arbre contre lequel je m'adossais.
Essayons de réconforter celle qui semble perdue...

- Vous m'accompagnez mademoiselle ? Ce n'est pas très prudent de faire route en solitaire.

Espérons que Céli ne parte pas en courant...
Enfin, je sais ce que c'est d'être perdu. Encore plus dans l'état actuel
Ca semble être ce qui s'appelle un transfert émotionel...
Ou alors un simple élan de solidarité qui n'arrive pas souvent.
Qu'importe, trop de questions n'apporte rien de bon...
Il faut vite y aller avant que la nuit nous joue des tours.
Tout ce que j'espère c'est que ce périple ne sera pas trop long,
Et qu'il y a un abri digne de ce nom dans les alentours.
Bon dieu que je rêve d'un bonne douche...
Là je suis vraiment sale à un point que je dois attirer les mouches...
Sourire à Céli, signe de tête aux autres, on se retrouvera, j'en suis sur.

- Alors vous venez ?

Je commence alors à me diriger dans la direction de autres naufragés.
Si on trouve rien pour s'abriter, au moins nous serons groupés...
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Céli
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 5:05



La voix de James se mélange au rire cristallin de Sibylle. Le cocktail n'est pas désagréable, un doux parler qui orne une mélodie légère. Je prends. Je sors de ma rêverie, ou plutôt de ma mélancolie chronique.

Je regarde le jeune homme un instant...oui, je me souviens, James. Le bateau, il y'avait Sibylle aussi. Je ne sais plus ce qui s'est passé. Mais ce garçon vaut la peine que l'on s'intéresse à lui. Je tente de sourire, même si le coeur n'y est pas vraiment. Le résultat ne doit être plus comique qu'autre chose. Pourtant, je n'ai aucunement l'envie que ce le soit.

Je vous accompagne.

Puis, je me penche vers lui, et à voix basse.

Mais n'avançons pas trop vite, je ne veux pas trop m'éloigner des embrassettes en puissance.


Je ne veux pas m'éloigner de Sibylle. C'est pour ça que je dis celà. Et parce qu'ils sont fatigués, éreintés, ce serait peu prudent de les laisser en arrière avec ce qui traîne sur l'île.

Mais...je veux aussi les "surveiller". Ca ne m'apportera rien, mais je le veux. C'est comme ça, et c'est tout, il n'y a même pas à transiger.

A pas lents, je suis le groupe, l'air absent. Sur qui, sur quoi faut-il que je me concentre ?
Et quel est mon but désormais ?
Je me rappelle d'un des rares cours de science que nous avaient donné les bonnes soeurs. Une, en particulier, qui paraissait moins enfermée dans sa foi que les autres, Soeur Maria-Isabel. Une très belle femme brune, professeur de sciences physiques, dont le mari était mort pendant la Grande Guerre, il avait voulu se battre avec les français. Sa veuve avait pris le voile tout en voulant rester dans le pays qui avait vu mourir son amour.
Ses mots résonnent encore en moi. Nous parlions de chimie, et en particulier d'un homme du nom de Lavoisier, de sa passion pour les réactions entre différents éléments.

"Rien ne se perd.
Rien ne se crée.
Tout se transforme."

J'ai donc été transformée.

Je me souviens aussi qu'elle nous avait dit que tout ce que l'on faisait, on pouvait ensuite le défaire si on y ajoutait beaucoup d'énergie. Des mots étranges - certaines des filles avaient plus de vingt ans, et l'enseignement se devait donc parfois d'être poussé.
Elle parlait avec des mots complexes, étranges. Je les ai oubliés, il faut que je me les rappelle.

Ca ne vient pas.

Voilà donc la corde qui me retient au bord du précipice.

Un chimiste et des mots oubliés. Et l'espoir que quelqu'un sache interpréter tout ce charabia. Et veuille bien m'aider, surtout.

Je m'extirpe de ma rêverie. Je ne dois pas être une camarade de marche très agréable pour James. Petit sourire d'excuse.


Pardonnez-moi, je rumine, je rumine.

Et je l'interroge sur ce qu'il a vu, de sont côté, sur cette île. Il n'a pas suivi le même itinéraire que moi après tout. Heureusement pour lui.


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Corso
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 12:51

La chute amortie par le plus douillet des matelas ne m’a pas si tellement abattu que je ne pourrais plus bouger. Mais entrevoir les yeux de Sibylle à travers le rideau de ses cheveux d'un noir de nuit et la couleur de fraise des bois de ses lèvres, c'est un truc qui me laisse mou comme un flanc, la gorge plus sèche qu'un arroyo désertique. Elle parvient à extraire une main, libérer son visage de ses cheveux, et moi comme un vieux pudding je ne bouge pas. Pire mes mains n'ont pas quitté certaines rondeurs qui font papilloner mes yeux comme un premier rencart.

Sibylle répond à Rayana qui s'inquiète derrière le rideau des feuillages. Elle évite mon regard, une pivoine aurait l'air moins rouge. J'en profite pour décramponner mes mains, et j'ai bien raison parce que d'ici quelques secondes, j'aurais sûrement pétri la pâte en réflexe. L'intérieur de ma paume me brûle au souvenir d'une aréole pointue qui s'y était incrustée. Pourquoi, on ne parle pas ? J'aurais au moins pu tenter de dire un truc spirituel ! Je suis là à la dévorer des yeux et elle ? Peut-être pas moins, peut-être pas du tout...

Je la sens troublée cette jeune femme mystérieuse, mais, les raisons pourraient être nombreuses. Je suis un genre de loup solitaire, j'ai pas l'habitude de jouer à la bête à deux dos dans les fourrées. Derrière nous, au lieu de nous aider, les gens se marrent ou ralent qu'on les ralenti. Les joies de la vie en groupe. L'instant s'éternise, les secondes s'engrennent comme les heures un dimanche de pluie. J'ai des tensions dans tout le corps, elle s'est un peu liberée, mais nos visages restent si près, presque à se toucher. Elle balbutie quelques mots sans suite. je retrouve un peu de poil de la bête mais pas vraiment mon contrôle.

Vous, tu, on... Ca veut tout et rien dire, j'aurais envie de mordre dans ses lèvres, mais d'ici quelques secondes ca vas devenir très génant, je ne suis qu'un couillon de mec, elle ne manquera pas de remarquer...

" Tout à fait ! On pourrait se détacher. "

Nos yeux qui s'affrontent étrangement, je regarde d'indicibles étoiles éclater dans ses pupilles. il ne se passe rien, je reste figé comme une staue, ele n'avance ni ne recule. Et puis son regard explose, son visage se tord dans une adorable grimace. Elle se rejette en arrière et rie comme une perdue, la situation se relache brusquement. Son rire cache d'autres abysses que je ne fais qu'entrevoir, mais, il a le don nous rendre encore plus ridicule, je parviens à bouger un bras, je me marre, moi aussi. Putain, c’est le grand flou ! Une île plus dangereuse qu’un nid de serpents effrayés, et cette fille sous moi, qui rie aux larmes. On a râté un moment, mais j’en ai rien à foutre, mes yeux pétillent et s’assombrissent. D’un geste délicat, j’écarte une mèche de cheveux qui masque encore son charmant visage. Je racle ma gorge.

« On va se relever. Faut faire attention aux marins, Sybille, ils peuvent avoir de mauvaises réactions. »

Je regarde une dernière fois son visage, elle a l’air heureuse comme soulagée… je lui souris avant de rouler sur le côté lourdement. Je reste contre son flanc un instant, garder le contact chaud, réconfortant, son rire dans ce chaos, c’est une bouffée de merveille. Pas traîner, les autres nous attendent surement. Je m’appuie sur un arbre, je me redresse un peu. Je lui tends la main. Surtout, la laisser rire, ca lui fait du bien.

« On se relève ? »

Merde, Corso, n’oublie pas qui tu es et d’où tu viens. Cette fille…

Se relever, on va s'aider, ca ressemblera encore à un entrelas incompréhensible de jambes et de bras. Mais, on a besoin de personne.
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Duchesse Iris De Loncourt
Naufragé
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 18:15

Trois pas en avant… trois pas en arrièreeee… trois pas sur l'côté… trois pas d'l'aut côté!

Ça me rappelle quand j'étais gosse, les après-midi de soleil dans le jardin de la propriété de papa. La nurse me faisait chanter cette comptine idiote, à tue-tête et moi ça me faisait marrer. Et au bout d'une journée à jouer à ce jeu qui n'avançait à rien, j'avais droit à ses rires de nounou et aux câlins moelleux calés au creux de sa poitrine.

J'aurais donné cher pour pouvoir beugler à nouveau cet air de gosse et me blottir entre les bras de ma nurse… j'aurais donné cher pour me trouver n'importe où ailleurs que sur cette île de fous! Seule à errer entre les arbres, muette comme une carpe aphone, j'ai l'impression d'être le petit chaperon blond et que je vais me faire bouffer par le grand méchant loup. J'pourrais beugler comme un âne, le résultat sera le même… pfff ma fortune contre un bonbon au miel!


Elle avance, la Duchesse, pas après pas, avec pour seul guide sa folie douce et son délire sans fin. Parfois, une goutte de rosée tardive roule le long d'une feuille, brillant des derniers rayons matinaux, et la jeune duduche éclate en sanglot au souvenir de son bijou perdu. L'instant d'après, elle rit en silence, remerciant le ciel de toujours être en vie.

Parfois, son ventre émet un gargouillement tonitruant qui rompt le semi-silence des lieux, faisant naître une nouvelle crise de rire sans son.

A force de maladresse, de chute, de pas mal assuré, Iris parvient jusqu'à un lieu d'où semble venir des bruits… des bruits humains de gens qui parlent!!!!

Accélérant le pas et le nombre de vautres qui l'accompagne, elle finit par atteindre le petit groupe de naufragé. Poussant les fourrés derrières lesquels elle est encore dissimulée, elle apparaît comme une émanation de cette nature qui l'entoure, magnifique de fraîcheur et de beauté pure…


Vous n'y croyez pas? Moi non plus! Mais c'est comme ça qu'elle l'imagine… Reprenons…


Passant le mur végétal qui la dissimulait, la Duchesse apparaît aux quelques naufragés présents. Le peignoir qui couvrait ses épaules à depuis longtemps disparut derrière elle, la nuisette de soie en lambeaux brunie de terre demeure son seul vêtement. Ses chevilles et ses jambes sont striées d'égratignures plus ou moins vilaines. Sur ses bras et son visage noirci, ressortent les marques des coups cinglant de la végétation. Sa chevelure d'or est emmêlée en un sac de nœud inextricable. Iris n'a plus de Duchesse que le nom, même son regard, autrefois fier hautain, est empli d'une folie inexplicable.

Une main fine se porte à sa bouche, étouffant un rire qui de toute façon ne fait pas de bruit. Ses yeux délavés de toute raison se posent sur chacun des présents, reconnaissant les uns, saluant les autres. Un clin d'œil pour la mignonne brunette rencontrée sur le bateau et la voilà qui se remet à courir, disparaissant dans la végétation.

Je cherchais quoi déjà?… peu importe!

(Direction chez les anciens! Enfin!!!)
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Sibylle
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 21:02

J'en entend qui râlent ou qui persiflent, qui s'inquiètent et qui s'amusent.
Et puis le rire de Corso, tout proche. Le seul qui importe dans l'immédiat...

Ca se calme un peu, le rire...
Pas le rouge aux joues, ni la pulsation du sang...
J'ai la peau qui vibre, particulièrement là où sa main me touchait encore il y a quelques secondes... Fait exprès ou pas, le résultat est le même... Et un top de coton est hautement insuffisant à masquer la réaction de ce petit morceau de chair insolente...
D'accord. Et puis après ? J'y peux quelque chose ? Non.
Tout comme lui ne peut rien à...
Passons.
C'est plus prudent.
(c'est surtout trop tard... une fois perçu, impossible à ignorer...)

...
Voilà qui ne va pas arranger mon profil.
Ni m'aider à oublier la tension lancinante qui a pris place là, en bas...
Après un sommeil de plusieurs années, c'est réveillé, et comment.
Serré, contracté comme un poing avide de bagarre...

Tu as raison, Corso, il est temps qu'on se relève...
Me caresser le visage, pour enlever une mèche de cheveux ou pour le plaisir, ce n'est peut-être pas exactement la chose à faire pour apaiser la tempête qui gronde au fond de mon ventre...
Me parler avec cette voix un peu rauque et ce reflet-là dans les yeux, disons que ce n'est pas idéal non plus...
Bon sang, c'est du sévère...
Et c'est bon.
Ressentir ça, c'est bon.
Je me sens vivante, au moins...

Il bouge, s'écarte un peu, assez pour se dégager, se redresser, me tendre la main.
Je me ramasse, la tête un peu en vrille.
Mais ma fatigue s'est estompée...
Je lui souris...
Rien de tel qu'un bon coup de fouet hormonal pour vous rendre la santé.
Ca a l'air de lui avoir réussi aussi, apparemment, il reprend la verticale avec plus de stabilité qu'avant, et sa poigne est nettement plus assurée alors qu'il m'aide à me remettre debout.

Aïe.
Ca tu n'aurais pas dû.
Mais c'était trop tentant, aussi !
Et puis je ne l'ai presque pas fait exprès...
Menteuse...
C'est pas parce que tu t'es retrouvée debout juste devant lui que tu devais te croire autorisée à te pousser sur la pointe des pieds et à prendre ce que tu n'as pas osé prendre tout à l'heure...
Et ne viens pas me dire que sa bouche juste devant tes yeux, c'était irrésistible.
C'est pas une excuse.
Et te détourner et regagner le sentier comme si de rien n'était, ça ne prend pas Sibylle. Ton bout de regard enflammé, il l'a vu, puisque tu as vu ses yeux à lui. Tu joues avec le feu, ma fille...

Oui, c'est vrai.
Et alors ?
Et si j'ai envie de me brûler un peu ?
J'ai eu mon compte de banquise glacée, largement...

Pour l'instant le feu a l'air d'accepter de se laisser couvrir... Il a regagné le sentier derrière moi, et nous repartons côte à côte, à la suite d'une femme blonde et dépenaillée, que je ne reconnais pas, et qui a l'air d'avoir les fils qui se touchent un peu... Elle part au galop sur le sentier, devant nous. Cinglée...

On avance régulièrement, sans se presser outre mesure. Je guette tout signe de faiblesse ou de déséquilibre (oui, et tu mates en même temps, c'est pas un peu fini de laisser traîner tes yeux sur lui ? Ca suffit !) histoire d'intervenir si nécessaire, mais il a l'air d'avoir récupéré suffisamment pour suivre le mouvement sans aide.

Evidemment, je reste tout près.
Juste au cas où, c'est plus prudent, n'est-ce pas ?


[suite : Cité des Anciens ^^]
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Fausto Alumbrado d'Este
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 21:20

Ainsi qu'en un songe je suis Lyana qui me guide en me prenant par la main.
Ainsi avançant, à la chaude, je remarque à peine le trajet dans le labyrinthe des rocs.
M'accoisant, je me laisse entrainé, l'esprit apazymé et serein mais la brulure au front et aux paumes se faisant douloureusement ressentir.

J'ai quelque appétence à m'arrêter mais la jeune demoiselle semble pressée de rejoindre ses compagnons. Je la comprend, une jeune et fraiche pastourelle comme elle ne doit pas avoir envie de rester avec un pauvre missionnaire d'un autre siècle...

Nous descendons l'echelle, passons aviat devant les rochers. La pluie qui tombe dru nous cache les créatures marines.

Nous retrouvons les barques et la plage où ils sont apparus. Plus personne n'y demeure mais la brunette semble savoir où aller.
Mais cette douleur à mon front. Cette chaleur dans mes mains ? Ne la ressent-elle point ?

Enfin, nous retrouvons ses amis dans une clairière. J'y reconnais Rayana, le soldat silencieux, le coquardeau au gourdin pour l'heure clabaudant avec la jeune fille enlevée à mon arrivée qui, vu ses rouges joues, semble s'en remettre avec célérité... Il y a là aussi la douce jeune fille qui si gracieusement m'a accueilli et parlait même langue que moi.
Les autres, point ne les connais. Une blonde a l'étrange parure arrive en même temps que nous. Voilà étrange équipage si seulement je pouvais me concentrer un tantinet...

Lyana me lache enfin la main. La pluie ici est moins intense. Mais elle est rouge...
Rouge sur mes paumes....
Rouge sur mon front
Et cette chaleur....
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Vince Maverick
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 21:31

Les deux jeunes gens reviennent plus ou moins des fourrés, et semble dispo a partir, ils en prennent même le chemin. Arrivent alors une dame blonde, un homme étrangement vêtu, tel un religieux, et une jeune femme dont le visage m'est plus que familier, sans savoir pourquoi.

Mais n'osant m'adresser à personne d'autre que celle qui dit se nommer Rayana pour l'instant, je lui souris et d'un ton un peu tremblant lui demande


"Nous ne devrions en effet pas rester ici comme il l'a été dit. Si vous connaissez l'une de ses personnes, invitez les à nous suivre, autrement, partons, avec eux. Il faut rester grouper coute que coute.

Quelque chose... Je ne sais pas quoi, mais quelque chose me dit que nous ne serons en sécurité nulle part, ici moins qu'ailleurs. Partons, nous n'avons que trop tardé, et ce notamment par ma faute!"

J'attend alors, impatiemment, la réponse de Rayana, espérant qu'elle approuve, car je ne voudrais pas lui forcer la main...
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Lyana O'Brien
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 21:52

[ hrp : venant du lagon]

Nous filons sous la pluie, j'en peux plus j'aimerais tant un peu de chaleur... Mais justement sa main... au fur et a mesure du chemin pour rejoindre les autres naufragés je la sens... elle est de plus en plus chaude...

Comme s'il tombait malade... pour le moment nous ne pouvons pas nous arrêter mais des que nous les auront rejoins il faudra qu'il me parle...

Nous repassons par la plage plus personne maintenant, et cette pluie qui me gèle jusqu'au os... Ça doit être pareil pour Fausto, plus nous nous rapprochons de la foret plus je le trouve pale... a plusieurs reprises je me retourne vers lui jaugeant de l'oeil s'il va bien ou non... Et mon oeil me dit que non il ne va pas bien...

Après de longues minutes de marche nous arrivons enfin, la plupart sont encore la et lorsque Fausto me lâche la main je cours vers Rayana...

Je place mes mains sur son visage et je lui souris


-Tu vas bien? tu vois je n'ai pas été longue...

Corso et d'autres sont toujours la je les salue du regard, et retourne auprès du prêtre... J'appose ma main droite sur son front il est brûlant...

-Fausto vous devez m'expliquer maintenant... Et surtout que vous arrive t il?

J'attrape son poignet et commence a prendre son pouls, il est rapide mais cela peut être du au faite de la course que nous venons de faire mais cela en plus de la chaleur...

-C'est a cause de cette chose que j'ai vu ? Je vous en prie dites le moi...
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Fausto Alumbrado d'Este
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 22:18

Mes paumes...
Ce sang sur mes paumes.....

Du bout des doigts je touche mon front.
les ramènent teintés de rouge.

Ce n'est pas possible.... Je ne le mérite pas !!!

Ce n'est rien, Je... vais bien, j'ai..j'ai du me blesser sur quelques caillasses ou quelques épines.... Continuons, continuons, pour l'amour de Dieu et je ferai ensuite tout ce que vous voudrez!!!

Les paumes... le front.... NON !!!
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Rayana
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Mer 4 Avr - 22:39

Après m’être vidée de mon oppression en rigolant de bon cœur, je reste à regarder ... Sibylle et Corso semblent s’en être bien sorti ... Je les suis du regard, et je m’apprête avec Vince de les suivre ...

Vince semble un peu désorienté ... Il s’adresse à moi peu sûr ...

Oui, vous avez parfaitement raison Vince, ne traînons pas, mais surtout ne vous sentez pas coupable ! Vous n’y êtes pour rien ! On est resté là, parce qu’on le devait c’est tout !

Je m’interromps un instant, et lui serre un regard assuré et franc. Mais juste avant que je continue dans mes affirmations ... J’entends quelque choses derrière moi.. Peur au ventre, ou alors incertitude et rasions, je n’arrive pas à définir mes émotions, j’ai un peu peur de me retourner ...

Mais avant que je ne puisse faire un mouvement, je ressens la présence de Lyana .. C’est bien elle.. Elle va bien ! mon visage se décrispe quelque peu.. J’entends des petits pas pressés venir à ma rencontre ! .. Soulagement !! Elle me prend la tête entre ses mains ... Surprise et heureuse de la voire en vie.. Je n’ose l’interrompre dans son précipitation.. Un peu plus loin Le Père Est Là ... Il à l’air étrange ... Plus que quand je l’ai vu la première fois ! ...

Il dégage quelque chose de bizarre ... S’est il frotté à l’inconnu, a-t’il perçut l’invisible ... Je ne sais pas.. Je suis intriguée..

Stigmates ???? Est-ce possible ? Pourquoi ? Comment ? Mes yeux s’écarquille, je vois du sang ? ... Il me faut peu pour défaillir ... ça me hante ... Stigmates.. je ne peux pas y croire non.. Peut-être est-ce de nouveau un tour de mon immagination .. Au fond de moi je l'espère ... Mais doutes, toujours des doutes ...

J’ai peine à détacher mes yeux de ce Missionnaire ... Je n’arrive pas à y croire ... Je ne suis pas certaine et pourtant ... Je devrais bien me raisonné, ici ce n’est pas là-bas ... Tout peu arriver..

Je vacille un peu sou l’émotion, heureusement Vince est tout proche ... Je m’agrippe à lui.. Il est là, je me rassure intérieurement essayant de remettre mes idées en place..

J’arrive à aligner quelques mots.. Mais je n’ose m’approcher de Père, je n’y arrive pas, il faut partir s’abriter ...

Vince il faut y aller allons-y , Maintenant !!

Un effort, un malheureux effort pour me défaire de cette image.. je dois y arriver, je n’ai pas l’habitude d’agir ainsi ... J’ai peine à me reconnaître ...


( Hrp : la cité des Anciens ! sourire )
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James Callahan
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Jeu 5 Avr - 2:32

Mais oui, quel idiot... Avec tout ce qui c'est passé je l'avais presque oubliée.
Céli était celle qui avait veillé sur Sybille quand Entity l'avait atteinte.
Enfin j'espère que le mal est désormais réparé.
Elle dit vouloir empêcher quelques embrassades ou étreintes...
La voilà qui m'arrache un sourire amusé... Franc celui ci.
Nous nous mettons en marche à la suite de Sybille et Corso.
La nuit, pas facile de se repérer... Heureusement que la Lune brille.
C'est dommage qu'il n'y ai pas de guide... On aurait pris un raccourci...
Y a peut être un hôtel avec piscine, comme sur le bateau.

On arrête de délirer James ? Retour à la réalité.

Tiens, un buisson avec de drôle de baies semblables aux myrtilles...
Et là un caillou qui a manqué de me fouler la cheville...
Merci le palmier... Ouf en plus je pense que personne ne m'a vu.
Céli semble perdue dans ses pensées... Elle doit faire face à l'imprévu.
La jeune fille un peu gênée par son silence et se confond en excuses.
Vraiment c'est pas la peine... Moi aussi c'est pas les mots qui profusent.

- Ne vous en faîtes pas, je n'aime pas les gens qui parlent pour ne rien dire. Votre présence me suffit amplement vous savez.
Je m'excuse aussi de mon mutisme...
Nous ne sommes pas de grands bavards je pense.
Ce n'est pas dans mes habitudes mais je vais me confier.
Vous devez probablement vous demander où est ce que j'étais.
Je n'ai pas pris les canots comme vous.
J'ai tenté de sauver ma soeur mais...


Un tremblement me traverse tout le corps.
Pourquoi c'est si difficile? Je dois le lui dire pourtant.
Il le faut, je dois m'alléger de ce fardeau, ou je vais devenir fou...
Il le faut, je dois l'accepter... Je dois vivre après sa mort.
Une boule de douleur et d'angoisse glisse le long de ma gorge, lentement.
Je ne contrôle plus rien, ma voix s'abaisse, je sombre dans le flou.

- Mais je n'y suis pas parvenu.
Plus tard j'ai dérivé pendant près d'une journée jusqu'a une plage voisine.
Je vous ai ensuite rejoint...
Il n'y a rien de plus rien de moins.


C'est un poids lourd de mon coeur qui semble s'envoler.
J'ai bien fait de le faire... Mais elle risque de me juger.
Plus un mot, à présent avec les autres nous devons avancer.

[HRP: Vers la cité des anciens donc =)]
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Céli
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MessageSujet: Re: Un coin de verdure   Jeu 5 Avr - 3:27



Ca se meut dans les parages. Une petite caravane se forme, sur le chemin qui traverse la forêt. Tout le monde converge dans la même direction. Y compris une femme qui sort des fourrés et que je finis, après un examen approfondi, à reconnaître comme la classieuse noble du bateau. Le cours des évènements l'a passablement transformée, mais on le serait à moins.

Je reviens à mon compagnon de route, et nous suivons Sibylle et Corso. Il m'est avis que s'il ne se passe rien de grave, ils risquent de disparaître pendant un petit moment. Ce serait d'une imprudence élémentaire, mais également d'une logique physiologique implacable.

Il me parle de lui. Pas causant, j'avais quasi remarqué. Je ne joue que rarement les pipelettes ; mon regard l'incite à continuer. Il semble en avoir besoin.

On a toujours besoin d'un moyen ou d'un autre pour franchir un cap. Kheira, a du enterrer Tara. Sans celà, elle la pleurerait encore. Ses blessures au coeur ne sont pas encore refermées, mais grâce à son acte elles se seront bien cautérisées tout du moins.

Je l'écoute attentivement, me parler de sa soeur. Disparue. Morte. Noyée en même temps que l'ogre de métal qui voguait sur les mers. Malgré ses efforts.

J'encaisse avec difficulté. Je ne savais pas - ou plus - qu'il avait une soeur. Je ne la connaissais pas. Mais je le comprends.

Ce sentiment d'impuissance, d'inutilité, je le ressens à chaque instant de ma vie. De ma non-vie, d'ailleurs.
Il n'y a que mes rêves qui me permettent de tenir et d'entrevoir un meilleur avenir.
Je voudrais vivre. Je suis morte.
Je voudrais ressentir. Même réponse.
Je voulais aider Sibylle. Je la retrouve fraîche comme un gardon auprès d'un feu où l'ont amenée des gens plus utiles que moi.
Je voulais aider Trapp. J'ai aidé Trapp. Et je m'en suis fait un ennemi. C'est pas de ma faute, c'est le destin.

Si je suis vouée à l'inutilité, pourquoi est-ce que je marche à cet instant ? Pourquoi le destin ne m'a-t-il pas laissée dans la quiétude inconsciente des limbes ?
Toujours ces mêmes questions que je ressasse. Et toujours les mêmes espoirs. Trouver d'où viennent les pouvoirs sur cette île. Savoir s'ils peuvent changer mon...état.
Mais celà impliquera certainement des rencontres, pas forcément amicales.

Je me rends compte que James cherche peut-être un soutien. Ce serait logique. Il semble encore jeune, et doit être accablé. Je voudrais lui offrir un regard rassurant, mais mon désordre intérieur m'en empêche. Alors je fais la seule chose qui m'est possible. Je pos ma main froide sur la sienne. Et je lui parle, en regardant toujours droit devant moi.


Vous savez, James...votre soeur est en paix, au moins. Certains n'ont pas cette chance, et doivent errer alors même que toute vie les a quittés. Tel était son destin, vous avez fait ce que vous avez pu, et n'avez rien à vous reprocher.

Je ne fais que dire celà, "rien à te reprocher Sibylle", "rien à te reprocher James". Moi, qui suis continuellement en train de subir mes propres foudres, sur le moindre de mes actes.


Et je souhaite de tout mon coeur que son repos soit paisible et éternel.

Malgré les apparences, rien de religieux là-dedans...c'est à ce moment que j'aperçois le Père Fausto, qui nous a rejoint, l'air égaré. Ce sera pour plus tard. Je préfère marcher avec James.


[HRP : avec tout le monde]
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