Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
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 La vie d'une ombre.

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MessageSujet: La vie d'une ombre.   La vie d'une ombre. Icon_minitimeMar 21 Juin - 23:41

Un premier nom

Dans l'obscurité d'une chambre, deux corps s'enlacent, ils se murmurent l'un l'autre a l'oreille des mots d'amour, de la buée troublait les fenêtres de la pièce, de petits râles étaient audible, le prix du plaisir.
Neuf mois plus tard, sous le vacarme d'une bataille, une mère venait de mettre au monde un petit garçon, au même instant, un éclair magique foudroya la maison où se tenaient la mère et ses sages femmes, le père étant partit au combat.
Les cris d'effroi et les flammes furent les premières visions qu'eurent le jeune garçon de la vie.
Le nouveau-né fut blottit contre sa mère, et ressentit une chaleur insoutenable attaquer sa chair fébrile.
"Mon fils non ne m'élever pas mon fils par pitié s'il vous plait..."Telles sont les paroles que l'enfant entendit pendant de nombreuses années. Il ne sait pas qui l'a sauvé, est-ce sa mère, un soldat ayant prit peine pour son corps et qui l'aurait remit à une femme de la région.
Il venait de refaire se rêve, avait encore crié dans son sommeil, sentit une douleur insoutenable sur sa cuisse gauche, Annie avait accouru comme a chaque fois, elle semblait être la seule qui se souciait de lui.
Elle le secoua: "Réveilles-toi"
Il n'arrêtait pas de se tortiller dans tout les sens en lâchant des mots incompréhensibles.
"Réveilles-toi mon garçon"
Il s'était soudain jeté dans ses bras, fébrile comme un nouveau-né, il serrait si fort la sage femme qu'il l'étranglait a moitié.
"Allons calme toi, je suis là tu ne risques rien calme toi, là, très bien je suis fière de toi"
Il était épuisé, ce rêve ne cessait de revenir, qu'est ce que cela pouvait bien être.
"Co...Comment m'as-tu trouvé Annie"
La sage femme l'avait lâché, elle le sonda les yeux emplis de tristesse et de compatissance, elle regarda par la fenêtre et ses lèvres affichèrent alors un sourire radieux.
"Allons on ne pense pas a cela le jour de son anniversaire 5ans ça se fête au son des trompette non ?" Avait-elle répondu dans une euphorie forcée.
"Non" avait répondu le garçon"Ca se fête en me disant comment tu m'as trouvé Annie"
Elle eu d'abord un visage résigné, elle lui tendit sa main blanche il la prit doucement.
"Suit-moi"
Elle l'emmena dans de longs couloirs où passaient tous les locataires du sanctuaire, les soeurs d'Aléna étaient réputées pour leurs savoirs en matière d'enfant et servaient également d'orphelinat pour quelques enfants séparés de leurs parents.
"Où va-t'on" avait risqué l'orphelin, mais la soeur ne lui répondit pas, elle s'arrêta devant une grande porte en fer forgé, le garçon recula, la peur que lui inspirait cette porte était étrange.
"La vérité est de l'autre coté mais souvient toi des que la vérité est connue les enfants partent dans les rues" Avait alors dit Annie pointant un index menaçant vers le garçon.
Il était partit en courant dans les couloirs, la soeur l'avait suivie, elle ne courait pas bien vite mais ses jambes s'accrochèrent dans une brique qui dépassait, il s'était jeté dans les bras de la sage femme.
"Pourquoi ?" répétait-il sans cesse, tous les regards étaient posés sur lui.
"Allons un jour tu sauras qui tu es et tu seras près j'ai confiance en toi, viens la journée a été dur et ton cadeau cette année c'est de te trouver un nom par lequel on pourra t'appeler."
"Tu veux dire que les grands ne m'appelleront pas le petit gob' et que Bill le jardinier ne m'appellera plus le sale bousseu ?"Répliqua enthousiasme le jeune garçon.
"Oui " Répondit simplement Annie suivant l'euphorie du garçon.
Ils s'étaient alors dirigé tout deux vers la bibliothèque.
"Je veux un nom de héros."
"Et bien tu en auras sûrement un"
"Non je veux plusieurs nom"
"Alors tu en auras deux"
"Non, non, non je veux un nom fait de plusieurs nom"
"Et bien allons regarder ça dans la bibliothèque."Répliqua la soeur rayonnante de bonheur en regardant le garçon s'appliquer à la recherche de son nom.
Ils passèrent près de trois heures dans la bibliothèque, Annie rendait compte des actes héroïques de tout ces êtres qui se trouvaient dans les pages et après une heure de réflexion intense de la par de l'orphelin il s'exclama soudain."Altayard je m'appellerais Altayard, j'aurais la bravoure Altibalt le paladin, le savoir d'Aya la superbe et rd signifiera que personne ne pourra rien dire sur moi"
Il était monté triomphant sur la table de la bibliothèque, soeur Annie ne manqua pas de s'attirer les foudres de nombreux regards, et le garçon s'effondra de fatigue, il fut remis dans son lit par deux pensionnaires plus âgés, la sage femme s'avança vers le front du jeune garçon et y déposa un baissé.
"Bonne nuit, Altayard le brave."
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MessageSujet: Re: La vie d'une ombre.   La vie d'une ombre. Icon_minitimeMer 22 Juin - 23:27

L'oublié.

Huit années avaient passées, les premières gelées de l'hiver avait gelé le lac non loin du monastère, Altayard courait ses cheveux volaient dans tout les sens son sourire se détachait, radieux, de son visage d'enfant, il aimait l'hiver et il aimait surtout aller sur les bords du lac où il s'imaginait quelques fois voir les montures de grands paladins s'abreuvoir en son sein.
"Annie regarde comme c'est beau"
Il montrait l'arbre qui siégeait en roi au milieu du lac, ses vielles branches avaient du mal a supporté le bois des feuilles qui les ornaient, une fine couche de neige était restée sur le sol et refroidissait les pieds du jeune garçon qui s'essuyait d'un revers de manche le visage.
"Aller vient, il est temps que nous rentrions"Lança Annie qui n'arrivait plus à se réchauffer.
"Non j'aimerais resté un peu s'il te plait"Avait répondu l'enfant qui venait d'entrer dans sa période d'adolescence.
Résignée, la soeur avait haussée les épaule en répondant souriante."Soit, mais n'attrape pas froid Altayard le Brave"
"Annie ! Combien de fois devrais-je te dire de ne plus m'appeler comme cela, je n'ai plus cinq ans Altayard suffit a présent."Avait-il répondu sans se tourner vers elle.
"Oui, il n'empêche qu'un brave oserait déclarer sa flamme à sa bien aimé"
La femme venait de percer le coeur du garçon.
"Comment tu sais ?"Répliqua-t-il presque aussitôt se dirigeant vers elle.
"C'est toi. Tu tentes toujours de te cacher lorsque la petite Audrey se pointe au coin d'un couloir, tu sais l'amour est tout a fait normal a ton age."
"Je ne suis pas amoureux et d'abord c'est qui cette Audrey ?" Avait lancé Altayard serrant les poings et bougonna intérieurement de d'avoir laissé paraître ses émotions avec tant de liberté, Annie avait-elle des pouvoirs? Elle savait toujours quand cela n'allait pas et maintenant elle savait qu'il était amoureux.
"Non de non Altayard ! Contrôle toi"Se dit-il intérieurement, il se mit a courir ne supportant plus les rires pourtant enjoués de la sage femme qui l'avait éduqué.
Il mangea plongé dans ses pensées le soir là, demain il partirait en forêt avec sa classe, Annie aurait oublié.
"Mais de toute façon ça fait rien, elle peut savoir j'suis même pas amoureux" Furent les dernières paroles qu'il se tint intérieurement avant de sombrer dans son sommeil.

Les cloches retentirent dans l'enceinte du monastère, Altayard maudit le jour et ses rayons qui apportaient le réveil et les corvées du matin.
Il commença par s'habiller pour partir en foret, bottes, chemise, un petit couteau qu'il avait cru bon de prendre sous sa manche lors du dîner de la veille et s'ensuivit la série de corvées qui consistaient aussi bien a faire son lit qu'a déposer les couverts et a laver le coin du couloir nord-est, tout cela dans un silence religieux que chaque personne s'imposait a soi-même.

"Aller tous en rang je veux que vous regardiez tout le temps si vous avez bien votre partenaire a bout de bras et l'autre a vue comprit ?"
Les élèves se regardèrent en souriant un regard plisser par le rire retenu, on pouvait comprendre clairement le message:"Comme si on allait se tenir la main alors qu'on a 13 ans pff"
Le rang quelque peu indiscipliné se dirigea vers la grande forêt tout le monde regardait un peu partout, pour beaucoup d'entre eux, c’était la première fois qu'ils sortaient du bâtiment de pierre.
Vint l'heure la plus attendue de tous, le temps libre, beaucoup se jetèrent sur les bâtons qui jonchaient le sol, Altayard en brandit un fièrement en montant sur un petit talus fait de briques mises les unes sur les autres.
"Je suis Altayard le brave tremblé hardis combattants car de ma lame vengeresse je vous percerez le coeur et prendrais le coeur de ma belle."
A partir de ce moment s'était engagée une petite joute amicale entre les différents élèves, chacun tentants d'impressionner les filles qui étaient assises sur le sol tranquillement en train de cueillir des fleurs.
Le temps de rentrer au monastère était arrivé, dans un capharnaüm où se mêlait râle et soupir, le groupe se remit en marche et la vision qu’ils eurent à leur retour emplis leurs cœurs de désespoir, le monastère était en feu.
Faisant fit des consignes des surveillants tout le groupe s’élança vers l’édifice où l’on entendait crier de tout cotés.
Altayard se fraya un chemin parmi les décombres en feu guidé par la voix d’Annie qui appelait à l’aide, mais la voix de la sage femme attira un guerrier qui la tira sans ménagement dans un coin de la pièce et l’ordonna de se plier à ses ordres.
Voyant l’horreur de la scène, l’adolescent sentit monter en lui une rage sans nom, il sortit le petit couteau qu’il avait gardé dans ses poches et couru en criant vers l’homme qui se laissait aller telle une bête sur l’être que le garçon aimait le plus au monde.
La dague vint se loger dans la nuque du combattant, qui s’écroula, la sage femme prit tout d’abord le garçon dans ses bras.
« Altayard enfuis-toi tu ne peux plus vivre ici, l’homme que tu viens de tuer est un soldat, ils te rechercheront, part Altayard je t’ai aimer comme mon propre fils, je n’ai jamais connu ta mère mais un homme en armure est venu un jour te déposer dans la forêt je t’ai… »
La poutre se rompit, le bois craqua et la seconde d’après, le jeune garçon se retrouvait face a deux choix : Fuir ou mourir.
Il sauta par la fenêtre, sentit une douleur intense au niveau de sa jambe droite et couru dans la forêt tout en sanglotant.
«Destin pourquoi te joues-tu de moi ? »Cracha-t-il à la face du monde.
Il avait couru tout le jour, il n’en pouvait plus, au loin on apercevait encore le monastère en flamme, il ne comprenait pas mais il venait de tuer un soldat, il ne pouvait plus vivre comme avant, il devait éradiquer tout ce qui concernait le passé.
Il déposa le couteau sur une petite motte de terre sur laquelle il écrivit « ANNIE »à l’aide de petites brindilles trouvées sur le sol.
« Je ne suis pas Altayard le brave Annie, je ne suis pas brave d’ailleurs, je ne dirais a Audrey que je l’aime, je ne saurais jamais te dire qui tu étais pour moi, je ne peux plus vivre »
Il sanglota, s’écroula sur le sol se blottit, les prédateurs de la forêt prirent pitié de lui ce soir là.
Et dans un sanglot qui lui tordit les entrailles il lança son poing contre le sol, la douleur devait s’en aller par d’autre douleur.
« Altayard le brave n’a plus de raison d’exister d’hors et n’avant je suis Altayard…L’oublié »
Il sombra dans un sommeil profond, où tout ses cauchemars d’enfant lui revinrent en mémoire, il n’était plus le garçon innocent, il était devenu un adolescent errant il savait qu’il n’avait pas beaucoup de chance de réchapper a la foret mais après tout avait-il encore envie de vivre


Dernière édition par le Jeu 1 Sep - 14:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vie d'une ombre.   La vie d'une ombre. Icon_minitimeMar 28 Juin - 22:32

Le gouffre vers l'obscurité.

Cela faisait 4 hivers que l'adolescent parcourait la forêt, il avait appris à parler aux animaux, à trouver les gestes pour éviter de se faire agresser.
Il se laissa tomber sur une pierre le bruit de sa chute étouffée par la neige, il arracha un bout de son vêtement.

"Je vais bientôt ne plus rien avoir sur moi, et plus sûr que la faim l'hiver gèlera mes membres si je me laisse aller une année de plus ainsi."

Il enveloppa ses pieds meurtris dans le bout d'étoffe arraché, la simple toge de lin sur laquelle il avait posée une peau de bête était trop courte de tout cotés.

"Demain j'irais chercher une ville je trouverais de quoi vivre là-bas."

Il entendit le bruit de petits oiseaux au dessus de sa tête, un sourire vint trouver sa place sur son visage crasseux et il entama l'ascension de l'arbre.
Il parvint à dompter le géant de bois et il se dirigea vers le festin qui le régalerait ce soir.
Il retourna ensuite dans la grotte où il avait trouver refuge ses dernières années, elle était profonde et sombre mais il avait su vaincre sa peur et avait pénétrer dans l'obscurité où ses yeux s'étaient habitués a la pénombre et où il y distinguait pas mal de chose a présent, il frotta son silex contre la paroi de la grotte et les petites brindilles d'herbes qu'il avait fait sécher s'embrassèrent l'instant d'après, il posa une pierre au milieu des flammes sur laquelle était posée le contenu des oeufs qu'il avait trouver.

"Alors répétons nos acquis !" Lança-t-il soudain imitant la voix d'Annie lorsqu'il était encore à l'école.
"Il faut toujours attacher beaucoup d'importance à la parole, si nous ne communiquons pas heu"
Il renchérit soudain sur un ton plus dur comme pour se corriger lui même :" Oh mais, Altayard quand te décideras-tu a étudier ce que nous t'apprenons?"

Ce jeu était depuis 4ans déjà sa seule occupation, et cela lui permettait de se souvenir de ce qu'il avait appris, il mangea rapidement et se blottit dans un coin de la grotte près du feu.
Le soleil se leva tard le lendemain, la grotte n'était inondée de lumière que quelque minutes et cela permettait a Altayard de se réveiller, sans attendre, il prit son silex et son couteau qui se faisait rongé chaque année un peu plus par la rouille et il couru vers l'orée de la forêt.
Il couru ainsi durant de longues heures, l'endurance acquise dans la forêt lui permettait de franchir de nombreux kilomètres avant de sentir la fatigue s'insinuer dans ses muscles.
Il parcourut ainsi la quasi entièreté d'une plaine déserte où il ne croisait que quelques prêtres et autres aventuriers qui ne lui accordaient aucune importance, même quand il se risquait a leur demandé où se trouvait une ville.
Ses muscles se raidirent soudain, et ses jambes n'eurent plus la force de le porter, il s'effondra sur le sol et tomba sur le sol, épuisé.
Lorsqu'il se réveilla quelques jours plus tard, il se trouvait dans une pièce totalement noir.

"Bonjour !"Avait lâché une voix profonde qui fit tressaillir l'enfant.
"Où...où suis-je ?"Avait-il répondu.
"Dans ta nouvelle demeure jeune homme".
"Mais...J'ai atteint la ville alors?"
"Oui mais repose-toi a présent"
C'étaient les premières paroles qu'il partageait avec quelqu'un en 4ans, l'émotion fit perler une larme sur le coin de sa joue.
Il fut rétablit quelques jours plus tard, il se réveilla en sursaut tout recouvert de sueur, il portait une tunique noire aux coutures bordeaux, il descendit les escaliers a pas de loup et se retrouva dans une pièce très peu éclairée.
Il entendit un bruit de métal derrière lui.
"Attrape, ici commence ton apprentissage ! Ami de l'ombre"Avait tonné une voix alors qu'une fine lame se figeait a quelques centimètres de son corps.
"Mais je ne sais pas me battre" Avait lâché le garçon tout en tressaillant de peur.
"Fais place à ton instinct dans ce cas !"Lança une voix suivie d'un bruit de pas rapide qui se rapprochaient de plus en plus de lui.
Il déplanta la lame du parquet et scruta l'obscurité, les jours passés dans sa grotte l'aidèrent a repérer son adversaire, il ferma les yeux et leva sa garde espérant que le coup ne le trancherait pas en deux, il fut déstabilisé et s'écroula sur le sol, d'autres bruits de pas, deux cette fois se dirigeaient vers lui, il se remit debout et attendit le dernier moment pour se jeter sur sa droite, il avait mainte fois utilisé cette technique contre les animaux sauvages de la forêt.
"Je ne veux pas me battre" Avait-il répété.
"Alors laisse toi mourir" Cracha une voix dans l'ombre.
Le garçon déposa son épée, et se mit a genou tout en fermant les yeux, il entendit la lame sortir du fourreau, les pas s'avancer lentement vers lui, le souffle du guerrier se faisait de plus en plus rapide, il semblait existé a l'idée de pouvoir ôter la vie a cette adolescent.
Le jeune garçon serrait les dents.
C'est trop bête, se dit-il, je ne peux pas finir ainsi.
L'homme abattit sa lame de toute ses forces, Altayard exécuta un roulé boulé juste a temps pour évité le coup, la lame alla se planter dans le sol, sans comprendre ce qu'il faisait, celui que l'on avait oublié saisit sa lame et la planta dans le ventre de l'homme.
"Ouvrez les fenêtres" Avait grondé une voix qui lui était familière.
"Il vient de tuer un membre de l'ordre" Lança un homme qui s'avançait vers celui qui semblait être le maître.
"Il doit payer pour ce crime" Avait lâché un autres.
"Il ne payera pas, déclara l'homme, il a comprit l'importance de la vie, demain nous l'emmènerons tester son agilité a présent, vas te reposer !"

Encore souillé du sang de celui qui n'était même pas son ennemi, il grimpa les marches de l'escalier quatre a quatre pour s'effondrer dans son lit, il ne parvint pas a trouver le sommeil ce jour-là mais l'aube amenait avec elle un nouveau jour et le maître vint le chercher de bonne heure ce matin là.
"Habilles-toi vite, met ces vêtements et suis moi"
Il s'était exécuté et avait suivit l'homme aux longs cheveux d'ébène dans la rue.
"Que fais-je devoir faire messire ?"Se risqua-t-il après un petit moment.
"Je ne suis pas messire, je vais voir comment tu t'en sort en public, ramène moi de quoi racheté ton crime d'hier." Répondit sèchement son tuteur.
Il s'était aventurer dans la foule attroupée, l'homme devait parlé d'argent sans aucun doute il voulait qu'il lui ramène des bourses, il pénétra dans la foule saluant comme un prince toutes les personnes qu'il croisait, son regard se fixa sur une bourse qui semblait bien remplie, il s'avança vers sa victime ne changeant rien a son attitude.
Une fois arrivé prêt de la cible, il passa une main autour de son épaule.
"Ola cher ami, ne trouves-tu pas qu'il fait bon temps pour l'hiver dans lequel nous sommes !"
Surpris par une telle apparition, le dindon de la farce ne vit pas la main agile de l’adolescent qui s’emparait de sa bourse de cuivre, la cachant derrière son dos tout en s’éloignant.
Il répéta l’opération plusieurs fois durant la journée, si bien qu’il lui fallut a un moment s’arrêter et donner l’argent a son mentor.
« Tu as bien travaillé vient, je vais te montré quelque chose » Dit-il soudain.
« Je vous suis » Avait acquiescé le voleur qu’était devenu Altayard.
Ils parcoururent la ville et retournèrent dans la demeure où ils avaient élus domicile, ils retournèrent dans la salle où avait eu lieu le combat.
Altayard tressaillit, devant lui s’ouvrait une sorte de porte qui ne menait que vers le néant.
« Plonge » Entendit-il soudain et ces mots furent repris en cœur par toute l’assemblée.
Enivré par tout ce brouhaha le roublard se préparait a se jeté dans le trou quand soudain une voix vint casser son élan : « Qu’elle est ton nom ? »
Sans attendre l’adolescent répondit : « Je suis Altayard l’Oublié »
« Si tu es oublié alors que ton nom le sois également trouves qui tu es vraiment ! » Avait renchérit la voix sur un ton autoritaire.
Altayard était pris entre mille tourmentes, qui était-il vraiment ? L’oublié était celui qu’on avait aimé et qui s’était exilé, il repensa a l’extase qu’il avait éprouvé en dérobant la bourse de tout ces passants, il faisait partie des Tire bourses comme on les appelait dans la ville, et il repensa a la douce chaleur des étoffes de laine que lui tricotait Annie dans son enfance, il couru vers le trou, tous retinrent leur souffle.
« Je suis le Tire-laine »
Et sa silhouette d’enfant disparut dans le trou noir.
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MessageSujet: Re: La vie d'une ombre.   La vie d'une ombre. Icon_minitimeMar 5 Juil - 14:42

L'ombre du passé.

Le sol était doux, mais il ne voyait rien, l'atmosphère était chaleureuse mais il frissonnait, que pouvait bien être cet endroit.
Il tenta d'ouvrir les yeux pour la quatrième fois depuis qu'il avait touché ce sol étrange mais il du se rendre a l'évidence.

*Mes yeux sont déjà ouvert*

Il se leva, hésitant le sol bougeait sous ses pas son genoux se plia, s'élança le plus loin possible mais il ne rencontra rien d'autre qu'une nouvelle fois le vide, le sol se dérobait a présent sous les pas du voleur et une nouvelle fois, il chuta, il prenait de la vitesse, mais ne pouvait crier.

*Mais où suis-je tombé?*

Le choc fut douloureux, la tête du garçon ricocha sur le sol mais il ne s'avoua pas vaincu, il s'appuya sur son genou, se donnant l'impulsion d'élancer son corps et se mettre sur deux jambes.

"Y a quelqu'un" Se risqua-t-il après avoir sondé les environs opaques.
"Oui !" Répondit une voix

L'adolescent tressaillit.

"Qui es-tu ?" Repris la voix.
"Altayard..."
"Mauvaise réponse"

Soudain une lumière aveuglante envahit tout l'espace, Altayard recula se cachant les yeux et ne fit pas arriver le bâton qui visait ses cotes déjà meurtries par la chute, il s'effondra, se tenant les cotes, le bâton avait fait mouche.

"Première leçon, tu ne t'appelles plus ! L'on te surnomme" Avait lancé l'homme.

Tout ce que l'adolescent voyait était les pans d'une toge noire ébène mais la douleur ne lui permettait pas de lever les yeux.

"Comment t'appelles-tu" Avait reprit la voix
"Je ne m'appelle pas, ne croyez pas que je me présente" Avait lancé dit avec difficulté le garçon qui se tenait les côtes, l'homme réarmait son bâton.
"Je ne me présente pas mais appelez moi...Tire-laine"
Il vit une main passé devant lui et la lumière disparu aussitôt.
"Suis moi il est tant que tu comprennes la véritable force des ombres"

Il prit la main de l'homme et ils marchèrent sans bruit, l'homme semblait pouvoir voir dans cette brume sombre et opaque, le garçon ne distinguait rien.

"Dors, demain, nous commencerons ton enseignement" Dit soudain la voix tout en entraînant l'adolescent vers ce que le garçon supposait être un matelas.
Il sombra dans un sommeil réparateur sans même poser de questions, lorsqu'il se réveilla, l'univers qui l'enveloppait semblait être plus clair, il distinguait vaguement quelque forme, il entendit que quelque chose se dirigeait vers lui, il tendit sa main pour se protéger et sa main fut mise en contact d'un morceau de bois.

"Que dois-je faire ?" Questionna-t-il.
"Survivre, répondit la voix, approche, suis ton instinct."

Altayard hésitait, ne sachant trop si ces paroles étaient des plaisanteries, la douleur qui logeait dans ses cotes lui rappela qu'il n'était pas ici pour vivoter comme il l'avait fait depuis longtemps.
Il saisit son bâton a deux mains, le mettant devant lui pour tenter de se protéger quelques peu, les réflexes qu'il avait acquis dans la foret ne lui serait sûrement pas inutile.

"Où êtes-vous ?" Demanda le garçon alors que la peur lui tiraillait les entrailles.
"Ne parles pas ! Survit !" Il entendit l'air se fendre et mis son bâton vers l'avant tout en fermant les yeux, le choc fut terrible, il manqua d'être déstabilisé.

"Je ne veux pas vous tuer" Avait lâché le garçon au bord des larmes.
"Arrête de parler l'ombre est partout elle voit tout mais ne dit jamais rien SOIS l'ombre"

Le bâton fut relancé, les tibias du garçon encaissèrent le choc, il serra les temps.

*Si je ne suis qu'une ombre, je dois pouvoir me confondre avec elle*

Il se dirigea loin de la précédente attaque et enleva sa son habit, a présent nu il ne ressentit pourtant pas la pudeur a laquelle il était habitué.
"Approche" Cria-t-il
Il tendit le bâton le plus loin possible de lui et se déplaça de quelques mètres, le vêtements fut touché et manqua d'emporter avec lui le bâton, seul moyen de défense de l'apprenti, il ne perdu pas de temps, lançant de toutes ses forces le bout de bois vers son tuteur un sourire s'afficha sur ses lèvres lorsqu'il entendit une toux sèche percé la salle.
"Impressionnant" Dit l'homme et la lumière ébloui de nouveau le garçon qui se sentit tombé et l'homme avançait vers lui, lui prit la jambe et une douleur atroce lui parcouru le tibia, il comprit en regardant l'angle étrange que formait celui-ci qu'il était cassé.

"Pourquoi?"Avait crié le garçon qui se tenait la jambe.
"Parce que tu peux apprendre a te servir de tes alliés, mais le mieux est d'utilisé l'allie de l'ennemis contre lui, tu dois te faire des alliés sans trop compté sur eux Tire-laine, tu es seul, l'ombre peut être ton amie mais la lumière est ton ennemie alors prend garde"

Une étrange aura sortit de la main de l'homme, pour la première fois, celui qu'on appelait Tire-laine vit le visage de son mentor, il était blanc comme la mort, ses yeux étaient d'un rouge terrifiant et de long cheveux argents coulaient avec grâce sur ses épaules, il sentit que son Tibia ne lui faisait plus mal et il pu se remettre debout.

"Je part pour trois jours, à mon retour tu devras être près"Avait dit l'albinos après un moment de flottement
"Etre prêt a quoi? "Avit questionné le Tire-laine
"Prêt à assumer ton destin et à maîtriser tes émotions"
"En trois jours ? Mais c'est peu !"

L'homme ne répondit rien et partit.
Le Tire-laine ferma les yeux et s'assit sur le sol, il partit puiser dans son imagination le pire ennemis qu'il pourrait avoir, il médita ainsi de longues heures, ou peut être n'était-ce que quelques minutes, tout ce ressemblait dans ce monde. Soudain, il sentit une présence a ses cotés, il avait dompté les ombres il ouvrit les yeux, tout lui semblait clair a présent, il faisait ici comme en plein jour sauf que les couleurs n'existaient presque plus, il regarda dans la direction de l'être qu'il avait lui-même crée, il recula sous le choc.
La, devant lui se dessinait la silhouette d'Annie, elle ne portait aucune armure mais plusieurs couteaux et armes étranges, il recula essayant de faire disparaître l'ombre qu'il avait crée mais rien ni fit, elle avançait, un sourire cruel cloué aux lèvres, le Tire-laine essaya de trouver l'arme avec laquelle il pourrait le mieux se défendre et une rapière se matérialisa dans sa main, une fois encore il avait dompté les ombres a sa guise, cette nouvelle apparition il entreprit de triompher de son adversaire.
Il courut vers son adversaire et alors que celui-ci lançait un couteau dans sa direction le Tire-laine disparut soudainement et se retrouva derrière son adversaire lançant sa lame a la rencontre du coeur de son adversaire, la reproduction d'Annie dévia la lame de l'apprenti voleur mais celle-ci se logea quand même dans l'épaule de l'ombre.
L'ombre modelée cria soudain, le garçon recula, mais la sombre femme commençait une danse de la mort munit semblait-il de mille petites lames acérées, le garçon parait incroyablement bien, parant instantanément les coups qu'on lui lançait, ce fut son tour de lancer l'assaut, il joua de taille et d'estoc, les yeux figé sur son adversaire dans un agilité presque surhumaine, mais l'ombre fut plus forte et une lame vint lui trancher le visage, il s'effondra sur le sol, l'ombre a apparence humaine se rua sur lui, la lumière revint dans ces lieux mais l'ombre atteint son corps étendu sur le sol, il ferma les yeux ne sachant quoi penser que lui réservait l'avenir s'il s'étendait plus loin qu'aujourd'hui ?
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MessageSujet: Re: La vie d'une ombre.   La vie d'une ombre. Icon_minitimeJeu 1 Sep - 14:49

L’enseignement.

Altayard ouvrit les yeux : il n’y avait que du noir, depuis combien de temps était-il allongé là ? Il ignorait tout de ce qu’il s’était passé hier.
« Lève-toi ! » Dit une voix qui était relativement familière à l’adolescent.
« Lève-toi ! »
L’apprenti voleur prit appui sur ses bras et sentit une vive douleur s’éveiller en eux.
« Lève-toi ! »
Rien n’y faisait, ses muscles ne lui obéissait plus, il tenta de se rouler sur le coté mais s’effondra sur le sol.
« Faites revenir la lumière ! »Supplia-t-il en tentant désespérément de trouver quelque chose sur laquelle il pourrait prendre appui.
« Non, lève-toi ! »
Apres un effort quasi surhumain, le garçon réussit a se mettre sur ces jambes.
« Que m’est-il arrivé ? »Questionna-t-il
« Le passé est fait pour améliorer le présent sans lui nuire, tu ne le sauras jamais ! Suis moi »
L’élève ne comprenait pas ce que désirait lui dire son maître, il passa une main sur son avant bras et sentit le sang coagulé sur les plaies qu’il avait sûrement dû subir sans ajouter un mot, il s’enfonça dans la nuit, guider par le son des pas de son maître.
« Première règle, ne te fie jamais a personne ! » Avait soudain lancé le maître.
Et l’adolescent n’entendit plus un seul bruit de pas, il était perdu au milieu des ténèbres.
« Fait de ton ennemis un allier »Se rappela l’apprenti.
Il s’assit au milieu des ombres attendant que ses yeux se soient habitués à la pénombre et quand cela fut chose faite, il se remit en marche.
Il voyait dans la nuit comme en plein jour, il ne comprenait pas ce qu’il se passait, ce n’était pas de la lumière qu’il voyait, la lumière qu’il connaissait rendait les objets gris clair et attirant, il voyait en gris foncé, dans une atmosphère pesante et lourde, il distingua la silhouette de son mentor et s’approcha de celle-ci.
« Bien, tu es a présent un véritable allié a notre cause, tu manies les ombres avec difficultés mais tu sais voir a présent a travers elle dans un temps relativement cour…passons a l’apprentissage brute »
Il tendit un bâton à son élève, celui-ci recula.
« Je n’ai pas la force maître. »Dit l’apprenti.
« Tu devras la trouver, prend ! » Lâcha derechef le mentor
L’élève s’exécuta comme à son habitude et se mit en garde.
« Premièrement, sache que l’ombre réserve bien des mystères mais qu’il te faut les dompter pour survivre »
Le tire-laine sentit le sol se dérober sous lui et fit qu’il n’y avait plus que des poutres sur lequel il pouvait marcher.
« Il te faut apprendre a modeler des ombres pas seulement a l’image de ce que tu as connais ou ce que tu connais mais également aller puiser dans ton imagination. »
La fatigue prenait possession des membres du voleur, il avait de la peine à tenir sur ses jambes et même si l’arme était relativement légère, ses bras étaient lourds.
« Deuxièmement, attaque ton adversaire quand tu es sur de gagner, l’ombre est faites pour ceux qui n’ont pas la folie de se lancer a corps perdu »
Le maître étendit son bras et lança son bâton vers la tête de l’adolescent, celui-ci esquiva et vit le bâton passé à moins d’un centimètre de son visage.
« Mais c’est déloyal, le faucon attaque sa proie en hauteur mais celle-ci reste au moins toujours sur ces gardes lorsqu’elle sort de son trou. » lança le Tire-laine
« Et l’homme attaque le faucon a près de cent pas de lui et le transperce d’une flèche pour après se dire brave d’avoir tuer 20fois plus petits que soi ! » Lui répondit son maître.
« Mais ce même combattant peut déjà avoir vaincu mille ennemi et ce en se montrant est-ce pour cela qu’il s’est fait tuer ? Ce n’est que le juste part des choses ! »
Le voleur se déplaça, craignant un coup de la part de son tuteur.
« Il ne suffit que d’un être plus fort que lui, la vie est un jeu tire-laine un jeu ou personne n’est mauvais perdant puisqu’il n’y a aucun gagnant »
« Comment pouvez-vous affirmer cela vous qui vivez depuis des siècles ! »
Un silence s’abattit soudain sur la pièce, le maître baissa sa garde mais l’apprenti plia ses genoux et sauta vers son maître brandissant son bâton qu’il tenta d’abattre vers la tête de son instructeur.
Mais l’arme fut bloquée par la main décharnée du mentor
« Comment sais-tu cela ? »Questionna-t-il d’une voix tremblante.
« J’ai questionné les ombres, elles savent tout de vous ! Car vous êtes un elfe noir, vous avez voué votre vie à leurs causes et elles vous en sont reconnaissantes mais mes idéaux font qu’elles désirent me voir partir, ce n’est pas parce que je désirais apprendre que je suis resté en vie contrairement a ce que vous pensiez. »Répondit le garçon au bord des larmes.
« Alors pourquoi vis-tu enfant des ombres ? »
« Je ne vis que pour revoir le soleil se lever a nouveau a l’est des monts, pour sentir sur ma peau sa douce chaleur et pour prouver mon talent et risquer ma vie comme un brave ou comme un fou je reste en vie pour vivre simplement. »
« Très bien, je vais donc t’enseigner tout ce qu’il te reste à savoir, les ombres désirent te voir partir mais elles t’aideront comme elles l’ont promises au grand maître. »
L’elfe noir lâcha le bâton de l’adolescent et reprit les siens.
« Les ombres sont modelable uniquement par la pensée » Commença-t-il.
« Mais ce n’est pas seulement ton esprit que tu dois contrôlé mais aussi celui de ton adversaire, si tu désire faire voir un dragon voit le d’abord et fait en sorte que ton ennemi se l’imagine. »
Le tire-laine entendit quelque chose derrière lui et se retrouva nez a nez avec une ombre modelée a l’image d’un troll qui brandissait haut sa massue.
« Je ne peux altérer l’esprit d’un être qui n’en a pas ! Maître que dois-je faire ? »
« Utilise les ombres mon jeune ami »
Le garçon fixait l’ombre de près de 5mètres, tendant de s’imaginer triomphant de cette adversaire.
« S’il est fait d’ombre, je peux le détruire sans même le touché »
La massue descendit vers sa tête et un craquement assourdissant retentit, le troll restait debout regardant la place ou s’était tenu son ennemi.
« Je suis désolé mon ami, les idéaux n’ont pas leur place dans les traditions espérons que les dieux t’acceptent. »
Le mentor secoua la tête, il n’avait pas voulu tuer son élève, mais la décision avait été prise, il ne pouvait pas aller a l’encontre du conseil, il se dirigea vers l’entrée de la caverne se situant a près de 5kilometres plus haut, le soleil devait se coucher a présent du moins si ses calculs étaient exact.
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MessageSujet: Re: La vie d'une ombre.   La vie d'une ombre. Icon_minitimeJeu 1 Sep - 14:50

Le début d’une vie.

Le maître regardait la lune dans les cieux, un pincement lui torturait les entrailles.

« J’ai tué mon élève, j’ai tué un être inférieur en puissance que moi, qui suis-je ? » Demanda-t-il à l’astre de la nuit.

« Vous n’avez tué personne maître, et je ne suis nullement inférieur à vous ! » Répondit une voix tremblante derrière lui.

Le maître se retourna et écarquilla ses yeux, il pensait que les ombres lui jouaient un tour mais il dû se soumettre a la réalité : Son élève était vivant.

« C’est un honneur d’avoir eu un elfe noir comme maître, commença le tire-laine, je n’aurais jamais penser en rencontrer un, et voila que je me rend compte que je fut dupé par cette race. »

« Tu ne comprends pas, les décisions ne viennent pas de moi mais du haut conseil des ombres, je dois t’exécuter tu es dangereux pour eux » dit d’une voix tremblante l’ancien maître du voleur.

« Je me ferrais discret, j’utiliserais le savoir que vous m’avez transmis pour survivre je changerais de nom, le tire-laine n’est pas un nom je serait l’oublié, si je ne peux survivre en gardant mes idéaux, je vivrais en me pliant aux ombres sans jamais faire quelque chose de contraire a l’ordre laissez moi partir maître ! Vous n’avez qu’une chose à faire »

Les larmes se créaient des sillons parmi la crasse qui siégeait sur le visage du jeune homme.

« Dire a l’ordre que je ne suis plus de ce monde, je ne pourrais survivre si vous m’attaquez mais je vivrais si vous me laissez de quoi passer. »

Le maître ne dit rien, et disparu dans les ombres comme il avait coutume de le faire, laissant Atayard seul face a la nuit, il partit se réfugier dans la forêt qui se tenait au pied de la montagne, il se trouva une place en haut d’un arbre et retrouva une impression depuis longtemps perdue, une impression de liberté, il tourna son regard vers l’éclat d’argent qui perçait la cime des arbres.

« Ho nuit que tu me semble belle
L’obscurité à tenter de m’avoir
Mais me voici, devant l’éternel
Je fais serment, d’oublier le noir »

Et c’est sûr ce vers qu’il sombra dans un profond sommeil, où ses tourments se mêlèrent à ces espérances, alors que s’étendait sous ses pieds les vastes plaines qui ne demandaient qu’a être conquissent.
Il se réveilla vers midi, son dot meurtri par la nuit passé dans les arbres, recroquevillé sur lui-même, un carrosse passait a ses pieds, il prit conscience qu’il avait horriblement faim, c’était sa chance, il devait réussir a prendre les bijoux de ces femmes, deux gardes protégeaient la voiture, tractée par deux superbes tarpans.

« Je n’ai pas d’arme comment pourrais-je les vaincre alors qu’ils sont en armure et ont presque une arme pour chaque doigts » Se questionna-t-il lui-même.

Il sauta en bas de son arbre, et suivit a moitié plié sur lui-même le carrosse, il lui fallait agir vite, il couru, se jeta en dessous du véhicule et s’agrippa aux arbres de direction, il lui faudrait tenir ainsi un bon moment, mais il atteindrait la ville plus vite, et réussirait peut-être à voler quelques petites choses a ces guerriers.
Ils s’arrêtèrent près d’une ferme, il lâcha prise et s’écroula sur le sol, il ne sentait plus ses bras, il vit descendre les hommes d’armes et se diriger près des fermiers, pour leur demander d’abreuver les chevaux, l’un d’eux, se retournant, remarqua le garçon.

« Y a un gars en dessous du carrosse ! »
« Bouge pas ! Ou je te ferrais regretter le jour où tu es venu au monde. »

Le tire-laine n’opposa aucune résistance, il regardait ses pieds en souriant, rêveur.

« Je crois que j’ai déjà regretter suffisamment le jour de ma naissance » Constata-t-il pour lui-même.

On le mit a terre, le questionnant sur ses origines, pensant que la vérité serait son meilleur atout, il avoua toute l’histoire mais fut torturer pour fabulation et emmener en temps que prisonnier, obliger de trainer le pas derrière le carrosse.
Apres 10 kilomètres de marche, il leva les yeux, implorant le ciel de lui faire la grâce d’une flèche entre les deux yeux, mais il croisa le regard féminin d’une personne siégeant dans le carrosse, ce regard n’était pas compatissant, mais il lui redonnait de la force, cette femme le voyait telle qu’il était, ni meilleur, ni pire, elle le voyait comme un garçon égarer, perdu dans une réalité qui, bien que réelle ne pouvait être vraie, elle l’estimait.
Et ce fut ce regard qui porta les pas d’Altayard sur les lieues qui suivirent le voyage jusqu’en ville, là il fut emmener auprès du maire de la ville, les mains liés alors que ses bras n’avaient plus de force, ses pieds ligotés alors qu’il n’avait plus la force de marcher.

« Comment t’appelles-tu ? » Commença le maire.

Le tire-laine était tombé a genoux sous son propre poids, il trouva la force de relever la tête, et nargua le maire d’un sourire en coin.

« Je ne m’appelle pas, seul les fous s’appellent eux-mêmes ! » Répondit-il serrant les dents se préparant a recevoir une nouvelle salve de coups de pieds, qu’il reçu sans ménagement.

« Es-tu espion ? »Recommença le maire
« Comment voulez-vous que je sois espion alors que je n’ai aucun royaume, je suis telle l’ombre, je suis perso mais personne ne peut avouer me connaître » Renchérit le voleur qui s’éloignait de la raison alors que les coups filaient dans ses côtes.

« Tu n’es pas un rebelle, tu cherches a mourir voila tout pourquoi ? Dis-moi ? Qu’elle traitement peut bien avoir été infligé a un homme pour qu’il soit dans ton état »

« Le même traitement que celui dont vous me faîtes l’honneur » Ricana Altayard qui n’attendrait plus qu’une dernière foulée de coups de pieds pour rendre l’âme, une fois pour toute.
Le maire retint ses hommes et ordonna à ses hommes de l’envoyer en cellule, la solitude lui délierait peut-être la langue.
La prison fit perdre la raison, l’absence de liberté qu’il avait connu sous la montagne le rendait malade, il saisissait ses barreaux mais ils ne cédaient pas, jusqu’où la folie aurait pu le posséder ? Mais ces yeux revinrent le trouver, cette fille dans le carrosse, elle venait a nouveau vers lui.

« Bon…bonjour » Le salua-t-elle.
Le tire-laine la regardait son savoir quoi dire, il devait sortir d’ici s’évader loin de tout ça, prendre un nouveau départ, mais il avait besoin d’argent et devait oublier ce sentiment qu’il avait déjà ressentit quelques années plus tôt.
« Je m’appelle Audrey, et toi qui es-tu ? »
« Je ne sais plus…qui je suis »
« Altayard, c’est toi je le sens, je le sais »
« Audrey ? Du monastère ? Libère moi, j’étouffe dans ces barreaux, Audrey, laisse moi te prendre dans mes bras, un baiser c’est tout ce que je demande, je dois t’oublier car j’ai besoin d’oublier mon passé »
« Altayard, je ne peux pas ! »
« Ne m’appelles plus Altayard, je ne suis plus le garçon que tu as connu, son courage s’est perdu dans l’ombre, seul lui est resté une infime partit de cœur mais dont j’ignorais a qui elle appartenait mais je m’en souviens maintenant, mais Altayard est oublié, je ne m’appelle pas car je ne suis pas fou, appelle moi Tire-laine libère moi je t’en supplie »

Elle ne su pourquoi elle tourna la clef par trois fois et au troisième déclic, elle vit le garçon s’évaporer parmi les ombres.
Les ordres des gardes fusaient de tout cotés, gueulant des ordres de recherches sur un garçon squelettique, la nuit était tombée et ils ne l’avaient toujours pas trouvé, mais lorsqu’elle ouvrit son tiroir pour y déposer ses bijoux elle trouva une lettres pliées alors que tout ces bijoux avaient disparu, elle pouvait y lire :

Les nuages étaient là
Me cachant du soleil
J'étais bien comme ça
Mais une merveille

Trouva la porte
De mon coeur
Et fit en sorte
D'ouvrir la fleur

Fleur depuis longtemps
Oubliée dans moi-même
Présente dans mon sang
Et maintenant, je l'aime

J'aime cette merveille
Ça fait déjà longtemps
Elle hantait mon sommeil
Alors que j'étais enfant

Cette merveille c'est toi
Même sans te connaître
Je t'aimais déjà, comme ça
Je n'étais plus le maître

Le maître de mes émotions
Et puis voila que je te vois
Je me pose des questions
Et j'espérais chaque fois

Et voila que mon voeux
Pourtant resté secret
Est exaucé, merveilleux
J'ai rêvé qu'on s'aimerait

Comme deux enfants
Egoïste envers le nous
S'aimer, si simplement
Et le reste on s'en fou

Voila mon amour
Tout est avoué
Ce n’est pas un tour
Joué à l’être aimer

C’est une confidence
Fait dans l’espérance
Un peu dans l’ignorance
Avec un peu d’élégance

Mais je dois t'avouer
Même sans grand talent
Ces mots je te les soufflerai
Des milliers de fois par an

Je t'aime Audrey.

Altayard l’oublié

Ps : Je m’excuse pour vos bijoux douce dame mais je doit reprendre une nouvelle vie, jamais plus je n’aimerais comme je vous ai aimer je vous prie de m’excuser.

Et c’est alors qu’une larme coulait sur le papier et déformait l’encre noire jetée sur le papier qu’une ombre s’avançait dans l’armurerie et trouvait une arme a sa convenance, il chercha le regard de sa belle dans la nuit, en vain, il ne trouva que les ombres son paquetages sur son épaules, il avança dans les plaines, mordant un pignon de pain a pleine dent, oubliant son passé, il garderait le nom de Tire-laine mais ne serait plus le même, on le connaîtrait sûrement comme un voleur emplit d’idéaux sans queue ni tête mais peu lui importait, il était libre a présent, son passé était semé de regret qu’il aurait voulu comblé le plus grand était de n’être resté au près d’Audrey qu’il avait aimer depuis le début sans s’en rendre compte.
Il voyagerait de nuit pour le moment, et vivrait de sa poésie de sa ses talents de cleptomane pour l’instant jusqu'à ce qu’il trouve un destin plus honorable, un destin comme le désirait l’Altayard qu’il était, un destin impossible a avoir mais qu’il tenterait jusqu’au bout d’atteindre.


FIN
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