Taverne de l'imaginaire

[Laissez votre imagination vous guider au travers des différents jeux de rôles mêlant passé, présent et futur]
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Derniers sujets
» Discussion sur le jeu
Lun 3 Déc - 19:42 par Isabelle Soraia

» Sortie de gauche
Sam 30 Juin - 2:56 par Tom

» Sombre recoin
Mar 26 Juin - 11:24 par Céli

» Perdu dans les profondeurs
Mar 19 Juin - 8:42 par AGSHYL

» Lîle, au fil de l'eau
Jeu 14 Juin - 18:06 par MJ'

» Dans les souterrains
Mer 13 Juin - 23:28 par Kheira Cruz

» Dialogues RP => Extension au RP de L'île
Mer 13 Juin - 21:38 par Monsieur Mike

» Tunnel de droite ..
Dim 10 Juin - 14:56 par Tom

» Nos absences
Sam 9 Juin - 9:56 par Lynn


Partagez | 
 

 La colère d'Ezekiel

Aller en bas 
AuteurMessage
Ezekiel
Elfe Maudit
avatar

Nombre de messages : 13
Date d'inscription : 29/07/2005

MessageSujet: La colère d'Ezekiel   Mer 21 Sep - 11:16

Un battement de porte brutal vient tirer le jeune elfe de son sommeil. Réveillé en sursaut, il s’assoit dans son lit, se frotte les yeux et tente de reprendre ses esprits. Quelle heure est-il ?

Il s’approche de la fenêtre et constate que la lune est encore haute dans le ciel, trop tôt pour que sa mère se lève…

Des pas dans l’escalier, Ezekiel reconnaît la démarche titubante de son père. Quelques heures plus tôt, il était sorti pour partager comme à son habitude les tonneaux de vins de la taverne voisine en compagnie de soûlards de son espèce. Apeuré, le jeune garçon court vers son lit et n’a que le temps de ramener le drap sur lui que déjà la porte de sa chambre claque contre le mur. Son père s’approche, il est ivre, encore… L’haleine alcoolisée de son géniteur l’écœure. L’homme se penche sur lui et l’observe. Il ne bronche pas, il sait, il sait que s’il l’ouvre un œil, le cauchemar recommencera, encore…Alors il attend, terré dans son lit comme une bête traquée sur qui on a lâché les chiens… Les secondes lui paraissent des heures… puis vient la délivrance, le bruit de la porte qui se referme, enfin, il est parti.

Le jeune garçon rouvre les yeux, libéré, cette fois, il y a échappé, mais pour combien de temps… Il se lève sans un bruit et s’approche du miroir. L’image de son dos le fait frissonner, les coups de ceintures le font encore souffrir, les plaies sont encore fraîches…

Les pas reviennent, le clouant sur place, il voudrait s’enfuir mais ses jambes sont paralysées. Les yeux rivés sur la porte, il attend la sentence… mais rien, a part un léger frottement sur la porte qui vient troubler le silence de la nuit. La porte ne s’ouvrira pas, elle ne s’ouvrira plus…

Un cri strident sort le jeune garçon de sa torpeur. D’autres cris viennent troubler le calme pesant de la maison. Ezekiel reconnaît les plaintes de sa mère, il les a souvent entendues, battue pour avoir pris sa défense.
La voix de son père vient couvrir les pleures de la jeune femme, il appelle à l’aide. Bientôt des bruits pas, suivis de rires sordides. Ces voix, il ne les connaît pas… Paralysé par la peur, il se laisse tombé à genoux au sol, se prenant la tête entre les mains, semblant vouloir faire taire à jamais ce vacarme.

********************************


Derrière la porte de sa chambre, les trois hommes maintiennent fermement les mains de la jeune femme. Bientôt, ses poignets deviennent bleus. Son mari lui hurle de se calmer mais c’est impossible. Maintenue allongée sur sont lit, elle pleure, crie de douleur. Il lui assène un violent coup de poing dans le ventre, le souffle coupé, les cris s’étouffent d’eux même. Elle voudrait se recroqueviller mais ses agresseurs l’en empêchent. L’attrapant par les bras, son mari l’oblige à s’asseoir et la jette sur son épaule comme un vulgaire sac de grain. Elle ne peut plus bouger, paralysée par l’angoisse et la douleur.

Il descend les escaliers, la tête de la jeune femme heurte le mur à plusieurs reprises. Derrière eux, les deux autres les suivent de très près, jetant leur regard lubrique sur le corps inanimé. Arrivé dans la cuisine, il lâche sans ménagement le corps meurtri de sa femme sur la table. Les rires gras de ses deux acolytes fusent à chaque réflexion, plus graveleuse l’une que l’autre.

La tête se balance sur le bord de la table, poupée de chiffon à peine vivant. En quelques minutes, elle est attachée en croix sur la table, les liens sont si serrés que ses poignets et chevilles saignent sous les agressions de la corde. Le regard triomphateur d’un des deux ivrognes se pose avec envie sur son corps.

« Chienne, ton mari nous à dit que tout ce qui était à lui était à nous, crois-moi ce soir, tu auras deux nouveaux amants. »

Il ajoute en remontant sa main de long de sa cuisse.

« Tu n’oublieras jamais cette nuit, jamais… »

Dans un geste brutal, il arrache ce qui restait de la chemise de nuit, dévoilant le corps nu. Elle ne bouge plus, absente de cette scène si surréaliste, détachée. Ce n’est pas elle qu’ils meurtrissent, ce n’est que son corps, son âme semble déjà loin.

L’autre se rapproche de son visage, une bouteille à la main.

« Tu vas bien trinquer avec nous… »

Sans attendre, il l’attrape par les cheveux et lui enfourne le goulot dans la bouche. Le corps de la jeune femme semble pris de spasmes, elle suffoque, ses membres se raidissent, son corps s’arque boute. Le liquide coule le long de ses lèvres, rejeté par cette bouche violée qui ne parvient plus à avaler.

********************************


A l’étage, le jeune garçon sort de sa torpeur, comme possédé par une force qu’il ne contrôle plus. Tel un pantin, il se jette sur la porte et la secoue de toutes ses forces, frappe violemment, se jette dessus. Le vacarme est assourdissant mais l’alcool et l’attrait de ce corps offert malgré lui plongent les trois hommes dans une cécité complète.

La chaise qui bloque la porte finit par basculer sous ses assauts répétés et la porte s’ouvre enfin. Le jeune elfe dévale les escaliers et entre dans la cuisine. Trop tard…

La scène qui se dévoile à lui est d’une violence effroyable. Face à lui, les trois hommes le regard en riant, heureux de leur barbarie. Dans un ultime spasme, les muscles de sa mère se bandent à l’extrême, une dernière fois. Sans vie, le corps inerte retombe sur la table dans un bruit sourd.

Le jeune garçon se met à trembler, conscient de l’horreur, sa mère n’est plus…

Ses yeux ne sont plus peur mais colère. Sa bouche se crispe de douleur, il voudrait hurler mais les sons ne sortent pas. Pris de démence, il se rue sur l’homme le plus proche, lui arrachant son poignard. Fluet et agile, il esquive les mains maladroites du deuxième et se jette sur son père. L’attaque et si brutal que l’ivrogne n’a pas le temps d’esquisser le moindre mouvement.

Ezekiel s’arrête devant lui, le regard criant de douleur. L’homme essaie de s’avancer vers lui mais ses forces le quittent, il titube et tombe à genoux, mains sur la gorge. Déjà, le sang perle entre ses doigts. Tel un porc que l’ont vient dégorger, il s’effondre sur le sol, baignant dans son sang.

L’elfe contemple son œuvre quelques instants puis se retourne vers le fond de la pièce. Personne, pris de panique, craignant de subir le même sort, ils se sont enfuis, laissant le froid nocturne pénétré la pièce.

Il lâche le poignard et s’approche du corps inanimé de sa mère. Posant sa main sur le visage ensanglanté, il ferme à jamais les paupières rosies.

« Il ne te fera plus jamais souffrir maman, plus jamais… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ezekiel
Elfe Maudit
avatar

Nombre de messages : 13
Date d'inscription : 29/07/2005

MessageSujet: Re: La colère d'Ezekiel   Mer 21 Sep - 12:46

Les rayons du soleil pénètrent lentement par la porte restée ouverte sur la rue. Depuis des heures, je n'ai pas bougé, le regard fixé sur le corps de ma mère. Mes traits se sont détendus, et c’est le visage presque apaisé que je sors de la maison. J'avance de quelques pas et m'assoit sur les marches de l’entrée.

La vie reprend ses droits dans la rue. Les uns après les autres, les volets s’ouvrent, les marchands arrivent avec leurs étalages. Un brouhaha prend possession des lieux ou la joie de vivre des habitants contraste avec ma douleur.

Un cri strident retentit brutalement, une femme vient de voir mon état. Le pantalon maculé de sang, les larmes perlant sur mes joues. Très vite la foule se masse devant la maison, curiosité malsaine...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Savage
Langue pendue
avatar

Nombre de messages : 55
Localisation : Suivez les lignes bleues...
Date d'inscription : 27/08/2005

MessageSujet: Re: La colère d'Ezekiel   Mer 21 Sep - 12:47

Je sors de l'auberge, pour ma première nuit en ville. J'en viens à regretter le calme de ma forteresse, tant la nuit dans les villes est bruyante. Les gens rient, hurlent, crient, sans égard pour leurs voisins. Cela fait une journée que je découvre le monde librement et ce que je vois ne me plait guère.

Je pousse la porte derrière moi, pour ne plus voir le sourire carnassier de l'aubergiste sur mes formes naissantes. Un groupe s'est amassé devant la porte d'en face, bruyant comme toujours dans le monde des hommes. Je m'approche légèrement, et découvre la scène qui les fait tant parler. Un garçon d'à peu près mon âge pleure, couvert de sang.

Des hommes sortent de la maison devant laquelle il se tient, fous de rage. Ils saisissent le garçon durement, le traite d'assassin. Sont-ils donc vraiment fous? Un homme qui tue ne reste pas sur les lieux de son crime. La foule s'agite, me bouscule. Je joue des coudes, fixant l'elfe maltraité par les hommes. Ne voient-ils donc pas son âme, dénuée de cruauté? Je voudrais m'avancer, leur dire leur erreur, mais déjà, il l'emporte et la foule se presse, écran à mon intervention. Le jeune elfe lève la tête, ses yeux croisent les miens. Je me sens tellement impuissante devant ce regard emplit de tristesse. J’aimerai lui venir en aide, lui crier de ne pas se laisser faire, mais il se laisse emmener. Simplement, je lui souris, comprenant presque son geste.

Encore une personne montrée du doigt par les gens, encore une victime de l'insensibilité des hommes. Décidément, ce monde ne me plait guère...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ezekiel
Elfe Maudit
avatar

Nombre de messages : 13
Date d'inscription : 29/07/2005

MessageSujet: Re: La colère d'Ezekiel   Mer 21 Sep - 12:48

Un coup de pied dans le dos me fait basculer en avant. Des bras me serrent, les injures fusent, peu importe. Je suis déjà mort, mon cœur s'est arrêté cette nuit. Je sens un étrange regard se poser sur moi, je relève les yeux. Alors qu'on me frappe de toute part, elle me sourit.

Douce chaleur qui vient me réchauffer, son visage juvénile, si doux me fait presque oublier les autres. Je n'arrive pas à détacher mon regard, si elle savait...

On me jette à l'arrière d'une charrette. Les coups continuent de s'abattrent, je saigne mais ne souffre plus. Ses yeux me plongent dans un calme serein, il n'y a plus personne, juste elle et moi. Un violent coup sur la tête finit par avoir raison de moi, je m'effondre, inconscient.

Ce visage, je le garderai à jamais, j'aurais voulu lui expliquer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La colère d'Ezekiel   

Revenir en haut Aller en bas
 
La colère d'Ezekiel
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La colère.
» La colère d'un père
» Christian vs Ezekiel Jackson
» Nergal Vs Ezekiel Jackson
» Noyer sa colère dans l'alcool est tout un art voyons.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Taverne de l'imaginaire :: Archives du forum :: Role play général :: Les Aventures-
Sauter vers: